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Les sanctions de l'UE contre de la Russie doivent être renforcées. La frontière ukrainienne doit être fermée pour stopper l'afflux d'armes en provenance de Russie. Les corps des victimes du crash du MH17 doivent être rapatriés. Tels ont été les éléments mis en évidence par les députés lors du débat avec le ministre ukrainien des affaires étrangères. M. Klimkin a demandé à l'UE de faire preuve de solidarité, étant donné que l'Ukraine était "sanctionnée en raison de ses aspirations européennes".

Le débat de ce mardi a débuté par une minute de silence en hommage aux victimes du crash aérien de Malaysia airlines du 17 juillet dernier.


M. Klimkin a souligné que le MH17 n'était pas seulement un incident mais un "récit vicieux" pour l'Europe dans son ensemble. "Avant, nous parlions d'auto-défense des habitants de l'est de l'Ukraine. Désormais, il est clair que nous avons affaire à des terroristes soutenus par les Russes", a-t-il déclaré. Le gouvernement ukrainien est disposé à débuter les pourparlers avec "les véritables citoyens de Donetsk", mais "les terroristes russes doivent retourner en Russie", a-t-il ajouté.


L'UE doit envoyer un message clair de solidarité et de soutien envers l'Ukraine qui est "punie en raison de ses aspirations européennes", a-t-il affirmé. Il a précisé que la présence de l'UE sur le terrain devait être renforcée en déployant une mission de politique de sécurité et de défense commune.


"Les services de sécurité ukrainiens devraient avoir le plein contrôle de la frontière afin de pouvoir stopper l'afflux d'armes en provenance de Russie", a affirmé le président de la commission des affaires étrangères du Parlement, Elmar Brok (PPE, DE). Par ailleurs, il a fait remarquer que les actions du Président russe, Vladimir Poutine, ne permettaient pas de trouver de solution politique, et que, par conséquent, l'UE devait imposer des sanctions plus strictes à l'égard de la Russie.


Les députés ont demandé à ce que les États membres de l'UE fassent preuve d'unité pour des sanctions plus strictes à l'égard de la Russie, non pas comme conséquence du crash aérien, mais en réaction à la réticence des autorités russes de contrôler les flux d'armes et d'armement lourd à hauteur de la frontière vers les régions de l'est de l'Ukraine.


Par ailleurs, certains ont critiqué la France qui forme des soldats russes - alors que des centaines de Néerlandais ont péri dans le crash d'avion. "Mon gouvernement ne s'arrêtera pas tant que justice n'aura pas été rendue", a déclaré l'ambassadeur néerlandais Peter De Gooijer, qui s'est également exprimé dans le cadre de la réunion. Il a souligné que la première priorité de son gouvernement était de rapatrier les corps des victimes et ensuite de mener une enquête indépendante. Il a déploré la manière irrespectueuse dont les corps des victimes du crash aérien sont traités, un élément que les Néerlandais n'oublieront pas, selon lui.


Vous pouvez revoir le débat sur EP Live (lien à droite).