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  • Soutien en faveur de l’intégration de la défense européenne
  • Pour un budget européen de la défense et la libre circulation des troupes des États membres
  • Nécessité d’accélérer le processus de décision sur la politique étrangère et de sécurité commune

La politique étrangère et de défense de l’UE devrait mettre en œuvre une intégration accrue de la défense européenne et une réponse forte aux menaces internationales.

C’est ce qu’ont affirmé les députés mercredi 13 décembre. Ils ont salué le fait qu’après leurs appels répétés, l’intégration de la défense européenne prenne forme avec le Fonds européen de la défense, un quartier général opérationnel de l’UE, la coopération structurée permanente et un examen annuel des projets de défense des États membres.

 

Les députés souhaitent que la Commission européenne crée une direction générale de la défense (DG Défense), qui coordonnerait les initiatives en la matière et faciliterait notamment la libre circulation des troupes et des équipements au sein de l’UE.

 

De plus, ils exhortent les États membres à consacrer 2% de leur PIB à la défense d’ici dix ans, à mettre sur pied un fonds de lancement pour le déploiement rapide des opérations et à proposer d’établir un budget de la défense européenne dans le cadre du prochain budget à long terme de l’UE.

 

Une réponse diplomatique européenne plus forte est nécessaire

 

Dans une autre résolution qui examine les principaux choix de la politique étrangère de l’UE, les députés dressent une liste des grands défis qui menacent la sécurité de l’UE: la prolifération des armes de destruction massive, le terrorisme, les conflits dans le voisinage oriental et méridional, les guerres par procuration, les guerres hybrides et la guerre de l’information.

 

Ils déplorent les multiples violations par la Russie du droit international et sa guerre hybride (un mélange de guerre conventionnelle, hybride et informatique), laissant entendre que ce n’est qu’en mettant fin à ces violations et en respectant les accords auxquels elle est partie que la Russie pourrait voir s’ouvrir la porte à des relations plus étroites avec l’UE.

 

Tous ces défis devraient être relevés grâce à une réponse diplomatique européenne forte et une réaction plus rapide face aux crises en développement, ajoutent les députés. Par conséquent, ils insistent sur le besoin d’accélérer le processus de prise de décisions de la politique étrangère et de sécurité commune au Conseil de l’UE, en passant du vote à l’unanimité au vote à la majorité qualifiée.

 

La résolution sur la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) a été adoptée par 408 voix pour, 132 voix contre et 102 abstentions.

 

La résolution sur la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) a été adoptée par 368 voix pour, 237 voix contre et 61 abstentions.

 

Citations

 

Le rapporteur du PE sur la PESC, David McAllister (PPE, DE), a déclaré: "Une ‘fumée blanche’ s’élève au-dessus de la défense européenne après 8 ans. Le lancement de la coopération structurée permanente est une étape essentielle dans la politique de l’UE. Il s’agit d’un message clair envoyé aux citoyens: l’UE veut et peut agir dans le domaine des politiques de sécurité et de défense. C’est ce que nous demandons depuis dans années."

 

Le rapporteur du PE sur la PSDC, Michael Gahler (PPE, DE), a affirmé: "65% des Européens sont en faveur d’une politique étrangère commune et 75% souhaitent une politique de sécurité et de défense commune. L’UE doit répondre aux attentes de ses citoyens et se concentrer sur ses mesures concernant les 3 ‘C’: la coordination de l’évaluation des menaces, la consolidation du projet européen et la coopération au sein des coalitions et institutions en charge de la sécurité."