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Les principaux résultats de l’enquête sont les suivants : - Soutien accru en faveur de l’appartenance à l’UE - Une vaste majorité des interrogés préfèrent une réponse européenne commune aux défis mondiaux plutôt que des mesures nationales - 3/4 des sondés souhaitent que l’UE agisse plus en matière de terrorisme, de chômage, d’environnement et de fraude fiscale

Cette enquête à mi-mandat a notamment pour but de mieux saisir les réactions des Européens vis-à-vis des évènements majeurs qui se sont succédés dans le monde ces derniers mois, d’identifier leurs perceptions et leurs attentes en ce qui concerne l’action de l’Union européenne (UE).


Le Président du Parlement européen, Antonio Tajani, a déclaré : "Les résultats de l'enquête du Parlement européen sur l'état d'esprit des Européens à l'égard de l'Union sont, pour la première fois depuis le début de la crise en 2007, très encourageants. Ils démontrent que les citoyens européens attendent de l'UE qu'elle réponde d'une même voix à leurs très vives craintes face aux récents bouleversements internationaux qui ont rendu le monde plus incertain et dangereux. À nous, responsables politiques, de leur démontrer qu'ils ont raison. Il nous faut pour cela les convaincre, par notre travail au jour le jour et nos décisions, que l'Union peut à la fois les protéger et améliorer leur vie quotidienne".

Sentiment positif sur l’appartenance à l’UE

Le sondage montre que l’adhésion à l’UE est une bonne chose aux yeux de 57% des Européens, soit 4 points de de plus par rapport au sondage précédent réalisé en septembre 2016 et presque le même niveau qu’en 2007 (58%), avant la crise financière et économique. Cependant, les pourcentages varient de façon significative d’un pays à l’autre. Concernant la France, 53% des personnes interrogées considèrent que l’appartenance de la France à l’Union européenne est une bonne chose, contre 14% qui pensent le contraire.

Plus d’UE pour lutter contre le terrorisme, le chômage et la fraude fiscale

Réagissant aux derniers événements géopolitiques, tels que l’instabilité croissante dans le monde arabe, l’influence accrue de la Russie et de la Chine, ou le Brexit et l’élection de Donald Trump, jusqu’à 73% des répondants préfèrent que ce soit l’UE qui trouve une réponse commune plutôt que de voir des actions nationales individuelles, et près de 72% en France.

Une importe majorité appelle aussi l’UE à agir davantage pour relever les défis actuels, tels que la lutte contre le terrorisme (80%), le chômage (78%), la protection de l’environnement (75%) et la lutte contre la fraude fiscale (74%).

Aux yeux des Français, c’est la lutte contre le chômage qui arrive en priorité pour l’Union européenne (84%), suivie de la protection de l’environnement (83%), de la lutte contre le terrorisme (82%) et de la lutte contre la fraude fiscale (79%).

Être entendu au niveau européen et national

Un nombre croissant d’Européens (43%) - un pourcentage identique à l’échelle des Français - estime que leur voix compte au niveau de l’UE - chiffre le plus élevé depuis 2007 et en hausse de 6 points comparé à 2016. En revanche, 6 Européens sur 10 pensent que leur voix compte dans leur pays, soit 10 points de plus par rapport à 2016 (pour la France : 7 Français sur 10).


Inégalités sociales

Une majorité écrasante d’Européens (84%) et de Français (94%) est d’avis que les inégalités entre les différentes catégories sociales sont profondes. Près d’1/3 des Européens (et 48% des Français) doutent que la crise ne se résolve avant de nombreuses années.

L’enquête Eurobaromètre « A deux ans des élections européennes de 2019 » est disponible sur la page Eurobaromètre du Parlement européen, ainsi que la fiche nationale pour la  France.