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Le Parlement a adopté trois résolutions distinctes ce jeudi. Il s'est dit inquiet face à la situation des défenseurs des droits de l'homme et des militants de l'opposition au Cambodge, et a demandé des clarifications sur l'enquête de l'affaire Sombath Somphone au Laos. Il a également appelé à faire cesser immédiatement toutes les méthodes répressives au Bangladesh. Enfin, il a condamné les menaces, la discrimination et les restrictions envers les personnes LGBTI.

Cambodge et Laos


Les vingt-trois personnes "arrêtées injustement" au Cambodge devraient être libérées "immédiatement", soulignent les députés. Les assignations en justice de Sam Rainsy, Kem Sokha, et Rong Chhun, de l'Association indépendante des enseignants cambodgiens (CITA) et de la Confédération syndicale du Cambodge (CCFU), devraient être abrogées immédiatement, précisent-ils. Le gouvernement du Cambodge est invité à "accepter la réalisation d'une enquête indépendante, avec l'aide de la communauté internationale, sur les allégations de fraude électorale et sur les autres irrégularités qui auraient été commises lors des élections de juillet 2013", ajoute le texte.


Les députés demandent des clarifications concernant l'évolution de l'enquête de l'affaire Sombath Somphone, estimant que "l'absence de réaction du gouvernement laotien fait peser des soupçons sur une implication éventuelle des autorités dans la disparition de M. Somphone". Les députés soulignent également que "les disparitions forcées restent un obstacle majeur à l'adhésion du Laos au Conseil des droits de l'homme des Nations unies".

 

Bangladesh

 

Les députés condamnent les violences généralisées qui ont éclaté à l'approche des élections de janvier et expriment de vives inquiétudes face à la paralysie de la vie quotidienne au Bangladesh. Selon les parlementaires, les opposants politiques qui ont fait l'objet d'arrestations arbitraires devraient être relâchés. Les partis de réputation démocratique ont besoin de développer une culture du respect mutuel et les partis qui ont recours à des actes terroristes devraient être interdits, ajoutent les députés.


L'Union européenne devrait user de tous les moyens à sa disposition pour aider un processus visant "un compromis qui pourrait donner à la population bangladaise l'occasion de manifester son choix démocratique selon un mode représentatif", affirme le Parlement.


Droits des personnes LGBTI

 

"L'égalité des personnes LGBTI fait partie intégrante des droits fondamentaux", déclarent les députés. Ils appellent les 78 pays qui agissent de la sorte à ne plus considérer comme une infraction les actes consentis entre adultes de même sexe, tout en faisant remarquer que sept d'entre eux appliquent la peine de mort. Ils demandent "au Président ougandais de ne pas promulguer la loi contre l'homosexualité" et condamnent l'adoption et la promulgation de la loi interdisant "les mariages entre personnes de même sexe" au Nigeria.


La Russie devrait abroger la loi sur les "relations sexuelles non traditionnelles" et l'Inde devrait poursuivre le processus juridique visant à interdire une loi de l'ère coloniale concernant l'homosexualité, déclarent les députés. Ils demandent à l'UE d'indiquer sans ambigüité que de telles lois "auront des retombées significatives sur les relations bilatérales que ces pays entretiennent avec l'Union européenne et avec ses États membres". Par ailleurs, ils répètent qu'une "mention explicite de la non-discrimination fondée sur l'orientation sexuelle" devrait être incluse lors de la prochaine révision de l'accord de Cotonou.


Procédure: résolutions non législatives