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Droits de l'homme: le pasteur Evan Mawarire au Zimbabwe, prisonniers politiques ukrainiens en Russie et la sénatrice De Lima aux Philippines

Session plénière Communiqué de presse - Aide humanitaire / Développement et coopération / Relations extérieures16-03-2017 - 12:11
 

Le Parlement déplore l'arrestation du pasteur Evan Mawarire et la violence politique contre les défenseurs des droits de l'homme au Zimbabwe, appelle à la libération des Ukrainiens illégalement détenus en Russie et exhorte les Philippines à libérer la sénatrice Leila M. De Lima, défenseure des droits de l'homme, dans trois résolutions adoptées jeudi.


Zimbabwe, le cas du pasteur Evan Mawarire


Les députés déplorent l'arrestation d'Evan Mawarire, pasteur et défenseur des droits de l’homme qui a été arrêté le 1er février 2017 à l'aéroport de Harare, à son retour au Zimbabwe après un exil forcé. Le pasteur Mawarire, dont le mouvement social indépendant #ThisFlag a catalysé la frustration des citoyens envers le régime de Mugabe lors des manifestations de l'an dernier contre l'inaction du gouvernement contre la corruption, l'impunité et la pauvreté, pourrait être condamné à 20 ans de prison pour avoir déstabilisé le gouvernement et incité à la violence publique. Ces "charges retenues contre lui pour des raisons politiques doivent être intégralement levées", exhortent les députés européens.


Le Parlement se dit profondément préoccupé par les rapports des organisations de défense des droits de l'homme faisant "état d’actes de violence politique ainsi que de restrictions et d'intimidation à l’encontre des défenseurs des droits de l'homme au Zimbabwe" et demande au gouvernement du pays de respecter les droits de tous les citoyens zimbabwéens, notamment les libertés d’expression et de réunion.


Prisonniers politiques ukrainiens en Russie et situation en Crimée


Le Parlement européen réitère sa condamnation de l'annexion illégale, il y a trois ans, de la péninsule de Crimée et de la ville de Sébastopol par la Russie. Il déplore les violations de la liberté d'expression, l'abus des médias, l'imposition forcée de la citoyenneté russe et les politiques discriminatoires imposées par les soi-disant autorités à l’encontre, en particulier, de la minorité ethnique tatare de Crimée.


La Russie devrait cesser de délivrer à "tous les habitants de la Crimée des passeports russes" et "libérer sans délai tous les citoyens ukrainiens illégalement et arbitrairement détenus en Russie ou dans les territoires ukrainiens temporairement occupés, et veiller à ce qu’ils puissent rentrer en sécurité". Les autorités devraient également "cesser immédiatement les pratiques de persécution" - de nombreux cas de "disparitions forcées, détentions arbitraires, de torture et d'intimidation systématique" de citoyens locaux opposés à l'annexion de la Crimée ayant été signalés.


Les députés réitèrent leur appel à l'annulation immédiate de la décision de la soi-disant Cour suprême de Crimée du 26 avril 2016 visant à interdire le Majlis, organe représentatif légitime et reconnu des Tatars de Crimée, un peuple indigène de la péninsule dont les "droits ont été gravement enfreints".


Philippines, le cas de la sénatrice Leila M. De Lima


Les députés demandent la libération immédiate de la sénatrice Leila M. De Lima, défenseure des droits de l'homme, ancienne présidente de la Commission philippine des droits de l'homme et principale opposante au Président philippin Rodrigo Duterte et à sa campagne antidrogue. Arrêtée le 24 février dernier, elle encourt une peine d'emprisonnement comprise entre 12 ans et la réclusion à perpétuité et une exclusion du Sénat.


Le Parlement condamne fermement les nombreux meurtres extrajudiciaires commis par les forces armées et les milices liées à la campagne antidrogue, plus de 7 000 meurtres de ce type ayant été signalés depuis que le Président Duterte a pris ses fonctions le 30 juin 2016. Tout en condamnant fermement le trafic et la consommation de drogue aux Philippines, les députés demandent au gouvernement de donner la priorité à la lutte contre les réseaux de trafiquants et les barons de la drogue, plutôt qu’à la poursuite des petits consommateurs.


L'UE devrait "suivre de près les procédures menées contre la sénatrice De Lima" et "soutenir la mise en place, au Conseil des droits de l'homme des Nations unies, d’une enquête internationale indépendante sur les meurtres illégaux et autres violations des droits par les Philippines dans le contexte de la ‘guerre contre la drogue’ du Président Duterte", ajoute le texte.

REF. : 20170308IPR65685
 
 
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