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  • Les députés réitèrent leur appel à cesser les hostilités contre les Rohingyas
  • L'accès humanitaire doit être assuré immédiatement et sans entrave
  • Appel à l'UE pour accroître sensiblement la pression sur les autorités du Myanmar

Les députés réitèrent leur appel aux forces militaires et de sécurité du Myanmar pour qu'elles cessent immédiatement les meurtres, le harcèlement et le viol des Rohingyas.

Depuis août 2017, plus de 646 000 Rohingyas ont fui pour des raisons de sécurité vers le Bangladesh voisin; le nombre total de réfugiés Rohingyas au Bangladesh devrait dépasser le million d'ici la fin de l'année 2017, indique la résolution adoptée à main levée.

 

Le Parlement européen renouvelle son appel "à la fin immédiate de la violence, du massacre et du harcèlement des Rohingyas et des viols perpétrés à leur encontre par les forces de sécurité birmanes". Il exhorte également le gouvernement du Myanmar à:

 

  • condamner fermement toute incitation à la haine raciale ou religieuse et à lutter contre la discrimination sociale et l’hostilité à l’encontre de la minorité Rohingya;
  • travailler avec les organismes d’aide internationale, l’Union européenne et les Nations unies afin de permettre un accès immédiat et sans entrave de l’aide humanitaire à l’État de Rakhine et aux régions voisines;
  • mettre fin à la ségrégation de la population Rohingya; et
  • cesser immédiatement d'utiliser des mines terrestres et à enlever toutes celles qu’il a déjà posées.

 

Sanctions ciblées et champ d'application élargi de l'embargo de l’UE sur les armes

 

L'UE et ses États membres devraient adopter de toute urgence des sanctions punitives ciblées à l’encontre d’individus dans l’armée ou dans les services de sécurité responsables de nombreuses violations des droits de l’homme au Myanmar, et élargir la portée de l’embargo sur les armes en vigueur par l'UE au Myanmar, demandent instamment les députés. Ils demandent à la chef de la politique étrangère de l'UE d'accroître sensiblement la pression sur les autorités et les services de sécurité du Myanmar pour qu'ils mettent fin à la violence et à la discrimination perpétrées contre le peuple Rohingya.