Share to show your support! It's #WorldRefugeeDay and one of the most affected countries is #Syria - 1.5 million have fled the armed conflict and this could...(read more) Facebook
Photo of the day: Young visitors on the "Solidarność" ("Solidarity") Esplanade in front of the European Parliament. Facebook
Growth + #development aid = fighting #poverty. This is the recipe discussed during a meeting of parliamentarians from EU and the African, Caribbean and Pacific...(read more) Facebook
There has to be room for creativity, according to the culture committee. Read more @ http://epfacebook.eu/a5f and tell us: what do you do in your free time? Facebook L'UE a besoin d'un budget à long terme adéquat et flexible pour renforcer son économie et son marché du travail, ont déclaré la plupart des dirigeants des groupes politiques lors d'un débat, ce mercredi. Il s'agit d'un signal à destination du Conseil européen extraordinaire de jeudi qui va rechercher un accord politique sur le cadre financier pluriannuel de l'UE pour la période 2014-2020. Le Conseil doit se mettre d'accord à l'unanimité et tout accord doit être approuvé par le Parlement.
"Nous devons nous placer au-dessous de la proposition de la Commission", a déclaré le Vice-ministre aux affaires européennes de Chypre, Andreas Mavroyiannis, au nom du Conseil, soulignant les contraintes budgétaires présentes partout en Europe. "La dernière proposition, présentée par le Président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, comprend tous les éléments nécessaires en vue d'un accord", a-t-il ajouté. Cette proposition s'élève à 80 milliards d'€ de moins que celle de la Commission européenne se montant à 1033 milliards d'€ pour sept ans.
Les négociations budgétaires sont "un test pour la crédibilité de l'UE", a déclaré le Président José Manuel Barroso. "Certaines personnes disent: "coupons!" et prétendent que cela ne fera aucune différence, mais une petite différence dans le budget de l'UE donne lieu à une énorme différence pour les personnes qui dépendent des programmes de l'UE. À titre d'exemple, pour chaque milliard coupé dans le programme Horizon 2020, 4.000 petites et moyennes entreprises perdent un financement", a-t-il indiqué.
Le président du groupe PPE, Joseph Daul, a averti: avec un budget inférieur à 1% du RNB européen, "nous ne pouvons pas poursuivre les politiques actuelles". Notant que 517 députés ont voté en faveur d'un budget européen fort, il a réaffirmé que l'UE a besoin d'un budget solide et responsable pour exécuter les projets existants et les promesses en ajoutant: "investir dans l'avenir est la seule façon de sortir de la crise".
Le chef de file du groupe S&D, Hannes Swoboda, a vivement critiqué "l'attitude individualiste" adoptée par certains États membres. "Nous entendons certaines personnes parler de 50 milliards d'€ de moins, de 80 milliards d'€, de 100 milliards d'€ et même de 200 milliards d'€ de moins. Il s'agit d'une course honteuse au nivellement par le bas, comme si le budget de l'UE n'était qu'un jeu de chiffres", a-t-il déclaré, ajoutant que l'Union européenne avait besoin "de suffisamment de fonds pour être performante".
Le président du groupe ALDE, Guy Verhofstadt, a comparé le budget de l'UE aux budgets nationaux: "Tout ce débat est ridicule. Nous parlons de 1 % du RNB de l'UE, c'est-à-dire moins que le budget de la Belgique ou de l'Autriche. Les budgets de l'Allemagne et de la France sont tous deux 8 à 10 fois plus conséquents que celui de l'UE. Nous avons besoin d'un budget européen solide, car la mise en commun des ressources au niveau de l'UE est la seule manière de résoudre les problèmes au niveau national. Nous devrions être prêts à bloquer un accord s'il est en dessous de la proposition de la Commission européenne", a-t-il expliqué.
Pour le groupe des Verts, Helga Trüpel a déclaré que "la chancelière Merkel avait tort lorsqu'elle nous a dit, il y a deux semaines, que les 27 États membres avaient décidé d'investir 3 % de leur RNB dans la recherche et le développement. Elle est à la tête d'un groupe de contributeurs nets qui souhaitent réduire la R&D de 12 % et qui se cachent derrière la présidence actuelle".
Le chef de file du groupe des conservateurs, Martin Callanan, a critiqué ceux "qui pensent que chaque problème peut être résolu par plus d'Europe". Il a rejeté l'idée que le budget de l'UE était un budget d'investissement, mentionnant que 40 % de ce budget sont alloués aux subventions agricoles et 6 % aux charges administratives. M. Callanan a cependant déclaré que les fonds de cohésion devraient être maintenus pour les États membres qui en ont le plus besoin.
Pour le groupe EFD, Nigel Farage a expliqué qu'il "est remarquable que l'Union européenne parle de prendre un autre billion d'euros aux contribuables européens, malgré le fait que les comptes n'aient pas été approuvés pour la 18e année consécutive. S'il s'agissait d'une entreprise, les directeurs, et donc dans ce cas la Commission, seraient tous en prison".
Au nom du groupe GUE/NGL, Gabriele Zimmer a déclaré: "Les fonds supplémentaires demandés par la Commission reflètent simplement les nouvelles tâches attribuées à l'Union européenne. Ils ne seront pas utilisés pour plus d'administration. (...) Comment l'UE peut-elle, par exemple, continuer à lutter contre l'exclusion sociale et la pauvreté si des coupes sont effectuées dans les financements destinés aux plus pauvres? Le Conseil doit adopter une attitude différente. Il faut s'écarter des ces intérêts nationaux égoïstes".