Partager cette page : 

Le Premier ministre maltais a été très critiqué par de nombreux députés lors d’un débat sur la situation dans le pays. D’autres députés ont estimé que ce débat en plénière était prématuré.

Le principal sujet de préoccupation soulevé par les députés les plus critiques est que le Premier ministre Joseph Muscat aurait tenté de masquer les problèmes rencontrés durant son précédent mandat en organisant de nouvelles élections, et que des personnes mentionnées dans les Panama Papers sont toujours présentes dans son nouveau gouvernement. Ces députés ont aussi reproché au Premier ministre le manque de coopération des autorités maltaises avec la commission d’enquête du Parlement européen sur le blanchiment de capitaux, l’évasion fiscale et la fraude fiscale (PANA). Enfin, ils ont émis des doutes quant à l’état de droit dans le pays, déclarant que les autorités policières ne donnaient pas suite aux révélations de l’agence maltaise de lutte contre le blanchiment.

 

Les accusations et les enquêtes doivent être étayées par des conclusions sans appel, ont déclaré d’autres députés qui ont pris la parole pour avertir que ce débat en plénière risquait de condamner Malte avant que des faits aient été clairement établis. D’autres députés se sont exprimés pour dire que le Parlement européen ne devrait pas s’aventurer sur des sujets qui sont la prérogative des nations souveraines, tandis que d’autres affirmaient que l’état de droit à Malte était solide, sans l’ombre d’un doute.

 

À la fin du débat, M. Muscat a répondu qu’il était tout à fait légitime de laisser les enquêtes judiciaires se poursuivre jusqu’à leur terme avant de juger les personnes accusées, ajoutant que les démissions seraient souhaitables en cas de poursuites judiciaires. Il a également déclaré que les critiques des députés européens à propos des structures maltaises faisaient écho principalement à des articles de presse et non à des analyses émanant d’organismes financiers internationaux. M. Muscat a également confirmé qu’il se rendrait devant la commission PANA une fois que les procédures judiciaires à Malte seront arrivées à leur terme. Enfin, le Premier ministre a vigoureusement défendu l’état de droit, affirmant que son gouvernement l’avait même renforcé.

 

Retrouvez l’ensemble des interventions du débat en cliquant ici.