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Le Parlement européen a appelé l'Azerbaïdjan à poursuivre les réformes des droits de l'homme, a demandé au Burundi de libérer Pierre Claver Mbonimpa, défenseur des droits de l'homme, et a invité le Bangladesh à appliquer les normes du travail internationales, dans trois résolutions adoptées ce jeudi.

Azerbaïdjan


Les députés demandent aux autorités azerbaïdjanaises d'entreprendre sans plus tarder les réformes en matière de droits de l'homme qui se font attendre depuis trop longtemps, de cesser de harceler les organisations de la société civile, les hommes et femmes politiques de l'opposition et les journalistes indépendants, et de lever l'interdiction de tout rassemblement public à Bakou. Ils condamnent l'arrestation et la détention de Leyla Yunus, d'Arif Yunus, de Rasul Jafarov, d'Intigam Aliyev et d'Hasan Huseyni, et appellent à leur libération immédiate et sans condition.


Le soutien de l'Union européenne à la République d'Azerbaïdjan et sa coopération avec le pays - qui inclut les négociations en cours pour l'instauration d'un partenariat stratégique de modernisation - doivent comprendre des clauses relatives à la protection et à la promotion des droits de l'homme, précise le texte.


L'affaire de Pierre Claver Mbonimpa au Burundi


Les parlementaires condamnent fermement la détention du défenseur des droits de l'homme Pierre Claver Mbonimpa, arrêté le 15 mai 2014 et toujours en détention provisoire depuis son interpellation, et demandent sa libération immédiate. Ils pressent le gouvernement burundais de prendre des mesures pour contrôler la ligue des jeunes du parti au pouvoir (le CNDD-FDD) et de l'empêcher d'attaquer les personnes considérées comme des opposants.


Le Parlement rappelle que le Burundi est lié par la clause sur les droits de l'homme de l'accord de Cotonou et invite la Commission européenne à envisager de lancer des consultations avec le Burundi, conformément à l'article 96 de l'accord de Cotonou, en vue de son retrait éventuel de l'accord.


Bangladesh


Les violations des droits de l'homme par le Bataillon d'action rapide (RAB), créé il y a 10 ans et composé à la fois de militaires et de policiers, doivent stopper, affirment les députés. Ils appellent le gouvernement du Bangladesh à mettre fin à l'impunité du RAB.


Par ailleurs, les parlementaires prient le Bangladesh d'assurer l'application du droit du travail et sa mise en conformité avec les normes de l'Organisation internationale du travail. Ils demandent que le mécanisme du Fonds des donateurs - créé par le Comité de coordination du Rana Plaza pour aider les victimes et les survivants après l'effondrement tragique de l'immeuble Rana Plaza en 2013 - devienne obligatoire, étant donné que les dons volontaires ont seulement atteint la somme de 17 millions de dollars, laissant un impayé de 23 millions de dollars.




Procédure: résolutions non législatives