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Au-delà des engagements, des actes pour résoudre la crise de la zone euro

ECON Affaires économiques et monétaires 17-01-2012 - 12:27
 

La zone euro connaît une situation particulièrement grave, a déclaré Mario Draghi devant les membres de la commission des affaires économiques, lundi, lors de son premier entretien en tant que président du Comité européen du risque systémique. M. Draghi a souligné la nécessité d'une action rapide et coordonnée des États membres pour résoudre la crise. Il a également fait part de ses idées sur le fonds de sauvetage, dégradé durant la réunion.


La double casquette portée par M, Draghi, en tant que président du CERS et de la BCE, ne l'a pas empêché de rester ferme sur sa position en tant que directeur de la Banque centrale européenne, contrairement à son prédécesseur, Jean-Claude Trichet.


Agir dans le bon ordre pour résoudre la crise


M. Draghi a qualifié le nouveau traité d'union économique renforcée d'"important", mais il n'a eu de cesse d'insister sur la nécessité d'adopter des mesures concrètes, une coordination solide et une chronologie adéquate dans les actes à poser. "Si tous les acteurs se montrent solidaires, nous aurons la stabilité" a-t-il déclaré.


Certains députés ont souligné la nécessité d'une croissance et d'investissements effectifs, et d'un nouveau traité qui apporte la stabilité dans la zone euro. D'autres ont critiqué les banques pour ne pas avoir transférer l'argent emprunté à bon compte à l'économie réelle. Ils ont invité la BCE à agir elle aussi, en renonçant à une part de la dette grecque qu'elle détient.


Réduire l'impact des agences de notation de crédit


Jean-Paul Gauzes (PPE, FR) a interrogé M. Draghi sur la meilleure façon de légiférer pour réglementer les agences de notation de crédit, tandis que Leonardo Domenici (S&D, IT) a voulu connaître sa position concernant la dégradation du Fonds européen de stabilité financière (FESF).


La réputation des agences de notation a été lourdement affectée, a répondu M. Draghi, "mais au lieu de critiquer ces dernières, nous devrions faire en sorte que la législation réduise leur impact et apporte davantage de concurrence".  Concernant la baisse de la note du FESF, M. Draghi a laissé entendre que la solution pourrait consister en une augmentation de la contribution au fonds par les pays possédant le "triple A".


Traité d'union économique renforcée


Dans la soirée, une réunion commune des commissions des affaires économiques et des affaires constitutionnelles a été organisée avec Roberto Gualtieri (S&D, IT) membre du groupe de travail chargé d'élaborer le traité d'union économique renforcée.  Après un aperçu des points restés en suspens, M. Gualtieri a indiqué qu'il avait bon espoir que des modifications seraient apportées au texte de façon à répondre aux attentes du Parlement.  


Les députés ont demandé aux "membres participant au groupe de travail" de continuer à soutenir les exigences clés du Parlement, afin de s'assurer que le texte final ne soit pas uniquement axé sur l'austérité et qu'il ne s'écarte pas de façon excessive des procédures en vigueur dans l'UE.


Plusieurs députés ont également appelé à une approche pragmatique pour parvenir à un accord qui engendre une action rapide et éviter un débat sans fin.




Présidence: Sharon BOWLES (ALDE, UK)

Date: 16-01-2012

REF. : 20120116IPR35404
 
 
 
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