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Pour éviter de perdre encore de l'influence au niveau mondial, l'UE doit utiliser beaucoup plus efficacement les outils existants de sa politique étrangère et concevoir une nouvelle stratégie de sécurité, ont affirmé les députés, ce jeudi. Ils ont participé à un débat avec les ministres suédois et polonais des affaires étrangères, Carl Bildt et Radoslaw Sikorski, et les présidents des commissions des affaires étrangères et de la défense des parlements nationaux.

La discussion a porté sur l'élaboration d'une stratégie européenne globale, ce qui devrait aider à définir un mandat plus clair pour le chef de la politique étrangère européenne. L'initiative lancée par les ministres des affaires étrangères d'Italie, de Pologne, d'Espagne et de Suède, alimentera également le débat sur la défense des chefs d'Etat et de gouvernement, lors de leur sommet décembre.


Revoir la stratégie européenne de sécurité


Le Service européen d'action extérieure "n'est pas encore achevé", a déclaré le président de la commission parlementaire des affaires étrangères, Elmar Brok (PPE, DE), estimant qu'"il est impossible de mettre en place un tel service qui soit parfait en deux ans". Avec d'autres députés européens et députés nationaux, M. Brok a appelé à une nouvelle définition des objectifs stratégiques communs de l'UE et à une révision de la stratégie de sécurité européenne de 2003.


"La stratégie européenne de sécurité a été conçue comme une antithèse du concept stratégique des États-Unis" de la première administration de George W. Bush, a déclaré Carl Bildt. "Nous vivons de plus en plus la troisième phase de la mondialisation, avec la montée de l'Asie et d'autres pays", a-t-il ajouté, appelant à une plus grande prise de conscience des changements géopolitiques et des défis à venir.


Commencer avec les voisins


En 2050, il n'y aura plus un seul ressortissant de l'économie de l'UE  dans le top 10 mondial, a déclaré Radoslaw Sikorski, exhortant de mettre fin à "l'auto-absorption des États membres" et les appelant à "agir ensemble".


 "Si nous échouons dans notre voisinage, nous allons également échouer ailleurs", a souligné le ministre. En 2013, "les orientations géopolitiques de nos voisins seront probablement décidées", a-t-il ajouté.


Conseil européen de décembre


De nombreux orateurs ont exhorté les Etats membres à rassembler, dans le cadre des budgets tendus et de nouvelles menaces,  à relever le défi lors de la discussion du sommet décembre.