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Strong - but not invulnerable. Despite an impressive 4 metres and 600kg, the blue fin tuna is an endangered species. And why? Overfishing and illegal catches....(read more) Facebook Dans la conception du nouveau modèle européen de gouvernance économique, le Parlement devra jouer un rôle essentiel afin d'éviter l'approche du "plus petit dénominateur commun", a déclaré Jean-Claude Trichet devant les députés de la commission des affaires économiques et monétaires ce lundi.
Idéalement, un changement dans les traités serait nécessaire pour permettre de développer, de la manière la plus efficace, un modèle de gouvernance économique, a admis M Trichet. Il a néanmoins constaté que les règles du Traité actuel permettaient une marge de manœuvre pour réaliser des progrès substantiels et le Parlement doit s'assurer de tels changements tout comme il l'a fait pour la réforme du système de supervision financière.
Le débat avec les députés a essentiellement porté sur la situation économique actuelle et les prévisions, la réglementation financière internationale, les politiques d'austérité et la souveraineté lors de crise de la dette.
Quelles sanctions?
José-Manuel Garcia-Margallo (PPE, ES) a interrogé M. Trichet sur l'idée de supprimer le droit de vote de l'arsenal des sanctions du pacte de croissance et de stabilité. Selon M. Trichet, cela requiert un changement dans les Traités mais lui-même soutient l'idée de sanctions politiques. "Nous pouvons allons très loin dans le développement d'autres types de sanctions de mesures incitatives avec le droit dérivé", a-t-il ajouté.
Mécanisme de stabilité financière
Pervenche Berès (S&D, FR) a demandé s'il n'était pas nécessaire de développer un mécanisme permanent de stabilité financière, semblable à celui mis en place pour aider la Grèce. Pour M. Trichet, c'est la surveillance qui doit être renforcée, pour éviter d'avoir une nouvelle fois une situation identique à celle de la Grèce. "Nous devons travailler à trouver des moyens de prévention plutôt que des moyens de s'en sortir", a-t-il répondu à une question similaire de Werner Langen (PPE, DE).
Pour Vicky Ford (ECR, UK), les prêts sous les conditions du Fonds européen de stabilité financière reviennent "à donner à une personne en difficulté une carte de crédit très chère". M. Trichet a répondu que les règles du Fonds européen de stabilité financière doivent être sévères afin de prévenir le risque moral.
L'austérité reste le traitement adéquat
Sven Giegold (Verts/ALE, DE) a mis en doute les plans d'austérité comme traitement adapté à la situation de crise, affirmant que le plan d'austérité en Irlande a entraîné ce pays dans d'autres difficultés économiques. M. Trichet a répondu que les prévisions économiques n'étaient pas encore idéales et que les difficultés de l'Irlande proviennent de ce climat plutôt que des plans d'austérité. "Les décisions du gouvernement permettront à l'Irlande un regain de compétitivité", a-t-il ajouté.
Jürgen Klute (GUE, DE) a également critiqué la vague des politiques d'austérité en Europe. "Pourquoi les citoyens doivent-ils payer la facture de la crise? Pourquoi l'UE impose-t-elle tant d'austérité?", a-t-il demandé". M. Trichet a répondu que la vague de réformes de la législation financière rendra le secteur financier plus résistant dans le futur. Il a également ajouté qu'il s'agissait d'une crise mondiale et l'UE ne doit pas en être le bouc émissaire.
Règlementation financière internationale
Wolf Klinz (ALDE, DE) a souligné les inquiétudes concernant les différences considérables entre l'UE et les Etats-Unis dans la règlementation du secteur financier. M. Trichet a admis qu'il existait certes des différences mais que, dans l'ensemble, une règlementation à un niveau mondial était essentielle pour réussir.