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  • Le Vietnam doit libérer le blogueur Nguyen Van Hoa
  • Le gouvernement cambodgien doit permettre à l’opposition de se présenter aux élections de 2018
  • Le Salvador devrait libérer les femmes poursuivies pour fausse couche

Le PE demande la libération du blogueur vietnamien Nguyen Van Hoa, le rétablissement de l’opposition au Cambodge et la décriminalisation des fausses couches et avortements au Salvador.

Vietnam: les députés demandent la libération de Nguyen Van Hoa

 

Le Parlement européen appelle à la libération du blogueur vietnamien Nguyen Van Hoa, condamné le 27 septembre à 7 ans de prison pour production de propagande contre l’État. Le blogueur avait diffusé des informations sur la catastrophe écologique qui a eu lieu dans la province de Ha Tinh en avril 2016, lorsque l’entreprise taïwanaise Formosa Ha Thinh avait rejeté des déchets industriels toxiques dans l’océan, tuant les poissons en masse et rendant les populations malades.

 

Les autorités vietnamiennes devraient libérer tous les citoyens détenus pour avoir exercé leur liberté d’expression et mettre fin à toutes les restrictions liées aux activités des défenseurs des droits de l’homme, affirment les députés. Par ailleurs, ils demandent un moratoire sur la peine de mort dans le pays, une première étape vers l’abolition de la peine capitale.

 

Le Cambodge devrait revenir sur l’interdiction du principal parti d’opposition

 

Les autorités cambodgiennes devraient revenir sur leur décision de dissoudre le parti du salut national du Cambodge (PSNC) et d’interdire ses 118 membres d’activité politique pendant 5 ans, affirment les députés. Par ailleurs, ils demandent la libération du président du PSNC, Kem Sokha, arrêté le 3 septembre. Les députés font part de leurs craintes quant aux élections générales prévues en juillet 2018, soulignant l’illégitimité d’un processus électoral duquel le principal parti d’opposition a été exclu.

 

Le Cambodge bénéficie actuellement du régime préférentiel "Tout sauf les armes" de l’Union européenne, soit le régime le plus favorable au titre du système de préférences généralisées de l’UE (SPG). Si les autorités cambodgiennes ne respectent pas les droits fondamentaux, ces préférences tarifaires doivent être temporairement suspendues, affirment les députés. Ils demandent aussi au Service européen pour l’action extérieure et à la Commission européenne de préparer une liste des personnes responsables de la dissolution de l’opposition et d’autres violations graves des droits de l’homme au Cambodge, en vue d’imposer des restrictions de visa et de geler leurs avoirs.

 

Salvador: libérer les femmes poursuivies pour fausse couche

 

Le Parlement européen exhorte les autorités du Salvador à relâcher les femmes et filles emprisonnées après avoir donné naissance à des bébés mort-nés ou après fausses couches, et à décriminaliser l’avortement. L’Assemblée législative salvadorienne devrait réformer le code pénal pour autoriser l’avortement, au moins dans les cas où la grossesse menace la vie de la femme enceinte ou sa santé physique ou mentale, dans les cas de malformation grave ou mortelle du fœtus, ou si la grossesse est le résultat d’un viol ou d’un inceste, affirment les députés. Ils demandent parallèlement aux autorités de décréter un moratoire sur la loi actuelle.

 

Depuis 2000, au moins 120 femmes au Salvador ont été poursuivies pour des infractions liées à l’avortement, 26 d’entre elles ont été condamnées pour homicide et 23 pour avortement. Les députés demandent aux tribunaux du pays d’annuler les décisions sur les deux cas les plus récents: ceux de Teodora del Carmen Vásquez, dont la peine de 30 ans de prison a été confirmée mercredi par la cour d’appel, et d’Evelyn Beatriz Hernandez Cruz, dont la peine a été confirmée en octobre 2017.

 

Les trois résolutions ont été adoptées à main levée ce jeudi.

 

#humanrights #democracy