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José Bové : l'UE doit promouvoir l'agriculture locale et durable

Autres Article - Agriculture / Consommateurs19-09-2012 - 16:10
 
Photo de José Bové dans son bureau à Bruxelles, lors de notre interview le 18 septembre 2012.   Dans son rapport, José Bové soutient le développement d'une agriculture locale et durable.

L'UE doit aider le développement de l'agriculture locale et durable et promouvoir la qualité et la diversité de ses produits. C'est en tous cas ce qu'estime le Français José Bové (Verts), dont le rapport - qui répond à une communication de la Commission européenne- a été adopté en commission parlementaire des l'agriculture mardi 18 septembre. Nous l'avons rencontré dans son bureau bruxellois.


Quels doivent être les objectifs de la politique de promotion de l'UE ?


José Bové : Cе qui est important, c'est qu'on puisse développer une agriculture à la fois durable et de proximité et que les consommateurs européens aient envie de diversifier leur alimentation avec des produits locaux, venant de petites exploitations sur l'ensemble du territoire de l'UE.


Aujourd'hui, il existe un marché national et international, mais en même temps il y a toute cette agriculture de proximité qui fait vivre des millions d'agriculteurs, qui fait des produits de qualité qui ont besoin d'être connus dans l'ensemble des pays.


Mon rapport est le premier travail du Parlement européen sur ce sujet. Maintenant, la Commission doit présenter un projet. A partir de là, on va pouvoir, j'espère, travailler sur le budget et le cadre précis de nos mesures.


La Commission veut promouvoir "les saveurs de l'Europe". Quelles devraient être les saveurs de l'Europe ?


JB : La saveur, c'est un lien entre un paysan, un territoire et un produit. C'est cet ensemble-là qui fait que les saveurs sont différentes. Un fromage qu'on fait en Ardèche n'est pas la même chose qu'un fromage qu'on produit en Roumanie. Cе qu'on doit retrouver en Europe, c'est cette diversité.


On a trop souffert, pendant des années, de la banalisation et de la standardisation. Derrière la diversité, il y a un autre élément qu'on oublie - c'est la santé. La diversité augmente la résistance des plantes et des animaux aux maladies. Cela permet de diminuer l'utilisation de produits antibiotiques ou chimiques.


Votre rapport propose de restaurer les liens entre citoyens et agriculteurs. Comment y arriver ?


JB : Il faut soutenir les marchés locaux et autres lieux de vente collective des produits locaux. Il y a beaucoup d'expériences, aujourd'hui, qui doivent être promues et peut-être élargies. Dans certaines villes, il y a des magasins de producteurs agricoles qui deviennent des alternatives aux supermarchés, par exemple.


Resserrer ces liens, raccourcir la chaîne entre le producteur et le consommateur permet à l'agriculteur d'augmenter ses revenus et de maîtriser l'ensemble du processus.

REF. : 20120913STO51340
 
 
 
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