Accès direct à la navigation principale (appuyer sur "Entrée")
Accès aux contenus de la page (appuyer sur "Entrée")
Accès direct aux autres sites (appuyer sur "Entrée")

Résultats du sommet, CFP et PRISM dominent le débat avec les dirigeants de l'UE

Session plénière Communiqué de presse - Institutions / Budget02-07-2013 - 14:49
 
© European Union 2013 - European Parliament   © European Union 2013 - European Parliament

Les résultats du dernier sommet européen et l'accord politique sur le budget à long terme de l'UE du 27 juin ont reçu un accueil mitigé des présidents des différents groupes politiques du Parlement, ce mardi matin. La plénière devrait se prononcer pour octroyer ou non un soutien politique au CFP, ce mercredi. Presque tous les intervenants ont vivement condamné les États-Unis pour leurs activités d'espionnage, parues dans la presse ce weekend.


Lors du débat habituel suivant le Conseil européen, en présence du Président de la Commission, M. Barroso, et du Président du Conseil, M. Van Rompuy, les chefs de file des groupes PPE, S&D et ADLE ont salué le fait que le sommet ait reconnu que les systèmes d'emploi pour les jeunes devraient être prioritaires et que, sur l'insistance des députés, chaque euro du budget à long terme de l'UE devrait être dépensé correctement. Cependant, davantage de mesures devaient être prises pour lutter contre les problèmes sociaux, améliorer l'accès aux financements pour les entreprises, et favoriser les progrès vers l'achèvement de l'union bancaire, ont-ils également souligné.


Les présidents des groupes des Verts et de la GUE ont, en revanche, condamné l'accord sur le budget. Ils estiment qu'il ne répond pas aux véritables objectifs de lutte contre le chômage des jeunes, aux autres questions sociales et à la protection environnementale.


Les représentants des groupes ECR et EFD ont estimé, d'une part, que le chômage des jeunes ne serait pas résolu par un financement européen accru et, d'autre part, que l'UE elle-même en était partiellement responsable.


"Nous avons demandé des conditions basées sur le bon sens. Nous ne pouvons pas accepter que l'Union soit entraînée sur le terrain glissant de la dette", a déclaré Joseph Daul (PPE, FR), qui a vivement critiqué le long processus de prise de décisions. "Nous ne pouvons pas passer par un tel marchandage tous les sept ans. Nous devons définir clairement les domaines financés par les États membres et par l'Union", a-t-il affirmé.


Même s'ils soutiennent l'accord sur le CFP, les sociaux-démocrates ont déploré l'austérité constante. "Nous devons nous diriger vers une politique de croissance. Vous avez réalisé des progrès minimaux. Nous nous sommes battus jusqu'au bout pour obtenir davantage de fonds, mais le Conseil a rendu ce souhait impossible. La discipline budgétaire est nécessaire mais l'austérité est inacceptable", a déclaré Hannes Swoboda (S&D, AT).


Selon le Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, l'accord sur le CFP est "un fonds d'investissement de près de 1000 milliards d'euros en faveur de la croissance et de l'emploi". Son point de vue a été partagé par le Président du Conseil européen, Herman Van Rompuy: "J'espère que vous approuverez le CFP. Il s'agit d'un catalyseur pour la croissance et les emplois".


"Nous avons une flexibilité presque totale, garantissant que les 908 milliards d'euros seront pleinement disponibles, contrairement à la période précédente durant laquelle 55 milliards d'euros ont été perdus", a affirmé Guy Verhofstadt (ADLE, BE) en référence à la demande du Parlement de pouvoir déplacer les crédits de paiement entre les exercices budgétaires et les sections.


M. Verhofstadt a également souligné que le Parlement ne devait pas donner son feu vert final à l'accord jusqu'à ce que le Conseil approuve le paiement de 3,9 milliards d'euros pour les factures restantes de 2013, une clause de révision contraignante, le développement d'un nouveau système de ressources et finalement un budget moderne avec davantage de fonds pour l'innovation et la stratégie numérique.


Martin Callanan (ECR, UK) a soutenu l'accord sur le CFP car l'Union dépensera moins que lors des sept années précédentes. "La devise "faire mieux avec moins" devrait s'appliquer à l'Union européenne", a-t-il déclaré.


Gabrielle Zimmer (GUE/NGL), a, en revanche, qualifié l'accord de "mauvais accord". "Le Parlement a été mis à l'écart dans ce compromis. On a joué avec avec les marges en tenant compte des Allemands et des élections européennes au lieu de s'attaquer aux questions sociales et environnementales", a-t-elle déclaré.


Nigel Farage (EFD, UK) a demandé le rejet de l'ensemble du projet européen, qualifiant les efforts pour lutter contre le chômage des jeunes à l'aide de la flexibilité du CFP de "davantage de bureaucratie et de sur-réglementation".


Clarifier de manière urgente le scandale de l'espionnage


Rebecca Harms (Verts/ALE, DE) a demandé un arrêt immédiat des préparations d'ouverture des négociations commerciales avec les États-Unis, vu les articles de presse affirmant que le pays espionne les institutions européennes tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'UE. "Les négociations ne devraient pas être lancées tant que l'ampleur du problème n'a pas été contrôlée", a-t-elle déclaré.


M. Verhofstadt a demandé la mise en place d'une commission d'enquête et M. Swobada a affirmé que le paquet sur la protection des données devrait être prêt avant l'ouverture des négociations commerciales.

REF. : 20130628IPR14600
 
 
Contacts
 
 
 
 
  • Nora CHAAL
  • Unité Presse
  • Telephone number(+32) 2 28 32269 (BXL)
  • Telephone number(+33) 3 881 78290 (STR)
  • Mobile number(+32) 498 98 34 02