Dossier
 

Le Prix Sakharov pour la liberté de l’esprit

Institutions - 13-12-2006 - 11:53
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Chaque année, le Parlement européen remet le Prix Sakharov pour la liberté de penser à des personnes ou des organisations exceptionnelles en lutte contre l’oppression, l’intolérance et l’injustice. Ce prix est l’un des nombreux soutiens du Parlement européen aux droits de l’homme et à la démocratie dans le monde. Ce dossier spécial vous permettra de suivre toutes les étapes de la remise du Prix Sakharov pour l’année 2006.

Le Prix Sakharov a été institué en 1988. Il récompense une action exceptionnelle dans le domaine de la défense des droits de l’homme et des libertés fondamentales, particulièrement la liberté d’expression, la défense du droit des minorités, le respect des lois internationales ou encore le développement de la démocratie.
 
Le Prix Sakharov peut être décerné à des personnes, des associations ou des organisations, sans considération de leur nationalité, lieu de résidence ou siège social.
 
Procédure d’attribution
 
Chaque année, les groupes politiques du Parlement européen et les députés peuvent désigner des candidats au Prix Sakharov. Sur la base de ces candidatures, la commission parlementaire des affaires étrangères et la commission du développement choisissent, lors d’une réunion commune, trois « nominés ». La Conférence des présidents du Parlement européen désigne ensuite le lauréat du prix parmi les trois nominés.
 
Le prix est officiellement remis par le Président du Parlement européen lors de la session plénière de décembre, à la date la plus proche possible du 10 décembre, jour anniversaire de la signature de la Déclaration universelle des droits de l’homme par les Nations Unies en 1948. Le lauréat du Prix Sakharov reçoit un certificat et la somme de 50 000 euros.
 
Cette année, les candidatures des groupes politiques et des députés ont été présentées le mardi 12 septembre. Les trois nominés ont été annoncés le lundi 25 septembre et le lauréat, en octobre. La remise du Prix Sakharov 2006 aura lieu le mardi 12 décembre.
 
Le Parlement européen, ardent défenseur des droits de l’homme
 
Le Parlement européen, en tant que seule institution élue de l’Union européenne, est un ardent défenseur des droits de l’homme et de la démocratie. Le Prix Sakharov n’est qu’un des vecteurs de son action en la matière. Une sous-commission parlementaire se consacre entièrement aux droits de l’homme.   
 
Chaque année, le Parlement publie deux rapports consacrés à la situation des droits de l’homme, l’un concernant les pays hors de l’Union européenne (UE), le second se concentrant sur les Etats membres de l’UE. Ces rapports identifient des situations problématiques et proposent des améliorations possibles.
 
Chaque jeudi de session plénière, les députés européens débattent de sujets d’actualité en rapport avec la violation des droits de l’homme ou de la démocratie. Ils peuvent adopter des résolutions sur ces cas concrets, et le Parlement européen a d’ailleurs adopté un grand nombre de résolutions condamnant des gouvernements peu respectueux des droits fondamentaux. Le Parlement peut également décider d’allouer une partie du budget de l’UE dans des projets soutenant les droits de l’homme et la démocratie.
 
 
REF.: 20060911FCS10501

Les lauréats du Prix Sakharov 2005 – que deviennent-ils ?

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SAKHAROV POSTER_FR

Poster du Prix Sakharov 2006

En 2005, le Prix Sakharov a été décerné à trois lauréats : le mouvement cubain de protestation « Les Dames en blanc », l’avocate nigériane Hauwa Ibrahim et l’association de défense de la liberté de la presse, « Reporters sans frontières ». Un an après la remise du prix, nous avons contacté ces lauréats pour juger de l’impact de cette récompense dans leurs activités.
 
« Vous n’imaginez pas ce que cela a représenté ! »
 
Les « Dames en blanc » regroupent des femmes luttant pour les droits des prisonniers politiques à Cuba. Elles se réunissent tous les dimanches depuis 2004 pour manifester pacifiquement contre la détention de leurs maris et fils, considérés comme dissidents politiques par le régime castriste. Leur tenue blanche symbolise l’innocence de ceux qu’elles défendent.
 
