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Enquête sur la Troïka: travailleurs et entreprises en désaccord sur le verdict mais en faveur d'un dialogue accru

ECON Communiqué de presse - Union économique et monétaire28-01-2014 - 09:09
 

Des représentants d'entreprises et de syndicats ont rendu des verdicts très différents sur le travail de sortie de crise de la Troïka, lors d'une audition organisée lundi dans le cadre de l'enquête du Parlement. Au paroxysme de la crise, les réformes de la Troïka étaient la seule option possible et étaient inévitables, selon Business Europe. Certaines activités de la Troïka ont été médiocres et ont eu des effets néfastes sur les travailleurs, a répliqué la Confédération des syndicats européens.


De nombreux députés ont cherché à savoir comment les partenaires sociaux pouvaient être davantage impliqués dans les efforts de sortie de crise à l'avenir. En réaction aux commentaires de James Watson, représentant de Business Europe, ils ont également demandé pourquoi il faudrait continuer de mettre l'accent sur la réduction des coûts salariaux. D'autres parlementaires ont demandé comment répondre aux craintes des PME, en particulier en ce qui concerne l'accès aux financements. Finalement, les députés ont souligné le fait que la Troïka n'ait pas pris en compte le dialogue social, un élément généralement reconnu comme vital pour une économie saine.


Des conclusions accablantes


Veronika Nilsson, représentante de la Confédération des syndicats européens (CES), a estimé que les recommandations de réformes de la Troïka ont été trop vastes et ont souvent enfreint les accords tripartites de dialogue social déjà en vigueur. Cet élément, le manque de transparence et de responsabilité, ainsi que l'accent mis à tort sur la dévaluation interne par le biais de la réduction des coûts salariaux, indiquent que la Troïka n'a pas atteint son objectif de manière générale, avec des niveaux de dettes plus élevés que jamais et de minces chances de reprise, a-t-elle ajouté.


Aucune alternative


M. Watson a admis que les ajustements économiques avaient été "très difficiles" et que le taux de chômage élevé était particulièrement inquiétant. Par ailleurs, il a reconnu que les plus faibles avaient dû porter une part inéquitable du fardeau de la réforme. Mais à l'époque, la seule manière d'obtenir des financements indispensables était pas le biais de la Troïka, sans qui les défauts de paiement auraient eu des effets beaucoup plus négatifs, a-t-il expliqué.


Perspectives


Se tournant vers l'avenir, M. Watson a souligné que l'un des objectifs principaux était d'améliorer l'accès des entreprises aux financements, ce qui permettrait de réduire le chômage. Mme Nilsson a demandé une révision du protocole d'accord signé par les pays bénéficiant d'une aide, afin d'atténuer les effets de l'austérité et de garantir le respect des droits humains fondamentaux. Elle a également précisé que la Troïka devait rendre davantage de comptes et accorder une attention particulière au dialogue social.


Prochaines étapes


La commission des affaires économiques et monétaires organisera une audition avec le directeur du département européen du FMI, Reza Moghadam, ce mardi soir. Une délégation de députés se rendra ensuite à Athènes pour une mission d'enquête le 29 janvier. Le rapport final, avec les résultats et les recommandations du Parlement, sera mis aux voix en avril.


REF. : 20140127IPR33801
 
 
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