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Direct Info: 20-05-98
Lutte contre le trafic de véhicules :har monisation documents d'immatriculation
Bruxelles, le 20 mai 1998
Lutte contre le trafic de véhicules dans
l'UE : pour une harmonisation des
documents d'immatriculation
Soucieuse de lutter contre le trafic transfrontières de véhicules qui sévit
à grande échelle, la commission des transports et du tourisme en
appelle à une harmonisation européenne des documents
d'immatriculation des véhicules à moteur et de leurs remorques. En
adoptant le rapport de son président, M. Jean-Pierre BAZIN (UPE, F),
sur la proposition de la Commission concernant une directive relative
aux documents d'immatriculation des véhicules à moteur et de leurs
remorques, la commission dénonce ce genre de fraude, source de
nombreux ennuis pour des millions de citoyens de l'UE. Qui plus est, ce
trafic augmente dans bon nombre d'Etats membres. Or, il est évident
que disposer de documents d'immatriculation constituera un apport
considérable dans la manière de s'attaquer à ce problème.
Actuellement, les documents d'immatriculation délivrés par les Etats
membres sont fort différents. La Convention de Vienne de 1968 sur la
circulation routière fixe ce qui doit figurer, au minimum, dans les
documents d'immatriculation, mais certains Etats membres ne l'ont pas
signée ou mise en application. La proposition de la Commission vise à
intégrer les dispositions de la Convention concernant les éléments
devant figurer sur les certificats d'immatriculation pour lui conférer un caractère plus contraignant
et y ajouter des informations complémentaires.
Quatre raisons spécifiques sont avancées pour justifier cette proposition :
- pour que les autorités des Etats membres soient en mesure de contrôler valablement sur leur
territoire les véhicules immatriculés dans d'autres pays, il est impératif que la présentation et le
contenu des documents soient clairs et compréhensibles;
- les certificats d'immatriculation ne mentionnent pas, dans certains cas, les informations
pertinentes et il peut s'avérer difficile de vérifier si tel conducteur est légalement habilité à
conduire tel véhicule donné;
- si les données ne sont pas harmonisées, l'immatriculation d'un véhicule précédemment
immatriculé dans un autre Etat membre restera un problème;
- enfin, il est malaisé de vérifier la qualité du titulaire d'un certificat d'immatriculation d'un
véhicule immatriculé dans un autre Etat membre, en particulier lorsque le demandeur n'est pas
le propriétaire.
La solution envisagée consiste à délivrer un document d'immatriculation composé de deux parties.
Dans les pays où les conducteurs ne sont pas tenus d'être en possession du certificat
d'immatriculation (Royaume-Uni, Danemark et Suède), la plaque d'immatriculation renvoie les
autorités à un registre national central. Lorsque des conducteurs venant de ces pays se déplacent
à l'étranger, ils sont tenus d'être en possession du certificat d'immatriculation ou d'une copie. Le
rapporteur précise que le texte de la proposition est un compromis. Des tentatives antérieures
d'harmonisation se sont heurtées à des résistances imputables aux vieilles traditions juridiques et
administratives nationales du Royaume-Uni, du Danemark et de la Suède, pays qui émettent un
certificat en une seule partie.
Pour plus d'informations : Ton HUIJSSOON, tél.: 284.24.08
rappel
Rectification Direct agenda n° 20 - Il était annoncé la tenue du
FORUM Euro-méditerranéen à La Vallette (Malte).
C'est en fait une réunion préparatoire à ce Forum.
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Restreindre droit des Etats membres de légiférer dans les matières
LA COMMISSION ECONOMIQUE VEUT RESTREINDRE LE DROIT DES
ETATS MEMBRES DE LEGIFERER DANS LES MATIERES
MONETAIRES
Dans un rapport de M. Fernand HERMAN (PPE, B), la commission économique (président : M.
