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L'initiative citoyenne doit rester simple

AFCO Communiqué de presse - Affaires constitutionnelles09-11-2010 - 15:58
 

L'initiative citoyenne doit rester un instrument simple et facile d'accès, ont déclaré les députés en charge du dossier à la commission des affaires constitutionnelles ce mardi. Une évaluation d'admissibilité plus en amont de la procédure, un nombre moindre de pays participants et une procédure de signature plus simple font partie des propositions des députés préparant leur rapport sur ce dossier.



L'initiative citoyenne est un nouvel instrument introduit par le Traité de Lisbonne, grâce auquel un million de citoyens de l'UE pourraient demander à la Commission européenne de proposer une nouvelle législation. Afin de mettre le dispositif en place le plus rapidement possible, les rapporteurs de la commission des affaires constitutionnelles, Alain Lamassoure (PPE, FR) et Zita Gurmai (S&D, HU) coopèrent étroitement avec leurs homologues de la commission des pétitions, Diana Wallis (ADLE, UK) et Gerald Häfner (Verts/ALE, DE).


Alain Lamassoure a souligné l'urgence du dossier, indiquant qu'avec quatre rapporteurs, les quatre principaux groupes politiques sont représentés dans l'équipe. Zita Gurmai a déclaré que "tous les quatre, nous avons un objectif simple: faire en sorte qu'il y ait autant d'initiatives citoyennes que possible".


Un test d'admissibilité au début de la procédure


Lors de cette première présentation de leur texte devant la commission des affaires constitutionnelles, les rapporteurs ont estimé l'admissibilité d'une initiative devrait être vérifiée dès l'enregistrement auprès du site de la Commission, et non après que 300.000 signatures aient été réunies, comme le propose l'Exécutif. Effectuer ce test plus tôt permettrait d'éviter que les citoyens ne se retrouvent à signer des initiatives qui ne répondent pas aux critères.


Afin d'assurer que les initiatives soient de nature sérieuse et aient une dimension européenne, le projet de rapport suggère la mise en place préalable à l'enregistrement d'une commission des citoyens d'au moins sept membres venant de sept Etats membres. Un représentant de la Commission européenne a répondu que cela serait nécessaire pour la suppression de l'exigence des 300.000 signatures.


Abaisser le seuil du nombre de pays requis ?


Le Traité de Lisbonne indique que les signataires de l'initiative citoyenne doivent venir d'un nombre "significatif" d'Etats membres. La Commission et le Conseil ont estimé que le chiffre devrait être d'un tiers d'entre eux. Les rapporteurs du Parlement pensent qu'un cinquième est suffisant. Ce qui ramènerait le seuil de neuf à six pays.


Le projet de rapport propose également de simplifier la procédure de signature des initiatives en supprimant l'obligation de donner un numéro de carte d'identité. Cette suggestion a cependant été contestée par un représentant du Conseil, qui a déclaré que les Etats membres doivent pouvoir vérifier l'authenticité des signatures.


Prochaines étapes


La commission des affaires constitutionnelles prévoit de voter sur le rapport lors de sa prochaine réunion des 29 et 30 novembre. Le vote en plénière pourrait dès lors se tenir en décembre. Les Etats membres ont demandé un délai de transposition de 12 mois pour la législation.




REF. : 20101108IPR92629
Mis à jour le: ( 09-11-2010 - 16:40)
 
 
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