Un an après la remise du prix, les « Dames en blanc » ont déclaré à Laly Garcia-Pedroso : « Vous n’imaginez pas ce que cela a représenté pour nous ! ». Mme Garcia-Pedroso appartient à la Fondation nationale cubaine américaine (CANF) et sert de liaison avec les « Dames en blanc ».
 
Le Prix Sakharov, nous explique Mme Garcia, leur offre une importante protection. « Leur Prix Sakharov les a rendu célèbres à Cuba parce qu’il signifie qu’elles sont reconnues à l’étranger ». De fait, leur action en est devenue plus facile et les « Dames en blanc », désormais davantage respectées par le gouvernement cubain, se sentent moins en danger.
 
Toujours en lutte pour la liberté de leurs hommes, les « Dames en blanc » se réunissent tous les dimanches, de blanc vêtues, et défilent silencieusement dans les rues jusqu’à l’église Santa Rita de Miramar.
 
« Un changement de vision dans mon pays »
 
Hauwa Ibrahim est une avocate nigériane. Elle défend les femmes jugées pour adultère et risquant la lapidation ainsi que les jeunes accusés de vol et dont les sentences peuvent être éminemment cruelles en raison de la sévérité de la loi islamique (la « Sharia »).
 
Mme Ibrahim estime que le Prix Sakharov « ouvre de très nombreuses portes et offre beaucoup d’opportunités ». Ce n’est qu’après la remise du prix, en 2005, que son rapport de 2000 pages sur l’assassinat de six personnes par la police nigériane a finalement été reconnu par la présidence de son pays, via un e-mail officiel. « Mon Prix Sakharov apporte un changement de paradigme, de vision dans mon pays ». L’argent de son prix, auquel s’est ajouté des contributions de plusieurs bienfaiteurs, a été remise en dotation pour envoyer à l’école 14 enfants, garçons et filles, qui ne pouvaient se le permettre. « L’éducation des femmes est encore un problème, dans mon pays. J’ai été éduqué par accident et j’ai voulu mettre cet argent au service de l’éducation ».
 
Hauwa Ibrahim est aujourd’hui Professeur invité à l’Université de Saint Louis, aux Etats-Unis. En décembre prochain, elle retournera au Nigéria pour poursuivre on action en faveur des droits de l’homme.
 
« Une notoriété et une crédibilité supplémentaire ».
 
L’association « Reporters sans frontières » est une organisation internationale de défense de la liberté de la presse dans le monde entier.
 
Le porte-parole de l’association, Jean-François Julliard, déclare, un après sa remise, que le prix  « a apporté une notoriété et une crédibilité supplémentaire auprès des gens qui se rappellent que nous l’avons eu l’an passé. Pour le reste, nous continuons à faire notre travail de défense de la liberté de la presse ».
 
 
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Les candidats au Prix Sakharov 2006

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All the Sakharov prize winners, 1988-2006

Les lauréats du Prix Sakharov 1988-2006

Les dix candidats au Prix Sakharov sont très représentatifs des nombreuses façons d’engager sa vie pour les droits de l’homme. Résistance au totalitarisme, défense des minorités, lutte contre la violence faite aux femmes, défense de la paix et de la liberté d’expression, sont autant de combats admirables. Nous vous proposons une rapide présentation de ces dix personnalités exemplaires.
 
C’est lors d’une réunion conjointe entre la commission parlementaire des affaires étrangères, celle du développement et la sous-commission des doits de l’homme, mardi 13 septembre, que les groupes politiques ont présenté leurs candidats pour le Prix Sakharov 2006.
 
La présidente de la sous-commission des droits de l’homme, Hélène Flautre, a rappelé que « le prix 2006 représente une année de travail du Parlement européen dans le domaine des droits de l’homme ». Elle a également souligné la diversité des candidatures proposées.
 
Les commissions des affaires étrangères et du développement vont se réunir à nouveau le 25 septembre pour s’entendre sur trois nominés. Leurs noms seront communiqués à la Conférence des présidents qui choisira, en octobre, le lauréat du Prix Sakharov.
 
Chaque candidature devait être proposée par au moins 37 députés européens ou provenir d’un groupe politique.
 