Karl von WOGAU, PPE, D) demande que soient apportées de substantielles modifications à la
proposition de la Commission relative à l'obligation faite en vertu du traité aux Etats membres de
consulter la BCE avant d'adopter des réglementations relevant de ses compétences (procédure de
consultation). Les domaines visés comprennent les questions monétaires, les moyens de paiement,
les systèmes de paiement et de règlement. Bien que les Etats membres soient déjà soumis à une
exigence quasiment identique vis-à-vis de l'IME, le rapporteur souligne que ce qui était possible au
cours des phases 1 et 2 de l'Union économique ne le sera plus au cours de la phase 3. Il estime
qu'autoriser les Etats membres à bénéficier encore d'une totale liberté de légiférer dans des
domaines relevant des compétences de la BCE, à la seule condition qu'ils consultent celle-ci,
aboutirait à une UEM excessivement décentralisée. La commission a décidé de suivre l'avis de son
rapporteur et a donc adopté une série d'amendements à la proposition de la Commission. Les
amendements établissent le principe selon lequel les questions relevant des compétences de la
BCE doivent être traitées au niveau communautaire. Ils visent également à restreindre aux seuls
cas de nécessité urgente le droit des Etats membres de réglementer dans de telles matières, même
si dans de tels cas, l'Etat membre concerné devrait obtenir l'autorisation préalable de la BCE ou de
la Commission.
Pour plus d'informations : Anders GANTEN, tél. : 284 62 34
Accord UE/Etats-Unis sur le piégeage: non à la cruauté
ACCORD UE/ETATS-UNIS SUR LE PIEGEAGE : NON A LA CRUAUTE
Le 19 mai, la commission de l'environnement a rejeté, par 17 voix contre 1 et 1 abstention, un
accord entre la Communauté européenne et les Etats-Unis sur des normes humaines de piégeage
parce qu'il n'empêche en rien la cruauté exercée envers les animaux.
Saisi par le Conseil, le Parlement doit se prononcer sur cet accord négocié par la Commission
européenne. Toutefois, le Parlement n'ayant en la matière qu'une compétence consultative, le
Conseil peut ignorer son avis et approuver malgré tout cet accord comme il le fit pour un accord
similaire conclu avec le Canada et la Russie voici peu.
Dans son rapport non législatif préconisant le rejet de l'accord, dans le droit fil de ce qui a toujours
été la position du Parlement en la matière, M. Carlos PIMENTA (PPE, P), rapporteur de la
commission, dénonce le fait que "des millions d'animaux continueront d'être exposés à la cruauté
des pièges à mâchoires pendant des années encore" car on a négligé de prendre en considération
le bien-être des animaux.
Il accuse le Conseil et la Commission d'ignorer l'obligation qui leur incombe aujourd'hui en vertu de
la directive (CEE) 3254/91 du Conseil d'interdire dans certaines conditions les importations de
fourrures provenant d'animaux capturés au moyen de pièges à mâchoires, et ce de peur de
contrevenir aux règles de l'OMC.
Le rapport doit être examiné en séance plénière au cours de sa session du 15 au 19 juin à
Strasbourg. Le président de la commission de l'environnement est M. Ken COLLINS (PSE, RU).
Pour plus d'informations : Patrick REYNOLDS (tél. : 284 47 06)
Urgence sur l'OCM-Huile d'Olive
URGENCE SUR L'OCM-HUILE D'OLIVE
C'est par 25 voix pour, 17 contre et 1 abstention, que la commission de l'agriculture et du
développement rural (Président: M. Juan Luis COLINO SALAMANCA, PSE, E) a voté l'urgence
sur la réforme de l'OCM-huile d'olive. Le rapporteur, M. Salvador JOVÉ PERES (GUE/NGL, E),
s'était prononcé contre cette demande d'urgence qu'il considère comme étant sans précédent et
que le Parlement européen, par souci de rigueur, aurait dû repousser. S'il reconnaît qu'il faut une
réforme urgente de l'OCM, il estime cependant que cette réforme ne peut se décider dans la
précipitation et, qui plus est, sur base de données qui ne sont pas fiables. Il estime que par ce vote
la commission de l'agriculture a cédé devant le Conseil qui veut empêcher de discuter du fond du
problème et que, ce faisant, le PE négligera des informations importantes. Dans la mesure où la
campagne huile d'olive ne débute qu'en novembre, M. Jové PERES estime qu'on aurait dû se
donner le temps d'avoir un débat approfondi.
