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Turquie: le plan d'action commun sur les réfugiés ne devrait pas être lié au processus de négociation d'adhésion

AFET Communiqué de presse - Elargissement / Relations extérieures15-03-2016 - 17:35
 

La coopération UE-Turquie en matière de migration ne devrait pas être liée au processus de négociation d'adhésion à l'UE, dit la commission des affaires étrangères dans un rapport félicitant le pays d'abriter la plus grande population de réfugiés au monde. La Turquie reste un partenaire stratégique clé de l'UE mais les députés demandent des progrès dans le domaine de l'état de droit et des valeurs fondamentales ainsi qu'un dialogue politique plus structuré et fréquent sur les thèmes principaux.


"Non seulement le rythme global des réformes en Turquie a ralenti, mais dans certains domaines clés, tels que la liberté d'expression et l'indépendance du système judiciaire, on constate également une régression particulièrement inquiétante", a déclaré le rapporteur Kati Piri (S&D, NL). Dans ce rapport adopté mardi, "nous exprimons aussi nos craintes face à l'escalade de la violence dans le sud-est de la Turquie, une violence qui a entraîné le déplacement de près de 400 000 personnes dans le pays", a-t-elle ajouté.


"Délocaliser la crise des réfugiés vers la Turquie n'est pas une solution crédible à long terme pour résoudre le problème", expliquent les députés. Ils estiment que le plan d'action commun UE-Turquie sur les réfugiés et la gestion des migrations devrait être immédiatement mis en œuvre mais seulement "dans le cadre d'un programme de coopération global fondé sur une responsabilité commune ainsi que sur des engagements mutuels et leur concrétisation". De plus, "la coopération UE-Turquie en matière de migration ne devrait pas être liée au calendrier, au contenu et aux conditions du processus de négociation", mettent-ils en garde.


Recul marqué en matière de libertés fondamentales


La Turquie devrait lutter contre l'intimidation des journalistes sous toutes ses formes, demandent instamment les députés. Ils condamnent par ailleurs le contrôle illégal et violent de plusieurs journaux turcs et insistent sur le grave recul, ces deux dernières années, des libertés de parole, d'expression et d'opinion dans le pays, que ce soit en ligne ou non.


Afin de respecter l'attachement de l'UE à l'état de droit ainsi qu'aux libertés fondamentales, qui sont des valeurs européennes clés, des réformes sont nécessaires de toute urgence dans les domaines du système judicaire, de la justice, des libertés et de la sécurité, affirme le texte.


Processus de paix kurde


La commission des affaires étrangères appelle à un cessez-le-feu dans le sud-est de la Turquie et à la reprise du processus de paix. Elle invite instamment le gouvernement turc à endosser ses responsabilités pour relancer les négociations en vue de parvenir à une solution négociée, globale et durable de la question kurde. Le parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) devrait déposer les armes, abandonner les tactiques terroristes, et utiliser des moyens pacifiques et légaux pour exprimer ses attentes, ajoutent les députés.


Négociations sur la réunification de Chypre


Saluant les progrès considérables accomplis dans les négociations sur la réunification de Chypre, les députés se disent en faveur de l'évolution de la République de Chypre en une fédération bicommunautaire et bizonale "assortie d'une égalité politique entre les deux communautés et d'une égalité des chances pour tous ses citoyens". Ils invitent les deux parties à appliquer sans délai toutes les mesures conclues.


Prochaines étapes

 

Le vote en plénière à Strasbourg est prévu lors de la session d'avril.

REF. : 20160315IPR19449
Mis à jour le: ( 15-03-2016 - 18:00)
 
 
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