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Et la légende: La Commission européenne propose une nouvelle force de contrôle des frontières de l'UE avec le droit d'intervenir pour protéger les frontières extérieures @European Union 2015 

La proposition de la Commission européenne pour transformer Frontex en un corps européen commun de garde-frontières et de garde-côtes qui pourrait être déployé, en cas d'urgence, même sans l'accord du pays concerné a été largement saluée lors d'un débat avec le premier vice-président de la Commission Frans Timmermans et le commissaire Dimitris Avramopoulos mardi.

La gestion des frontières extérieures de l'UE devrait être régie par le principe d'intérêt commun et celui de responsabilité partagée entre les États membres et l'Union européenne, a déclaré M. Timmermans, ajoutant que sécuriser et protéger de manière efficace ces frontières est devenu essentiel pour maintenir la libre circulation dans l'espace Schengen.


La Commission a également proposé la création d'un bureau européen pour le retour au sein de la nouvelle agence. Dans les situations d'urgence, des équipes d'intervention en charge de retour rapide pourraient être déployées soit à la demande d'un État membre ou par une décision de l'UE. "Rien ne peut se faire sans leur coopération, et notre proposition est une réponse européenne au problème européen", a déclaré M. Avramopoulos.


Les membres du PPE ont soutenu l'idée de la gestion intégrée des frontières extérieures afin de gérer efficacement les migrations et d'assurer un niveau élevé de sécurité intérieure au sein de l'UE. Ils ont été soutenus par les membres du groupe ADLE, qui ont exhorté les États membres à transférer certaines responsabilités à l'UE afin de fournir plus de sécurité aux citoyens.


Les intervenants du groupe S&D ont salué l'idée de la Commission sur le principe mais ont demandé davantage de garanties concernant les droits fondamentaux et la souveraineté nationale. Les députés ECR ont affirmé que l'UE devrait avoir le droit d'agir lorsque les États membres ne demandent pas d'aide, même s'ils se révèlent incapables de protéger leurs frontières.


Les députés des groupes GUE/NGL et Verts/ALE qui ont pris la parole ont déclaré que les mesures de sécurité ne devaient pas saper le droit des demandeurs d'asile à chercher une protection par le biais de canaux légaux et sûrs.


Les membres des groupes EFDD et ENL ont rejeté l'idée d'une force d'intervention commune en tant qu'extension des pouvoirs de l'UE, affirmant que chaque État membre devrait être autorisé à protéger ses propres frontières.


Vous pouvez revoir l'intégralité du débat sur la VOD.


Pour un résumé vidéo du débat, cliquez ici.