M. Giacomo SANTINI (UPE, I) s'est par contre déclaré favorable à l'urgence. Il justifie cette
demande d'urgence par la nécessité de donner aux producteurs la possibilité de fonctionner sur
base du nouveau règlement dès la prochaine campagne. Il estime aussi qu'il faut éviter la tendance
constatée ces deux dernières années au niveau de la production et souligne que des excédents de
production, estimés à 1.100.000 tonnes, ont déjà été annoncés par les producteurs espagnols. Il
estime qu'une décision rapide permettra de faire la clarté avant le début de la prochaine campagne
huile d'olive.
Le vote sur cette demande d'urgence aura lieu en plénière le 16 juin à Strasbourg. Si la réponse
s'avérait positive, une réunion de la commission de l'agriculture devrait se tenir. Quant au débat,
il devrait avoir lieu le jeudi 18 ou le vendredi 19.
Pour plus d'informations : Guy DEREGNAUCOURT (tél.: 284.38.06 - email: gderegnaucourt@
europarl.europa.eu)
Convention de Lomé : suspension en cas de violation grave des droits de l Homme
CONVENTION DE LOMÉ : SUSPENSION
EN CAS DE VIOLATION GRAVE DES DROITS DE L'HOMME
Le respect des droits de l'homme, des principes démocratiques et de l'Etat de droit sont des
éléments essentiels de la coopération au développement entre l'Union européenne et les pays
d'Afrique, Caraïbes et Pacifique. L'article 366bis de la 4ème Convention de Lomé révisée en 1995
prévoit la suspension partielle ou intégrale de la coopération en cas de violation grave des droits
de l'homme. Il s'agit aujourd'hui d'établir la procédure de mise en oeuvre de cet article.
La commission du développement et de la coopération (Président: M. Michel ROCARD, PSE,
F) désirait que le Parlement ait le droit de formuler un avis conforme sur chaque proposition visant
à suspendre ou à reprendre la coopération avec les pays ACP. Le Conseil vote à la majorité
qualifiée en cas de suspension partielle, à l'unanimité en cas de suspension intégrale de
l'application de la Convention. Le 6 mars 1998, le Conseil a fait savoir que l'avis conforme du
Parlement européen était légalement à exclure. Aujourd'hui, en adoptant le rapport de Mme Magda
AELVOET (Verts, B), les parlementaires reviennent à la charge en demandant que le Parlement
européen soit consulté lorsque le Conseil entend suspendre ou reprendre la coopération au
développement avec un pays ACP. Elle demande à son Président d'ouvrir la procédure de
conciliation avec le Conseil et avec le concours actif de la Commission à ce propos.
Pour plus d'information: Marie-Christine de Saint-ARAILLE (tél. 284.38.13 - email:
marie-christine.de-saintaraille@europarl.europa.eu)
UE/PVD : pour un commerce équitable
UE/PVD : POUR UN COMMERCE ÉQUITABLE
Le commerce équitable pourrait se résumer en une formule: acheter des produits des pays en voie
de développement directement auprès des producteurs, à des prix plus élevés que ceux fixés par
le marché pour les revendre à des consommateurs disposés à payer un prix plus élevé au nom de
la solidarité. Le premier label "commerce équitable", Max Havelaar, a été créé aux Pays-Bas en
1988. Ensuite ont été créés les labels Transfair et Fair Trade Mark ainsi que Rättvisemärkt.
Aujourd'hui, il apparaît de plus haute importance que l'on s'accorde sur une définition commune de
cette notion.
En adoptant le rapport de M. Raimondo FASSA (ELDR, I), la commission du développement et
de la coopération (Président: M. Michel ROCARD, PSE, F) invite la Commission à intégrer la
promotion du commerce équitable dans sa politique de développement et sa politique commerciale.
Elle demande à la Commission d'élaborer une communication à ce sujet et préconise la création
d'une ligne budgétaire "commerce équitable". Elle se félicite de l'introduction de clauses sociales
et environnementales particulières dans le cadre du SPG et demande que l'on crée un label
commun "commerce équitable européen". Elle détermine les critères auxquels doit répondre le
commerce équitable. Citons notamment :
- achat direct, des producteurs locaux à l'entreprise d'importation, sans intermédiaires autres que
des entreprises d'exportation organisées pour le bien de leurs producteurs.
