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La nouvelle politique agricole de l'UE doit disposer d'un budget décent en vue d'assurer des pratiques agricoles saines qui garantissent un approvisionnement sûr en denrées alimentaires de haute qualité à tous les citoyens européens, ont convenu les parlementaires nationaux et les députés européens de la commission de l'agriculture du Parlement, lundi 25 juin.

"Cette réunion interparlementaire est une bonne occasion pour le Parlement européen et les parlements nationaux de partager leurs vues sur la réforme de la politique agricole de l'Union. Elle contribuera à sa légitimité démocratique", a déclaré le président de la commission de l'agriculture, Paolo De Castro (S&D, IT), soulignant que "le Parlement européen est désormais sur un pied d'égalité avec le Conseil" pour décider de la version finale de la nouvelle politique agricole commune (PAC).


"La PAC est aujourd'hui confrontée à des défis sans précédent", a déclaré M. De Castro, faisant référence à la sécurité alimentaire, la volatilité des prix et le changement climatique. "La pression sur nos ressources n'a jamais été aussi élevée. Nous devons rendre la PAC plus verte et plus efficace. Nous devons encourager le soutien au développement rural en vue d'atteindre un équilibre territorial au sein de l'UE", a-t-il ajouté.


Réduire la bureaucratie


De nombreux députés nationaux ont salué les propositions de réformes présentées par les rapporteurs du Parlement européen les 18 et 19 juin, mais ont appelé les députés européens à œuvrer davantage pour réduire la bureaucratie inutile et simplifier les règles existantes pour les agriculteurs, en particulier en veillant à ce que les fonds européens soient attribués à ceux qui "exploitent activement une ferme" et non aux "cours de golf".


"Les agriculteurs européens doivent bénéficier de conditions de concurrence égales et, pour y parvenir, nous avons besoin de règles simples et moins bureaucratiques", a affirmé M. De Castro, soulignant que "ni le Parlement européen, ni sa commission de l'agriculture n'adopteront une position finale avant la conclusion d'un accord sur le cadre financier pluriannuel de l'UE".


Verdissement souple


"À l'heure actuelle, nous sommes confrontés à de nombreux défis mais ce sont également des opportunités. Nous avons à notre disposition les outils pour réagir... Et nous devons faire en sorte que nos agriculteurs puissent utiliser ces outils" en vue de protéger l'environnement et de rendre l'agriculture européenne durable à l'avenir, a déclaré René Christensen, président de la commission danoise de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche, et co-président de la réunion interparlementaire.


Les mesures de verdissement sont nécessaires mais doivent respecter des situations spécifiques dans les différents États membres et régions, et le Parlement européen devrait même aller plus loin pour les rendre plus souples, ont affirmé de nombreux députés nationaux.


Mettre fin aux "inégalités flagrantes"


En vue d'encourager la compétitivité de l'agriculture européenne et de créer un véritable marché commun au sein de l'UE, les paiements directs doivent être distribués de manière équitable dans l'Union, ont expliqué de nombreux députés nationaux, en particulier ceux des nouveaux États membres. Ils ont instamment invité les députés européens à mettre fin aux "inégalités flagrantes", certains appelant à ce que chaque État membre reçoive au moins 80% du paiement européen moyen, et d'autres demandant soit l'égalité en termes de paiements directs, soit la fin du système en soi.


Regarder la vidéo du débat (lien sur la droite)


Lundi 25 juin 2012

Commission de l’agriculture et du développement rural

Sous la présidence de: Paolo De Castro (S&D, IT), Czesław Adam Siekierski (PPE, PL) pour la commission de l'agriculture du Parlement, et René Christensen, président de la commission danoise de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche