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©BELGA/-DPA/KJ_Hildenbrand 

Les frais d'itinérance dans l'UE résultant des appels téléphoniques, des envois de messages et du téléchargement de données via les téléphones portables doivent être supprimés d'ici 2015, ont souligné les députés dans une résolution adoptée ce jeudi. Ce texte constitue une première réaction du Parlement au paquet télécoms présenté par la Commission un peu plus tôt dans la journée.


"De plus en plus de personnes possèdent un smartphone ou une tablette qu'ils éteignent souvent lorsqu'ils se trouvent à l'étranger pour éviter les frais d'itinérance. L'Europe a joué un rôle pionnier dans l'industrie du portable au début des années 1990 mais notre industrie peut difficilement vendre à un continent qui ne dispose pas de la 4G et à des consommateurs qui ne bénéficient pas der dernières améliorations technologiques", a déclaré Jens Rohde (ADLE, DK), auteur de la résolution. "Nous voulons mettre fin à ce marché fragmenté qui n'est pas adapté à la concurrence mondiale", a-t-il ajouté.

Supprimer les frais d'itinérance dans l'UE d'ici 2015

La grande différence entre l'utilisation du téléphone portable dans son pays ou à l'étranger, du fait des "marges déséquilibrées sur l'itinérance", explique l'absence de marché unique des télécommunications, soulignent les députés. Dans de nombreux cas, les frais d'itinérance représentent environ 10% des revenus de l'opérateur, ce qui signifie que les entreprises et les consommateurs paient deux fois plus cher ces frais que l'opérateur sur le marché. L'écart entre les coûts pour les appels nationaux et les appels à l'étranger ne doit plus exister d'ici 2015, affirment les députés.

Emplois dans le numérique et accès à Internet

Pour utiliser pleinement le potentiel de l'économique numérique - dont la croissance est sept fois plus importante que dans les autres secteurs de l'économie - les députés proposent une série d'autres mesures visant à réduire les obstacles et à améliorer l'accès à Internet.

La formation et l'accès aux financements pourrait permettre de pourvoir aux postes vacants dans les domaines des technologies de l'information et de la communication - estimés entre 700 000 et 1 million selon la Commission européenne- et faciliter à ceux qui le souhaitent la création de leur propre entreprise, souligne le texte.

L'UE devrait investir dans l'Internet à large bande, afin qu'en 2020, tous les ménages européens puissent bénéficier d'un débit de 100 mégabits/seconde, selon la résolution. Les députés demandent également à la Commission et aux Etats membres d'utiliser davantage de spectre radioélectrique pour l'Internet mobile, le passage à la télévision numérique ayant libéré du spectre.

La résolution a été adoptée à mains levées.

Prochaines étapes

Le Conseil européen devrait adopter ses conclusions sur l'Agenda numérique lors de sa réunion des 24 et 25 septembre. La Commission européenne présentera ce jeudi un nouveau paquet législatif sur les télécommunications que le Parlement et les Etats membres examineront.


Procedure: résolution non législative