Dix candidats – dix leçons de vie
 
Ingrid Betancourt. Femme politique colombienne, ex-sénatrice, militante contre la corruption et les trafics de drogue, elle lutte pour mettre un terme à la guerre civile en privilégiant la négociation. Elle est retenue en otage par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) depuis le 23 février 2002.
 
Candidature présentée par la députée européenne socialiste Marie-Arlette Carlotti au nom d’un groupe de députés.
 
Colombie : pour tous ceux qui luttent pour les otages. 80% des personnes détenus en otage dans le monde le sont en Colombie, soit plus de trois mille kidnappés. L'ensemble des personnes, tant les individus que les associations, luttant contre les prises d’otages et soutenant les victimes et leurs familles en Colombie, est présenté comme candidat au Prix Sakharov.
 
Cette candidature est  proposée par Monica Frassoni et Daniel Cohn-Bendit au nom du groupe des Verts/ALE. Elle est soutenue, entre autres, par José Salafranca et Fernando Fernández Martin, du groupe PPE, ainsi que par Frédérique Ries du groupe des libéraux (ADLE).
 
Le projet Fulda-Mosocho du professeur Muthgard Hinkelmann-Toewe. Le but de ce projet est d’éradiquer les mutilations génitales des femmes dans la région Mosocho au Kenya et d’améliorer leurs conditions de vie. Entre 2002 et 2005, le taux de mutilation génitale féminine a été ramené de 98% à 66%.
 
Candidature présentée par Alexandre Alvaro (ADLE) au nom d’un groupe de députés.
 
Vladimir Kozlov. Militant pour les droits de l’homme et pour les minorités, M. Kozlov est le chef de l’opposition ethnique Mari qui lutte contre la russification intensive du régime au sein de la République des Maris (Fédération de Russie). Il est également journaliste et écrivain, en lutte pour la liberté d’expression. L’ethnie des Maris appartient au groupe linguistique finno-ougrien.
 
Candidature présentée par le socialiste Toomas Ilves, au nom d’un groupe de députés.
 
L’évèque Erwin Kräutler. Evèque catholique autrichien, missionnaire au Brésil, il lutte pour les droits des minorités indigènes et pour la préservation de la forêt tropicale comme lieu d’habitat au Brésil et dans toute la région d’Amazonie.
 
Cette candidature est proposée par le député socialiste Herbert Bösch, au nom d’un groupe de députés.
 
Somaly Mam. Militante cambodgienne pour les droits de l’homme, Somaly Mam lutte contre la prostitution infantile et l’esclavage sexuelles des femmes et des enfants au Cambodge et dans l’Asie du sud-est. Elle est également la fondatrice de l’association « Agir pour les femmes en situation précaire » (AFESIP) qui aide les victimes des trafics sexuels à se réintégrer dans la société.
 
Candidature proposée par Jules Maaten au nom du groupe ADLE.
 
Alexander Milinkevitch. Chef de l’opposition biélorusse, ex-candidat à la fonction présidentielle et adversaire politique du Président Alexander Lukashenko, M. Milinkevitch se bat pour un avenir démocratique dans son pays. En avril 2006, il a été emprisonné quinze jours pour avoir participé à une réunion non autorisée à Minsk.
 
Candidature proposée par Jacek Saryusz-Wolski au nom du groupe PPE-DE et par Brian Crowley au nom du groupe UEN.
 
Ghassan Tueni. Journaliste et diplomate libanais, Ghassan Tueni est un supporter enthousiaste de l’identité arabe. Il est le père de Gebrane Tueni, éditorialiste libanais assassiné l’an dernier. Il est proposé pour le Prix Sakharov en mémoire des personnalités libanaises assassinées ces dernières années : Rafik Hariri, Bassel Fleihan, Samir Kassir, George Hawi et Gebrane Tueni.
 
Candidature présentée par Béatrice Patrie et Véronique de Keyser au nom du groupe socialiste (PSE) et par Francis Wurtz au nom du groupe GUE/NGL.
 
Mesfin Wolde-Mariam. Membre fondateur du Conseil éthiopien pour les droits de l’homme (EHRCO), Mesfin Wolde-Mariam lutte contre la violence et la famine en Ethiopie et pour un régime socio-politique plus humain. Arrêté en novembre 2005, il est actuellement en jugement et encourt la peine de mort s’il est déclaré coupable.
 
