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  • La Commission européenne défend la procédure d’évaluation
  • elle propose de ré-autoriser la substance pour dix ans
  • certains députés appellent à un moratoire et une évaluation indépendante

La procédure d’évaluation de la sécurité de l’herbicide le plus utilisé, dont l’autorisation expirera à la fin de l’année, a été mise en doute par de nombreux députés ce mardi.

Les agences de l’UE ont estimé que les allégations qui découlent des “Monsanto papers”, si elles étaient vraies, n’auraient pas d’impact sur les conclusions de leurs évaluations, a déclaré le commissaire à la Santé et aux consommateurs Vytenis Andriukaitis devant les députés.

Certains députés ont déclaré que la procédure doit être basée sur une évaluation scientifique et non sur des émotions. D’autres ont appelé à une évaluation indépendante du glyphosate. De nombreux orateurs ont souligné que le recours aux alternatives à faible risque devrait être encouragé.

Le débat s’est déroulé alors que les députés estiment que la correspondance émanant de la compagnie, qui a récemment été publiée, met en doute la crédibilité d’un certain nombre d’études ayant servi de référence à l’Autorité européenne de sécurité alimentaire et à l’agence européenne des produits chimiques pour évaluer la sécurité du glyphosate.

Monsanto possède et produit le désherbant Roundup®, basé sur la substance active glyphosate.

Vidéo du débat