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Droits de l'homme: liberté d'expression au Kazakhstan, Giulio Regeni, RDC

Session plénière Communiqué de presse - Aide humanitaire / Relations extérieures10-03-2016 - 12:36
 

Le Parlement condamne la détérioration du climat pour les médias et la liberté d'expression au Kazakhstan, la torture et l'assassinat dans des circonstances suspectes du citoyen de l'UE Giulio Regeni en Égypte, et l'aggravation de la situation de la sécurité et des droits de l'homme en République démocratique du Congo, dans trois résolutions votées jeudi.


Liberté d'expression au Kazakhstan

 

Les députés se disent profondément préoccupés par le climat pour les médias et la liberté d'expression au Kazakhstan, où une forte pression sur les médias indépendants mène à la fermeture de certains, et à la détention, au placement sous enquête criminelle et à la condamnation à la prison de directeurs d'agences de presse et de journalistes. "La liberté d'expression pour les médias indépendants, les blogueurs et les citoyens est un principe universel non négociable", disent-ils soulignant que les autorités kazakhes doivent "veiller à ce que toute mesure visant à restreindre l'accès aux ressources en ligne repose sur le droit".


L'UE a un "intérêt majeur dans une relation durable avec le Kazakhstan sur le plan de la coopération politique et économique", souligne la résolution. Mais un approfondissement des relations politiques et économiques avec l'UE "doit être fondé sur des valeurs partagées et correspondre à un engagement actif et concret du Kazakhstan à mener des réformes politiques et démocratiques découlant de ses obligations et engagements internationaux", ajoute le texte.


Égypte, en particulier le cas de Giulio Regeni


Le Parlement européen condamne fermement les tortures infligées et l'assassinat dans des circonstances suspectes du citoyen européen Giulio Regeni, un doctorant italien de l'Université de Cambridge âgé de 28 ans, qui a disparu le 25 janvier 2016 en Égypte. Son corps, retrouvé le 3 février à côté d'une route en périphérie du Caire, a montré des traces de coups violents et les stigmates d'"une violence intolérable", selon le ministre italien de l'Intérieur. Les résultats des examens post-mortem effectués à la fois par les autorités égyptiennes et italiennes doivent encore être rendus publics.


Le cas de M. Regeni, qui effectuait des recherches au Caire sur l'essor de syndicats indépendants en Égypte durant la période postérieure aux présidences de M. Moubarak et de M. Morsi, et qui entretenait des relations avec des opposants au gouvernement, "n'est pas un incident isolé, mais s'est produit dans un contexte de torture, de mort en détention et de disparitions forcées à travers l'Égypte au cours des dernières années", ajoutent les députés, qui expriment leur profonde sympathie et leurs condoléances à la famille.


Les autorités égyptiennes doivent fournir à leurs homologues italiens "tous les documents et informations nécessaires pour permettre une enquête conjointe rapide, transparente et impartiale" et faire tous les efforts possibles "pour que les auteurs du crime soient traduits en justice au plus tôt", ajoute la résolution.


République démocratique du Congo


Les députés expriment une vive préoccupation au sujet de la détérioration de la situation sécuritaire et des droits de l'homme en République démocratique du Congo, où, depuis janvier 2015, des responsables de la sécurité et du renseignement congolais s'en prennent à des militants pacifiques, à des dirigeants politiques et à d'autres qui s'opposent aux tentatives visant à permettre au Président Kabila, au pouvoir depuis 2001, de modifier la constitution de manière à rester au pouvoir au-delà de la limite des deux mandats fixée par celle-ci.


Il est "de la responsabilité du gouvernement de prévenir tout approfondissement de la crise politique actuelle et toute escalade de la violence et de respecter, protéger et promouvoir les droits civils et politiques de ses citoyens, disent-ils.


Le Parlement européen invite les autorités de la RDC à se conformer à la constitution, et à garantir un environnement propice à des élections transparentes, crédibles et inclusives, prévues pour novembre 2016, qui "pourraient représenter une nouvelle occasion de transition démocratique du pouvoir" dans le pays.


Procédure: résolutions non législatives


REF. : 20160303IPR16950
 
 
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