Candidature proposée par la députée socialiste Ana Gomes au nom d’un groupe de députés.
 
Les « Femmes en noir » de Belgrade. Organisation serbe pacifique, féministe et antimilitariste, les « Femmes en noir » font campagne pour la réconciliation entre les nations et les ethnies de l’ex-Yougoslavie et pour la reconnaissance des crimes commis par les militaires et paramilitaires serbes lors de la dernière guerre.
 
Candidature proposée par Jelko Kacin (ADLE) au nom d’un groupe de députés.
 
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Les trois nominés pour le Prix Sakharov 2006

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Les trois nominés pour le Prix Sakharov 2006: "Ceux qui luttent pour les otages en Colombie";  Alexandre Milinkevitch;  Ghassan Tueni

Les trois nominés pour le Prix Sakharov 2006

Le 25 septembre, les membres des commissions parlementaires "Affaires étrangères" et "Développement" ont choisi trois nominés pour le Prix Sakharov 2006. Ce prix récompense des individus ou des organisations défendant la liberté de penser, quels que soient leur nationalité ou leur lieu de résidence.
 
Les trois nominés sont, par ordre alphabétique :
  • "Ceux qui luttent pour les otages en Colombie", représentée par Ingrid Betancourt et la Fondation Pais Libre;
  • Alexandre Milinkevitch, chef de l'opposition biélorusse, ex-candidat à l'élection présidentielle qui a été emprisonné quinze jours pour avoir participé à une réunion non autorisée à Minsk;
  • Ghassan Tueni, journaliste et diplomate libanais proposé en mémoire des personnalités libanaises assassinées ces dernières années: Rafik Hariri, Bassel Fleihan, Samir Kassir, George Hawi et Gebrane Tueni.
La Conférence des présidents, qui réunit le Président du Parlement européen et les chefs de file des groupes politiques, désignera  en octobre le lauréat du Prix Sakharov. La remise du prix aura lieu le 13 décembre, pendant la session plénière.
 
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"Colombie: pour tous ceux qui luttent pour les otages"

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Manifestation à Paris pour la libération des otages en Colombie

Manifestation pour la libération des otages en Colombie

« Colombie : pour tous ceux qui luttent pour les otages », nominée pour le prix Sakharov, regroupe l'ensemble des associations, organisations et personnes luttant pour les otages et, notamment, Ingrid Bétancourt et la Fondation « Pais Libre ».
 
80% des personnes détenues en otage dans le monde le sont en Colombie, soit plus de trois mille kidnappés. Certains d'entre eux sont emprisonnés depuis plus de huit ans. Parmi eux, des chefs de file de mouvements politiques et sociaux, des soldats, des policiers mais aussi de simples citoyens.
 
Violences, enlèvements et trafic de drogue
 
La Colombie connaît de violents affrontements depuis de nombreuses années.  Les forces armées du gouvernement sont confrontées à des guérillas gauchistes et à des groupes paramilitaires de droite. Les droits fondamentaux de la population colombienne sont régulièrement bafoués, tandis que les nombreux enlèvements poursuivent des objectifs politiques et économiques, en finançant les activités des groupes via le versement de rançons. Le recours au trafic de drogues est une autre source de financement très prisée. Alors que des millions de Colombiens vivent dans la pauvreté, la Colombie est la plaque tournante mondiale du marché de la cocaïne.
 
Le gouvernement colombien actuel s’efforce de mettre en place un processus de paix avec les organisations paramilitaires. Des négociations pour échanger des prisonniers sont ouvertes avec les FARC (Forces  Armées Révolutionnaires de Colombie), qui détiennent, entre autres, Ingrid Bétancourt.
 
Ingrid Bétancourt
 
Détenue par les FARC depuis 2002, Ingrid Bétancourt s’est illustrée dans son combat contre la corruption et le trafic de drogue en Colombie. Ancienne parlementaire et sénatrice, elle a contribué à la mise en place de programmes condamnant la violence et portant assistance aux victimes. Elle est la fondatrice du parti « Oxygène », dont l’objectif est de mettre fin au conflit par la négociation. Menacée de mort à plusieurs reprises, Ingrid Bétancourt a été enlevée pendant sa campagne présidentielle, le 23 février 2002.
 
