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Le visage de l’Europe aujourd’hui: les députés débattent avec la présidence italienne

Autres Article - Conseil européen / Institutions02-07-2014 - 18:32
 
Photo de Matteo Renzi lors de son discours dans l'hémicycle   Matteo Renzi a présenté les priorités de la présidence italienne aux députés réunis en session plénière le 2 juillet.

Le débat du 2 juillet sur la nouvelle présidence italienne du Conseil a couvert un large éventail de questions: de la contribution de l’Italie à l’Europe à travers le temps à la place de l’Europe dans un monde qui change vite. Le Premier ministre italien Matteo Renzi a donné le ton: "si l’Europe devrait prendre un selfie aujourd’hui, son visage serait résigné". Il a ensuite ajouté que les dirigeants européens doivent agir pour maintenir l’Europe en tête sur les questions mondiales.


Matteo Renzi a reconnu la « blessure profonde laissée à tous » par la crise économique, mais a insisté sur le fait que le grand défi de l’Europe est de redécouvrir son âme, son histoire et ses valeurs. Se référant au pacte de stabilité et de croissance, il a déclaré : « nous avons maintenant la stabilité… nous demandons que la croissance soit un élément fondamental de la politique européenne ».


Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a félicité l’agenda de Matteo Renzi et s’est engagé à soutenir « les principaux thèmes de la présidence : la croissance, les citoyens et l’action extérieure ». Il a souligné qu’il n’y a pas si longtemps « beaucoup de Cassandre prédisaient l’implosion de l’euro […] nous avons maintenant les conditions pour rendre l’Europe capable de créer les emplois dont nos jeunes ont besoin ».


Manfred Weber, député démocrate-chrétien allemand et chef du Parti Populaire européen (PPE), a parlé des leçons tirées de la crise : « une des leçons apprises est que nous devons réglementer les marchés financiers, et une autre est que les dettes détruisent l’avenir ».


Gianni Pittella, député démocrate socialiste italien, a appelé à la flexibilité dans l’application du pacte de croissance et de stabilité et à la solidarité dans la gestion des flux migratoires. "L'Europe est née comme expression de la solidarité... nous devons la mettre en action", a-t-il déclaré.


Le chef des Conservateurs et réformistes européens Syed Kamall, député britannique, a appelé à des négociations transparentes sur les accords commerciaux et souligné le besoin de réduire « la dépendance excessive de l’énergie européenne à des régimes qui ne partagent pas nos valeurs, que ce soit dans le Moyen-Orient ou la Russie ».


Selon le député belge Guy Verhofstadt, chef du groupe « Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe », nous devrions utiliser l’Union européenne comme un moteur de croissance en étendant le marché intérieur aux secteurs de l’énergie, du digital, des télécommunications et aux marchés des capitaux. L’Italie est « la base de notre civilisation, de notre histoire, de notre culture et de notre Europe », a-t-il souligné.


Barbara Spinelli, députée italienne membre de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte, a appelé à « une révision complète de l’Union » et « une nouvelle donne européenne ».


Philippe Lamberts, député belge co-président du groupe des Verts, a fait l’éloge de la passion et de l’énergie du Premier ministre italien et a exprimé l’espoir de voir ces qualités mises en action au cours de la présidence.


Le député italien Ignazio Corrao, membre du groupe « Europe de la liberté et de la démocratie », a attaqué l’accord de libre-échange avec les États-Unis négocié actuellement. « Si les multinationales peuvent aller en justice contre les gouvernements, alors nous aurons réalisé le rêve le plus pervers de la mondialisation : des gouvernements contrôlés par les marchés », a-t-il déclaré.

 

Le député italien non inscrit Matteo Salvini a critiqué Matteo Renzi pour sa concentration sur les besoins humanitaires d’ailleurs en oubliant les pauvres de l’Union européenne.


Débat sur la présidence grecque

 

Plus tôt mercredi, les députés européens ont entendu le Premier ministre grec Antonis Samaras pour présenter les réalisations de la présidence grecque sortante. Antonis Samaras a cité les progrès réalisés sur la construction de l’Union bancaire, l’amélioration de la gestion des frontières et de la migration ainsi que la création des fondations pour l’emploi et la croissance.


« L’Europe a fonctionné. Notre Union a des problèmes, mais elle a aussi la capacité de les résoudre et d’aller de l’avant », a déclaré Antonis Samaras. Bien que la Grèce et l’Union européenne dans son ensemble aient été « sérieusement mises au défi » au cours des trois dernières années, les citoyens ont réussi à se montrer solidaires et capables de changer pour devenir plus compétitifs, a-t-il ajouté.

REF. : 20140702STO51216
Mis à jour le: ( 03-07-2014 - 10:55)