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Selon les députés, les propositions visant à assouplir les contrôles sur les aliments en provenance de Fukushima pourraient mener à une exposition accrue à la contamination radioactive.

Dans une résolution adoptée mercredi par 543 voix pour, 100 voix contre et 43 abstentions, les députés appellent la Commission européenne à retirer une proposition qui réduirait le nombre de denrées alimentaires importées du Japon à devoir être contrôlées pour une éventuelle contamination radioactive.

 

La législation actuelle prévoit des contrôles supplémentaires sur les importations depuis douze préfectures japonaises, toutes exposées aux retombées radioactives de la catastrophe nucléaire de la centrale de Fukushima en 2011. Cependant, d’après la nouvelle proposition, des produits tels que le riz ou certains poissons et mollusques de la région de Fukushima pourraient être autorisés dans l’UE sans contrôle, échantillon ou analyse.

 

Aucune justification ou explication n’a été donnée pour cette réduction des contrôles, expliquent les députés.

 

Ils font remarquer que, bien que la proposition soit basée sur une analysée détaillée des données fournies par les autorités japonaises pour 2014, 2015 et 2016, ni cette analyse ni un lien vers des données brutes n’ont été fournis dans le projet de proposition.

 

Prochaines étapes

 

La question sera désormais débattue et votée par les représentants des États membres.

 

À savoir

 

Suite à l’accident survenu dans la centrale nucléaire de Fukushima, des conditions particulières à l’importation de denrées alimentaires et d’aliments pour animaux originaires ou en provenance du Japon ont été énoncées dans le règlement d’exécution 2016/6. Ce règlement prévoit que les mesures existantes devaient être révisées d’ici le 30 juin 2016. Ce projet modifie le règlement d’exécution (UE) N°2016/6 et prévoit que, en se basant sur les données soumises par les autorités japonaises pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux originaires de la préfecture de Fukushima, il est approprié de lever l'exigence relative à l'échantillonnage et à l'analyse avant l'exportation vers l'Union de ces denrées alimentaires et aliments pour animaux.