- prix équitables, fondés sur les prix actuels du marché lorsque ceux-ci existent, majorés d'une
prime au commerce équitable, ces prix ne pouvant descendre au-dessous d'un prix plancher.
- paiement anticipé au gré du producteur d'une partie de la marchandise;
- respect des conventions de l'OIT et des normes environnementales.
La Commission européenne est invitée à soutenir les projets qui souscrivent à ces critères
pourvu que les produits faisant l'objet desdits projets soient conformes aux critères de santé, de
sécurité et d'hygiène exigés par l'Union.
Pour plus d'information: Marie-Christine de Saint-ARAILLE (tél. 284.38.13 - email:mstaraille@
europarl.europa.eu)
interactions entre le militaire et l'environnement
INTERACTIONS ENTRE LE MILITAIRE ET L'ENVIRONNEMENT
La commission des affaires étrangères (M. Tom SPENCER, PPE, RU), a tenu le 19 mai 1998,
une deuxième audition publique sur l'utilisation des ressources militaires à des fins
environnementales dans le cadre de l'élaboration du rapport sur La sécurité environnementale et
les affaires étrangères (rapport THEORIN).
Mme BETEN du CCMS (Comité sur les défis de la société moderne) de l'OTAN s'est exprimée sur
les efforts déployés pour promouvoir le dialogue sur les questions de l'environnement. Par rapport
à 1969 où l'on discutait entre les 16 pays membres de l'OTAN, ce dialogue est aujourd'hui étendu
à 44 pays participants au Partenariat pour la Paix . Mme BETEN s'est attardée plus spécifiquement
sur la sensibilisation à l'environnement des forces armées qui culmine aujourd'hui dans la création
des 'divisions environnementales' dans les Ministères de la Défense dans un nombre grandissant
des pays. Aux questions de Mme THEORIN (PSE, S) et M. DE MELO (PPE, P) sur les effets des
armes non-létales (ou non-mortelles) sur l'environnement, Mme BETEN a précisé qu'elle n'était pas
en mesure de répondre. A, ce sujet, M. SPENCER a spécifié qu'il n'avait toujours pas reçu de
réponse formelle de l'OTAN concernant le projet HAARP (voir Direct Info du 5.02.98).
Mme THEORIN a insisté sur les interactions entre le militaire et l'environnement (un problème
climatique pouvant causer un conflit et des armes ou des infrastructures militaires pouvant avoir des
incidences graves sur l'environnement) et a déclaré que l'expérience suédoise pourrait servir
d'exemple aux autres pays.
Les intervenants suédois, M. PRAWITZ (Utrikespolitiska Institutionen, Stockholm), le Capitaine
TILANDER et le Major FRIDH de la brigade environnementale de Boras, ont insisté sur la nécessité
d'utiliser les équipements militaires à des fins duales (civiles et militaires) et sur l'importance du
partage mondial des données environnementales, qu'elles soient issues d'organismes militaires ou
civils. Pour exemple, la gestion des risques militaires peut servir à protéger l'environnement. Lors
de la catastrophe de Tchernobyl, l'armée suédoise a utilisé ses équipements pour relever la
radioactivité en Suède. D'après M. BERTENS (ELDR,NL), président de la sous-commission de la
sécurité et du désarmement, le modèle suédois ressemble déjà à un code de conduite qui pourrait
être appliqué facilement par les militaires partout dans le monde.
Concernant la nécessité d'une coopération internationale dans les domaines civils et militaires, M.
DUCHOSSOIS (Agence Spatiale Européenne) et M. BOUCHARD (Aérospatiale) ont insisté sur
l'importance de l'utilisation des satellites à des fins militaires et civils dans le cadre d'une
coopération internationale accrue, devant inclure également les pays de l'ex-URSS. Le premier
orateur a souligné la nécessité d'un financement public important permettant une diffusion à faible
coût des informations et le maintien du leadership européen. Le second a mis l'accent sur le
problème persistant de l'accès aux informations militaires par les civils dans les coopérations
duales. A ce jour, il n'existe toujours pas de règlement international en la matière.
Pour plus d'informations: Jacques NANCY, tél.02/284.24.85, Hélène LANVERT et Giovanni CELLINI
- email:Infomemo@europarl.europa.eu
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