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Barbara Lochbihler, présidente de la sous-commission des droits de l'homme du PE, se réjouit de la nomination de Stavros Lambridinis au poste de représentant spécial de l'UE, par le Conseil ce mercredi, soulignant le rôle essentiel de ce nouveau poste, créé conformément à la demande du Parlement européen.

"Je me réjouis de la nomination de Stavros Lambrinidis en tant que premier représentant spécial de l'UE pour les droits de l'homme et lui souhaite bonne chance pour son mandat.


Celui qui a longtemps été député européen et vice-président du Parlement, est un habitué des structures de l'UE et dispose d'une expérience en matière de politique étrangère et de droits de l'homme.


Cette nomination est également un succès pour nous, parlementaires. Le Parlement européen a demandé depuis des années la création d'un tel mandat et la désignation de ce mercredi augmente notre espoir d'une voix forte et unie en matière de politique européenne des droits de l'homme.


Il ne sera pas facile de répondre totalement aux attentes. Mais l'objectif est clair: le représentant spécial doit être une voix solide pour les personnes qui souffrent de violations des droits de l'homme. Il devra garder un œil sur les relations bilatérales et multilatérales de l'UE et surveiller le respect des droits de l'homme avec les partenaires internationaux, dans la politique étrangère, économique et de développement. Enfin, une cohérence entre les politiques internes et extérieures de l'UE en matière de droits de l'homme sera nécessaire.


J'attends avec impatience une coopération étroite et constructive entre M. Lambridinis et la commission des droits de l'homme. A partir de maintenant, nous travaillerons ensemble pour donner davantage d'importance aux droits de l'homme," a déclaré Mme Lochbihler ce mercredi.


Le Parlement avait demandé au Conseil de juin de désigner un haut-représentant de l'UE disposant d'une réputation internationale établie et une expérience confirmée en tant que député européen a longtemps été considérée comme essentielle.


Le nouveau représentant spécial devra disposer d'un mandat fort, indépendant, flexible et suffisamment large, avait estimé le Parlement. Il devrait traduire la politique des droits de l'homme de l'UE et couvrir des domaines tels que le renforcement de la démocratie, la justice internationale, le droit humanitaire, l'abolition de la peine de mort, la liberté d'expression, les questions de genres et celles des enfants et des conflits armés.


Les députés avaient également demandé un financement adéquat ainsi que du personnel alloué au nouveau représentant spécial de l'UE, qui devrait participer à une audition au Parlement et lui faire des rapports réguliers sur la situation des droits de l'homme dans le monde, avaient-ils estimé.