To restore people's trust in the EU we need quick and tangible results on youth employment and tax fraud, warned Parliament president Martin Schulz at the...(read more) Facebook
Water is the theme of this year's International Day for Biological Diversity. Essential to life, water has always been an important topic for the Parliament....(read more) Facebook
The chat with Jan Philipp Albrecht, who is charge of steering the data protection proposal through Parliament, has just started! Don't miss the opportunity to...(read more) Facebook
What would you do with €1 trillion? That's the amount of taxes lost to fraud and evasion in Europe: €2,000 per citizen per year. Read more about how Parliament...(read more) Facebook L'aide au développement de l'UE devrait encourager les économies émergentes à consacrer une plus grande part de leurs revenus aux besoins sociaux afin de réduire progressivement l'aide au développement, ont estimé les députés de la commission du développement dans une résolution adoptée mardi, en réponse au nouvel agenda présenté par la Commission européenne.
La commission souligne que 70% des personnes en situation de pauvreté dans le monde vivent dans les pays à revenu intermédiaire et déplore le fait que dans les économies émergentes, ces personnes restent privées d'accès à l'éducation, aux soins de santé et aux autres avantages de la croissance économique.
"La Commission devrait négocier une feuille de route visant à réduire progressivement l'aide officielle au développement des pays à revenu intermédiaire. La politique de développement de l'UE doit s'efforcer de rendre les pays qui bénéficient de l'aide davantage responsables de leur propre population", a déclaré le rapporteur Charles Goerens (ADLE, LU), après le vote. Il a ajouté que sa commission souhaitait des garanties pour s'assurer que les ressources des donateurs dédiées à la croissance inclusive soient utilisées pour lutter contre la pauvreté.
Les députés craignent que le nouvel agenda européen pour le développement ne soit trop centré sur la croissance économique alors que le principal objectif devrait être d'éradiquer la pauvreté. Ils mettent en garde contre une "confiance excessive" selon laquelle les bénéfices du développement seraient automatiquement redistribués dans le secteur privé, ce qui pourrait mener à une croissance déséquilibrée, non-inclusive sans réelle réduction de la pauvreté ou des inégalités.
La commission du PE souligne l'écart grandissant entre les riches et les pauvres à la fois dans les pays en développement et dans les pays émergents. Elle souhaite que l'aide au développement contribue au commerce équitable, à la redistribution des richesses et à la justice sociale et demande à la Commission de négocier une réduction de l'aide au développement avec les pays à revenu intermédiaire. Les députés demandent également une conférence internationale avec la participation des pays BRICS (groupe formé par le Brésil, la Russie, L'Inde et la Chine) afin d'encourager la coopération au développement entre les donateurs, les pays en développement et les pays émergents.
L'UE doit examiner les moyens de coopérer directement avec des zones régionales touchées par la pauvreté dans les pays à revenu intermédiaire, proposent les députés, qui plaident également en faveur de la définition de critères de vulnérabilité pour l'utilisation des fonds dans le cadre du nouvel instrument de coopération de l'UE. De tels critères permettraient de prendre en compte les niveaux de pauvreté, de développement humain et d'inégalités dans un pays, ainsi que son revenu national brut.
La commission demande davantage de transparence dans l'utilisation des fonds publics alloués à la coopération au développement et une information spécifique sur le rôle joué par la société civile et les autorités régionales et locales, pas seulement dans la mise en œuvre des programmes mais également dans la conception des politiques de développement.
Contexte
L'UE est le plus grand donateur d'aide au développement dans le monde. La Commission a proposé des changements significatifs dans la politique de coopération au développement dans son document "Accroître l'impact de la politique de développement de l'UE: un programme pour le changement", présentée l'année dernière.
Prochaines étapes
La résolution a été adoptée par la commission parlementaire par 19 voix pour, 3 contre et pas d'abstention. Le vote en plénière est prévu pour la session de septembre (à confirmer).
Sous la présidence d'Eva Joly (Verts/ALE)
10.07.2012