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  • ACP-UE : besoin d’un accord politique fort et contraignant
  • Terrorisme: seule une action collective permettra des résultats décisifs
  • Débats aussi sur l’impunité pour les crimes contre l’humanité, les risques de famine et la migration

Illustration image for the ACP-EU joint parliamentary assembly in Nairobi,Kenya        
Illustration image for the ACP-EU joint parliamentary assembly in Nairobi,Kenya 

"La démocratie est le meilleur chemin vers un développement durable", a déclaré Louis Michel, co-président de l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE à l’ouverture de sa 33e session.

La 33e session de l’Assemblée parlementaire paritaire (APP) réunissant les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et de l’Union européenne (UE) a été officiellement ouverte ce lundi à St. Julian’s, par la Présidente de Malte, Marie-Louise Coleiro, accompagnée d’Angelo Farrugia, président du parlement maltais.

 

Au cours de la cérémonie, Mémounatou Ibrahima (Togo), la co-présidente (ad interim) de l’APP pour les pays ACP a souligné l’importance de l’Assemblée paritaire qui "fournit aux législateurs ACP et UE un cadre pour un dialogue ouvert, démocratique et approfondi sur la mise en œuvre de l’accord de Cotonou". Elle a rappelé l’importance de "veiller à ce que la gouvernance multilatérale incarne les valeurs, règles, institutions" au travers desquelles "des peuples et organisations s’efforcent d’œuvrer à la réalisation d’objectifs communs [...] au bénéfice des populations qui devraient être au centre de toutes les entreprises humaines".

 

Louis Michel, co-président de l’APP pour l’Union européenne a souligné que "la négociation d’un nouvel accord ACP-UE est une opportunité qu’il ne faut pas rater pour changer de paradigme dans la nature des relations entre l’UE et les États africains". "Nous avons besoin d’un accord politique fort et contraignant entre partenaires égaux en droits et devoirs. Il s’agit d’aller vers un partenariat modernisé, renforcé, plus politique, en mettant l’accent sur nos intérêts communs", a-t-il ajouté.

 

"Seule une action collective permettra des résultats décisifs contre le terrorisme"

 

Les membres discuteront et voteront une résolution d’urgence sur la situation sécuritaire dans la région sahélo-saharienne (débat mardi, vote mercredi). "Le terrorisme est un phénomène planétaire qui nécessite une gouvernance au niveau mondial", a indiqué le co-président. "Nous ne parviendrons à la paix et à la stabilité dans la région que si nous nous attaquons aux causes profondes du terrorisme". "Seule une approche globale reposant sur le développement, l’état de droit, la sécurité et le respect des droits de l’homme permettra de progresser sur la voie de la stabilité", a ajouté Louis Michel

 

La deuxième résolution d’urgence portera sur la situation au Burundi (débat mardi, vote mercredi). "En tant que membres de la communauté internationale, nous avons l’obligation morale de prendre des mesures urgentes afin de protéger le peuple burundais", a souligné Louis Michel.

 

Impunité pour les crimes contre l’humanité

 

A l’heure où plusieurs pays expriment l’intention de se retirer du statut de Rome, les députés européens et leurs partenaires ACP tiendront leur débat clé de la session sur la question de l'impunité pour les crimes contre l'humanité mardi 20 juin après-midi avec Sidiki Kaba, président de l'Assemblée des États parties au Statut de Rome de la Cour pénale internationale.

 

Risque important de famine  

 

Les députés débattront également du risque d'émergence de la plus grave famine et crise humanitaire de l'histoire avec le commissaire Stylianides le matin du mardi 20 juin. Plus de 20 millions de personnes dans quatre pays africains - Soudan du Sud, Somalie, Nigeria et Yémen - font face à la famine et à la faim.

33e Assemblée parlementaire ACP-UE

 

En outre, l'Assemblée débattra et votera trois résolutions le mercredi 21 juin sur:

  • le financement des partis politiques dans les pays ACP et UE (débat mardi matin, co-rapporteurs: Worlea Saywah Dunnah (Liberia) et Cécile Kashetu Kyenge (IT)),
  • l’amélioration de l'efficacité de l'aide et du développement dans la coopération UE-ACP (débat mardi après-midi, co-rapporteurs: Sebastian C. Kopulande (Zambie) et Neoklis Sylikiotis (CY)), et
  • le rôle du sport en tant que facteur d’éducation et d’éradication de la pauvreté (débat mercredi matin, co-rapporteurs: Abderahmane Marrakchy (Mauritanie) et Teresa Jimenez-Becerril (ES)).

 

Les députés établiront aussi un état des lieux de la question de la migration lors d’un débat lundi en fin de journée.

 

À savoir

 

L'Assemblée parlementaire paritaire (APP) ACP-UE rassemble 78 députés européens et ceux de 78 pays de l'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) qui ont signé l'accord de Cotonou, à la base du travail de coopération et de développement ACP-UE.