Accès direct à la navigation principale (appuyer sur "Entrée")
Accès aux contenus de la page (appuyer sur "Entrée")
Accès direct aux autres sites (appuyer sur "Entrée")

Les droits de l’homme en Russie sont sous pression

Autres Article - Droits de l'homme23-01-2014 - 17:48
 
Photo de deux femmes ayant le drapeau arc-en-ciel LGBT noué autour de la taille, arrêtées par des policiers russes   La police arrête des participants lors d'une manifestation non autorisée ©BELGA/NOVOSTI/A.KUDENKO

À quelques semaines des Jeux olympiques d’hiver à Sotchi, les députés de la sous-commission des droits de l’homme ont exprimé leurs inquiétudes suite aux violations croissantes en Russie des droits des organisations de la société civile et des LGBT. Le même jour, la commission des libertés civiles a enquêté sur le programme russe d’espionnage des communications dans le cadre de l’enquête sur la surveillance des citoyens européens par la NSA.


« Toutes les communications seront totalement transparentes pour les services secrets » à Sotchi, a averti le journaliste russe Andrei Soldatov, interrogé par les députés de la commission des libertés civiles sur les différences entre les programmes de surveillance russe et américain. Selon lui, la surveillance russe est plus souple et efficace en raison de l’accès direct à l’information sans avoir à passer par des opérateurs. Cependant, « la NSA a un avantage naturel car tout le monde utilise des programmes américains », a-t-il ajouté.


Participant à la discussion via vidéo-conférence, Andrei Soldatov a expliqué que le système russe d’interception des communications (appelé « Sorm ») a été utilisé pour espionner les membres de l’opposition et a déploré l’absence de surveillance parlementaire des services de sécurité du pays.


Le député démocrate socialiste britannique Claude Moraes, rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur la surveillance électronique, a rappelé aux députés les inquiétudes autour de la sécurité des Jeux olympiques de Sotchi et des actions possibles des services secrets russes.


« Nous sommes très préoccupés par les lois restrictives, y compris la loi sur les agents étrangers et les contrôles effectués sèchement par les responsables russes dans les bureaux de plusieurs ONG et institutions nationales et étrangères », a souligné la présidente de la sous-commission des droits de l’homme Barbara Lochbihler lors de l’audition.


Selon la loi sur les agents étrangers, chaque organisation non gouvernementale qui reçoit des fonds de l’étranger doit s’inscrire au ministère en tant que « agent étranger ». « En Russie, agent étranger signifie espion depuis que le mot a été introduit en 1930 », a expliqué l’avocat Kirill Koroteev.

 

Les députés de la commission des droits de l’homme ont également discuté des droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT) dans le pays. Le député démocrate socialiste Michael Cashman a attaqué la nouvelle loi en Russie qui interdit « la propagande de relations sexuelles non traditionnelles ».


Wanja Kilder, de Quarteera, a rappelé que « les jeunes homosexuels et transexuels en Russie sont dix fois plus susceptibles de se suicider ».

REF. : 20140122STO33434