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Le ministre grec des finances Euclid Tsakalotos salue le rôle du Parlement européen dans le suivi des réformes

ECON Communiqué de presse - Affaires économiques et monétaires03-03-2016 - 11:25
 
Greek Finance minister Euclid Tsakalotos in ECON   Le ministre grec des finances, Euclid Tsakalotos, en commission des affaires économiques et monétaires - ©European Union 2016 - EP

Euclid Tsakalotos, ministre grec des finances, a salué l'implication accrue du Parlement dans le suivi du programme d'aide financière de la Grèce, lors d'une réunion mercredi sur le dialogue économique. "Nous avons besoin d'un intermédiaire honnête, représentant les divers avis des différentes perspectives politiques, afin d'examiner l'impact économique et social du programme", a-t-il dit, faisant référence au nouveau groupe de travail du PE sur les programmes d'ajustement macroéconomique.


Selon M. Tsakalotos, la stratégie de la Grèce est de finaliser l'examen actuel du programme en cours dès que possible, craignant que tout retard ne rende les réformes prévues, comme celles du régime de pensions, plus difficiles à faire accepter. "Les institutions ont quitté la Grèce le 5 février avec la promesse qu'elles reprendraient contact avec nous dans un délai de dix jours. Cependant nous attendons encore. Nous n'avons pas de temps à perdre", a-t-il expliqué. La Grèce négocie actuellement une nouvelle tranche d'aide financière.


Les demandes du FMI sur les pensions "ne sont pas raisonnables"


Les réformes des pensions représentent un sujet particulièrement délicat en Grèce. M. Tsakalotos a expliqué que les dispositions sur la retraite anticipée étaient en train d'être revues à la baisse et que le gouvernement travaillait actuellement en vue de fusionner 300 régimes de pension différents en un seul fonds général avec des règles communes pour tous. "Il s'agit d'une réforme radicale", a-t-il souligné. Il a critiqué le Fonds monétaire international (FMI) pour ses demandes de nouvelles réductions des pensions - les pensions représentant, selon le FMI, une partie trop importante des dépenses sociales en Grèce. "Le FMI doit se rendre compte qu'il est très difficile de changer ce système au moment où la récession touche le fond. Les pensions ont déjà été réduites onze fois, menant à une réduction de 40%. Et il faut être conscient du fait que les pensions représentent une forme de revenu familial en Grèce de nos jours. Nous espérons que le FMI se montrera plus raisonnable", a-t-il dit.


M. Tsakalotos s'est penché sur un éventail de réformes auxquelles est confronté son gouvernement. Il a souligné certaines divergences qui empêchent toujours un accord sur une nouvelle tranche d'aide financière. "Concernant le fossé fiscal, les institutions sont divisées. Le FMI demande l'adoption de mesures supplémentaires. Notre avis se rapproche de ceux du Mécanisme européen de stabilité, de la Commission et de la Banque centrale européenne. À ce stade, nous pensons que de nouvelles mesures seraient difficiles d'un point de vue politique et contreproductives d'un point de vue économique. Nous n'avons pas besoin de plus de mesures pro-cycliques pour le moment", a-t-il poursuivi.


Stratégie de développement dans un délai de deux mois


Interrogé sur les obstacles majeurs sur la voie de la croissance et de l'emploi, le ministre grec a déclaré que son ambition première était la réforme de l'administration publique "pour le bien de l'économie et des citoyens grecs". Cependant, "dans la stratégie de développement que nous présenterons aux institutions d'ici deux mois, nous ne nous cantonnerons pas à une seule idée. Nous devons améliorer la perception de l'impôt, accroître les liquidités pour les PME, et réduire les prêts non performants de sorte que le banques puissent à nouveau prêter de l'argent au lieu d'être des 'zombies'. Nous avons besoin de banques non systémiques comme Sparkassen et nous devons améliorer le secteur financier et les taux d'intérêt. Tous ces éléments se retrouveront dans la stratégie", a-t-il expliqué.


La crise des réfugiés en Grèce ne changera pas les objectifs de réformes du pays


Questionné sur les conséquences de la crise des réfugiés, M. Tsakalotos a déclaré que ses objectifs de réformes ne seraient pas modifiés en conséquence. "Néanmoins, si a posteriori on constate des effets négatifs, il faudra les reconnaître", a-t-il dit. Il a ajouté que le système de remboursement de la Commission européenne en faveur de la Grèce dans ce domaine était problématique, étant donné que les paiements arrivent souvent tard, "ce qui est difficile dans un pays avec des problèmes de liquidités". Il craint qu'en raison des faibles dépenses sociales en faveur du peuple grec, la crise des réfugiés ne fasse le jeu des partis d'extrême droite.


Sous la présidence de: Roberto Gualtieri (S&D, IT)

REF. : 20160302IPR16694
 
 
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