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Les droits fondamentaux doivent être respectés dans tous les cas lors de l'application de la stratégie de l'UE sur la sécurité intérieure, souligne une résolution adoptée par le Parlement ce mardi. Les députés veulent également que cette stratégie bénéficie d'un financement adéquat dans le cadre financier 2014-2020.

"Un climat d'insécurité règne en raison de la crise et certaines personnes vont en profiter et mener des activités violentes. C'est pourquoi nous avons besoin d'une stratégie de sécurité cohérente de l'UE. La sécurité doit être garantie tout en respectant l'État de droit et les droits fondamentaux", a expliqué le rapporteur, Rita Borsellino (S&D, IT), lors du débat, lundi. La résolution a été adoptée par 503 voix pour, 55 contre et 56 abstentions.


En novembre 2010, la Commission a publié une communication présentant des orientations pour une nouvelle stratégie commune de sécurité intérieure (SSI). Cette stratégie vise à intensifier la lutte contre la criminalité organisée, le terrorisme et la cybercriminalité, à améliorer la gestion des frontières extérieures et à mieux répondre aux catastrophes naturelles ou causées par l'homme.


Protéger les droits fondamentaux


Toutes les mesures d'application de la SSI doivent satisfaire aux droits et obligations en matière de droits fondamentaux de l'UE et à la Charte des droits fondamentaux, souligne la résolution. Les députés soulignent également que la politique antiterroriste de l'UE doit respecter les droits fondamentaux pour que l'Union européenne soit un acteur international crédible de la promotion des droits fondamentaux.


Le terrorisme et le crime organisé, des priorités clés


La lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée, y compris les mafias, la criminalité en col blanc, la fraude fiscale et la corruption, doit rester une priorité essentielle, estiment les députés, qui soulignent également la nécessité de geler les fonds des terroristes présumés.


En outre, l'UE doit se concentrer sur l'application de mesures ciblées en faveur d'activités de répression et de renseignement qui permettent réellement de prévenir les attentats terroristes. Les États membres sont instamment invités à développer des mécanismes de prévention, en particulier de façon à permettre la détection précoce de signes de radicalisation violente ou de menaces, spécialement au sein des populations vulnérables.


Procédure: résolution non législative