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La navigation sur Internet devient une habitude pour nos enfants, qui ont besoin d'une protection renforcée, affirment les députés dans une résolution adoptée ce mardi. Qu’il s’agisse de l’approche juridique, de la coopération ou de l’échange de bonnes pratiques, les Etats membres devraient faire des efforts supplémentaires pour lutter contre les contenus illicites et préjudiciables et assurer une utilisation à moindre risque des ressources en ligne, insistent les députés.

"Nous avons voulu un équilibre entre les droits fondamentaux des mineurs dans le monde numérique, le droit à l'accès, à l'instruction, à la protection et un droit de 'citoyens numériques' dans une 'nouvelle gouvernance' centrée sur l'intérêt des mineurs en tant que personnes en développement et en tant que citoyens européens", a déclaré le rapporteur Silvia Costa lors du débat du lundi soir en plénière.


Education aux nouveaux médias numériques


100% des jeunes européens âgés de 9 à 16 ans utilisent l’ordinateur pour jouer ou pour faire leurs devoirs et 50% des jeunes entre 11 et 16 ans déclarent s’exprimer mieux en ligne que dans la vie réelle, selon une enquête conduite dans les Etats membres. Ils courent des risques de violence, d’escroquerie, de sollicitations portant atteinte à leur dignité ou à celle d'autrui (cyberbullying et grooming) et de pornographie ou de harcèlement - prolongé parfois dans la vie réelle - que les parents ignorent, le plus souvent.


Le texte propose que l'éducation aux nouveaux médias numériques pour les enfants - mais pour les parents et les éducateurs dans la même mesure - soit incluse dans les programmes d'éducation formelle et non formelle.


Lutter contre les contenus illicites et préjudiciables


Les députés recommandent aux acteurs institutionnels et aux opérateurs une meilleure coordination au niveau européen des lignes directes (hotlines) et des autres points de contact (par exemple pour les enfants disparus ou abusés) pour signaler le contenu illégal ou les comportements abusifs et pour coopérer avec les forces de police et la justice des mineurs. L'accent est également mis sur la coopération avec les pays tiers pour le retrait rapide des contenus inappropriés des sites hébergés sur leur territoire.


Le Parlement soutient le recours à des options technologiques supplémentaires pour éviter l’accès des enfants à un contenu inapproprié pour leur âge, comme le contrôle parental ou des systèmes de vérification d’âge.


Procédure: résolution non législative