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  • Septième d’une série de débats sur l’avenir de l’Europe entre les dirigeants européens et les députés 
  • Engagement accru nécessaire pour réduire davantage les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 
  • L’Europe n’est pas un menu où l’on choisit à la carte 
Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte s'est adressé à la plénière à Strasbourg 

Le Premier ministre des Pays-Bas, Mark Rutte, a débattu mercredi de l’avenir de l’Europe avec les députés et le premier vice-président de la Commission, Frans Timmermans.

‘‘De plus en plus, l’Europe n’est pas la réponse aux nombreux problèmes auxquels est confrontée la population dans sa vie quotidienne. Pour certains, ‘‘une Union toujours plus proche’’ demeure un but en soi. Pas pour moi. L’UE doit moins promettre et davantage agir. Se concentrer sur les missions essentielles permettra de promouvoir l’efficacité, la force et l’identité de l’Union. Et cela renforcera l’unité’’, a déclaré M. Rutte.

 

‘‘Je vais être très clair: le débat sur l’avenir de l’UE ne devrait pas se focaliser sur la question de savoir s’il faut plus ou moins d’Europe. Il devrait se concentrer sur la valeur ajoutée que l’UE peut apporter. Je crois que l’avenir de l’Europe devrait se résumer essentiellement à la promesse originelle de l’Europe. Une promesse d’États membres souverains travaillant ensemble pour être plus prospères, sûrs et stables’’, a-t-il ajouté.

 

‘‘Mais nous ne pouvons tenir cette promesse que si un accord reste un accord. Et si les difficiles compromis que nous devons faire s’appliquent à tous, et dans leur ensemble. L’Europe n’est pas un menu où l’on peut choisir à la carte.’’

 

Mark Rutte a mentionné la politique commune en matière de migration, le contrôle commun des frontières extérieures de l’UE, la sécurité collective et la lutte contre le changement climatique comme des domaines sur lesquels l’UE devrait se concentrer. Il a déclaré que l’objectif actuel de l’UE en matière de réduction des gaz à effet de serre de 40% d’ici 2030 n’était pas assez ambitieux; il a proposé un objectif de 55% d’ici 2030.

 

‘‘Nous avons fait du chemin, et l’UE a démontré qu’elle peut agir quand elle le doit. Mais nous ne sommes pas assez préparés pour de nouvelles crises. Et je le sais, une union monétaire a besoin de mécanismes de stabilisation en temps de crise. Mais si les 19 pays de la zone euro mettaient de l’ordre dans leur budget et leur dette nationale, voilà qui garantirait assez de stabilité. Cela, aussi, est tout simplement un accord existant dans le cadre du pacte de stabilité et de croissance’’, a déclaré le Premier ministre néerlandais.

 

Mark Rutte a également souligné que pour les Pays-Bas, il était très logique que le budget à long terme de l’UE soit réduit après le Brexit.

 

Les dirigeants des principaux groupes politiques ont interrogé M. Rutte sur sa position quant aux affaires extérieures, à l’article 7 du traité (qui suspend certains droits des États membres en cas de violation des valeurs de l’UE), et à la migration. Ils ont aussi demandé l’abrogation de la règle de l’unanimité au Conseil.

 

Certains ont condamné le gouvernement néerlandais pour avoir de longue date alloué des accords fiscaux favorables aux entreprises multinationales et toléré la culture de l’évasion fiscale.

 

D’autres ont réitéré leur soutien aux autorités et au peuple néerlandais suite à la destruction du vol 17 de la Malaysian Airlines au-dessus de l’Ukraine en juillet 2014, appelant la Russie à arrêter de nier sa responsabilité et à coopérer afin de faire la vérité sur ce qui s’est passé.

 

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