Quelles étaient les priorités du Parlement durant les négociations ? 

 
 

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Les négociateurs du Parlement ont veillé à ce qu'environ 750 millions d'euros du budget Horizon 2020 soient attribuées à des mesures visant à "diffuser l'excellence scientifique et élargir la participation" afin d'accroître le groupe de chercheurs participant au programme, en attirant par exemple de nouveaux candidats ou en promouvant des réseaux d'institutions de recherche. Les partenariats publics-privés seront également ouverts aux nouveaux membres, afin d'éviter la mise en place de "clubs fermés". Les négociateurs du Parlement ont également fait en sorte que plus de 400 millions d'euros soient alloués à des mesures concernant l'objectif "la science avec et pour la société", mesures qui visent à renforcer le rôle de la science dans la société.


Les députés ont veillé à ce qu'au moins 11% du budget pour Horizon 2020 soient attribués aux petites et moyennes entreprises (PME). Par ailleurs, un département spécialisé dans les PME, doté d'un budget propre, a été mis sur pied pour garantir que les appels d'offres du programme soient favorables aux PME. Pour réaliser les prochains objectifs climatiques de l'UE, les députés ont affecté 85% du budget "énergie" d'Horizon 2020 (environ 5,4 milliards d'euros) à la recherche sur l'énergie issue de carburants non fossiles.


Les députés ont également renforcé les contrôles des dépenses européennes pour les partenariats publics-privés (PPP) et veillé à ce que les publications scientifiques financées par l'Union soient accessibles au public. De plus, ils ont garanti que l'Institut européen de technologie (IET) dispose de son propre budget (2,47 milliards d'euros).


Lors des négociations sur le budget 2014, les députés ont réussi à augmenter les montants alloués à Horizon 2020 jusqu'à 9 milliards d'euros, soit 212 millions de plus que dans la proposition de la Commission (laquelle était elle-même de 43,8 millions plus élevée qu'initialement voulu par le Conseil).


Enfin, les députés ont réduit le délai dont dispose la Commission pour répondre aux demandes de 9 à 8 mois et introduit un programme-pilote, "voie express pour l'innovation", pour tester de nouvelles manières de rendre le processus de demande plus rapide et moins bureaucratique.