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La dernière enquête Eurobaromètre du Parlement européen, menée en septembre 2018 et publiée le 17 octobre 2018, révèle une appréciation croissante des Français pour l’Union européenne.

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  • Oui à l’UE: près de 2/3 des Français estiment que le pays bénéficie de l’appartenance à l’UE et que l’adhésion à l’UE est une bonne chose ;
  • Élections européennes de 2019: la date du scrutin reste assez méconnue mais l’enjeu du vote intéresse les Français ;
  • Image et rôle du Parlement européen: les Français ont une image majoritairement neutre du Parlement européen mais voudraient qu’il joue un rôle plus important dans le fonctionnement démocratique de l’UE.
  • Impact du Brexit: près de 2/3 des Français déclarent qu’ils voteraient contre un « Frexit » si tel référendum était organisé en France ;

L’indicateur Eurobaromètre, mesurant les attitudes des citoyens à l’égard de l'Union européenne (UE), révèle que 64% des Français estiment que leur pays bénéficie de l'adhésion à l'UE. En Europe, ils sont 68% à être du même avis. C'est le score le plus élevé jamais mesuré depuis 1983.

61% des Français considèrent également que l’adhésion de leur pays à l’UE est une bonne chose, ce qui représente 6% de plus par rapport à avril 2018 (55%). Les Européens, en général, ont une opinion à peu près similaire avec 62%, et il s’agit du chiffre le plus élevé depuis le pic enregistré entre la chute du mur de Berlin en 1989 et l'adoption du traité de Maastricht en 1992.


Montée du soutien envers l’UE : conséquence de l’inquiétude face au Brexit

Presque tous les résultats mesurant le soutien à l'UE dans ce dernier sondage montrent une nette amélioration après le référendum britannique de 2016, suggérant une inquiétude grandissante sur tout le continent face à l'impact du Brexit. On remarque une prise de conscience croissante des avantages d'être membre de l'UE en raison des négociations difficiles entre le Royaume-Uni et l’UE. Par ailleurs, 62% des Français déclarent qu’ils voteraient contre un « Frexit » si un tel référendum était organisé en France.


Près de la moitié des Français sont satisfaits du fonctionnement démocratique européen et pensent que leur voix compte dans l’UE

Les derniers chiffres de l'Eurobaromètre montrent également un sentiment de satisfaction pour 44% des Français à l'égard du fonctionnement démocratique de l'UE (contre 49% en Europe), ce qui représente une augmentation de 3 points depuis l'enquête précédente d'avril 2018.

Par ailleurs, 53% des Français (contre 48% en Europe) estiment que leur voix compte dans l'UE, en progression de 4 points par rapport à avril dernier.


Confiance dans les partis politiques et image perçue/rôle souhaité du Parlement européen

83% des Français (68% en Europe) déclarent ne pas avoir confiance dans les partis politiques en général.

Seuls 20% des Français interrogés ont une image positive du Parlement européen. 51% ont une image neutre de l’institution. Ce résultat est à mettre en balance avec le fait que 55% des Français (contre 48% en Europe) souhaitent que le Parlement européen joue un rôle plus important.


Moins d’un tiers des Français connaissent la date des prochaines élections européennes mais le scrutin les intéresse

29% des Français (contre 41% en Europe) savent que les prochaines élections européennes se dérouleront le 26 mai 2019 en France. 51% se déclarent malgré tout intéressés par le scrutin et 46% se disent certains ou quasiment certains d’aller voter.


La lutte contre le changement climatique comme priorité de campagne pour les prochaines élections européennes du Parlement européen

Interrogés sur des problématiques spécifiques qu’ils aimeraient voir débattues dans la campagne électorale en vue des élections de mai 2019, les Français citent comme sujets prioritaires, à proportions quasiment égales :

- la lutte contre changement climatique (53%, soit une progression de 14% par rapport à avril dernier)

- la lutte contre le terrorisme (53%) et la lutte contre le chômage des jeunes (54%)

En Europe, le classement est différent. L’immigration occupe désormais la première place (50%), suivie de l’économie (47%) et du chômage des jeunes (47%), tandis que la lutte contre le terrorisme passe à la quatrième place avec 44%.

En réaction aux résultats de l’enquête, le Président du Parlement européen, Antonio Tajani, a déclaré : « Alors que les détails de l’accord sur le retrait du Royaume-Uni sont en cours de finalisation, ces chiffres mettent en exergue une appréciation grandissante des bénéfices de l’UE sur l’ensemble du continent. Néanmoins, il reste beaucoup à faire. Une coopération et une solidarité continues à l’échelle européenne sont essentielles pour apporter des réponses aux préoccupations des citoyens ».

Guy Verhofstadt, coordinateur du Parlement européen pour le Brexit, a ajouté : « Le fait que 51% des citoyens britanniques interrogés souhaitent rester dans l’UE est un sévère rappel des divisions profondes causées par le Brexit et du besoin de trouver une relation future durable, étroite et de long terme prenant la forme d’un accord d’association large et approfondi. Alors que nous devons nous préparer à toutes les éventualités, il apparaît qu’il y a peu d’attrait au Royaume-Uni ou ailleurs dans l’UE pour un soi-disant « Brexit dur » ou pour un scenario sans accord. J’espère que le résultat final des négociations en sera le reflet ».


Contexte de l’enquête :

Le travail de terrain de ce Parlemètre a été mené entre le 8 et le 26 septembre 2018 auprès de 27 474 Européens (âgés de 16 ans et plus), interrogés physiquement par Kantar Public dans les 28 États membres.


Lien vers l’étude :

http://www.europarl.europa.eu/at-your-service/en/be-heard/eurobarometer/parlemeter-2018-taking-up-the-challenge