1. La Commission sait-elle qu'il ressort d'une étude de l'Inspection néerlandaise des denrées faisant le point de la situation en l'an 2000 que sur les 2 600 échantillons de fruits et légumes mis en vente dans des magasins néerlandais et contrôlés, 9,2 % contenaient plus de pesticides que le pourcentage autorisé par la loi?
2. La Commission sait-elle également que ce taux de contamination n'était que de 4 % pour les produits du pays mais qu'en revanche on a enregistré des dépassements particulièrement élevés, jusqu'à 50 %, pour le raisin d'Italie, la laitue de France et les poivrons et oranges d'Espagne et ce, en dépit du fait qu'une partie de ces produits avait déjà été contrôlée et détruite avant d'arriver dans le commerce?
3. Que pense-t-elle du fait que la Fondation néerlandaise pour la nature et l'environnement (Natuur en Milieu) ainsi que l'Association néerlandaise pour la protection de l'environnement (Milieudefensie) exigent du gouvernement et des distributeurs qu'ils détectent suffisamment à temps ces denrées alimentaires contaminées et qu'ils les éliminent avant qu'elles n'arrivent au consommateur? Que pense-t-elle également du conseil de l'Union néerlandaise des consommateurs et des organisations environnementales de ne plus manger que des fruits et des légumes de culture biologique?
4. Que peut-elle faire pour empêcher que de telles denrées puissent encore être produites à l'intérieur de l'UE?
5. Comment les États membres de l'UE peuvent-ils empêcher que des fruits et légumes contaminés en provenance d'États membres moins rigoureux pénètrent sur leur territoire et y occasionnent des maladies ou des dépenses élevées de dépistage précoce et d'élimination?
6. Comment, et à partir de quel moment, les consommateurs peuvent-ils avoir la certitude que des fruits et des légumes produits et distribués à l'intérieur de l'UE ne contiennent plus de quantités inadmissibles de produits toxiques?
Source: Le quotidien néerlandais "De Volkskrant" du 2 novembre 2001.