Fondation « Pais Libre »
 
« Pais Libre », qui signifie « Pays Libre », est une organisation non gouvernementale qui aide non seulement les otages mais aussi leurs familles et d'autres victimes en Colombie. Cette fondation essaye de prévenir toute attaque à la liberté individuelle et s’attache à augmenter la prise de conscience sur les problèmes que rencontre la Colombie, sur les moyens de lutte et sur le soutien des familles et des victimes dans la confidentialité absolue. « Pais Libre » offre des conseils aux victimes directes et indirectes des enlèvements ainsi qu’un soutien psychologique.
 
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Candidat au prix Sakharov: Alexandre Milinkevitch

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Candidat au prix Sakharov 2006: Alexandre Milinkevitch

Candidat au prix Sakharov 2006: Alexandre Milinkevitch

Chef de l'opposition biélorusse et ex-candidat à l'élection présidentielle, Alexander Milinkevitch se bat contre les violations des droits de l'homme et des libertés et pour le respect des règles démocratiques.
 
Alexander Milinkevitch conduit une résistance pacifique à l’intérieur d’un régime totalitaire dans le but de conduire la Biélorussie vers un avenir démocratique.
 
De formation scientifique, Alexander Milinkevitch a d'abord été maître de conférences à l'Université de Hrodna, en Biélorussie, puis il a dirigé le département de physique à l'Université de Sétif, en Algérie. Il est entré en politique en 1990 comme maire-adjoint de Hrodna, en charge de l'éducation, la culture, le sport, la jeunesse, la santé, le culte et les relations extérieures.
 
En octobre 2005, il a été élu comme candidat à la présidentielle du parti « Forces démocrates unifiées », qui représente l'opposition biélorusse, et a fait campagne pour la présidentielle de mars 2006 contre M. Lukashenko. Selon les résultats officiels, ce dernier a obtenu plus de 82 % des suffrages alors qu'Alexander Milinkevitch n’a obtenu que 6 %.
 
Un Etat synonyme de répression
 
La Biélorussie est considérée comme la dernière dictature d'Europe. Dans cet Etat, il n'y a place ni pour les voix critiques, ni pour les partis politiques d’opposition, ni pour les médias ou associations défendant la démocratie. Toute critique du Président Lukashenko, ou de son entourage politique, est interdite. Malgré les interpellations des organisations de défense des droits de l'homme, les élections de 2006 ont été synonyme de répression et d'emprisonnement. Alexander Milinkevitch a ainsi été emprisonné quinze jours, avec d'autres opposants politiques, pour avoir participé à une « réunion non autorisée ».
 
Le Parlement invite à des sanctions
 
La mission d'observation des élections de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a estimé que les élections biélorusses n'étaient ni libres, ni justes. Les députés européens ont appelé à la tenue de nouvelles élections et à des sanctions contre la Biélorussie.
 
Alexander Milinkevitch est venu à deux reprises au Parlement. La première fois, avant les élections, il a  rencontré le Président du Parlement, Josep Borrell, et les députés de la commission des affaires étrangères et de la délégation en charge de la Biélorussie. La seconde fois, après les élections, il est venu entendre les positions du Conseil et de la Commission sur les élections biélorusses.
 
En 2004, le Prix Sakharov pour la liberté de l'esprit avait récompensé l'Association biélorusse des journalistes, une organisation non gouvernementale de journalistes professionnels qui lutte pour les droits légitimes des journalistes.
 
 
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Ghassan Tueni

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Ghassan Tueni

Ghassan Tueni

Journaliste et diplomate libanais, Ghassan Tueni est un fervent défenseur du pluralisme et de la tolérance. Père de Gebrane Tueni, éditorialiste libanais assassiné l’an dernier, il est proposé pour le Prix Sakharov en mémoire des personnalités libanaises assassinées ces dernières années.
 
Ghassan Tueni se bat pour la tolérance, la liberté et l'unité dans un pays, le Liban, où cohabitent de nombreuses communautés ethniques et religieuses. Il prône l'idée d'une nation libanaise dont la force et la grandeur proviendraient de cette diversité.
 
Né à Beyrouth en 1926, Ghassan Tueni a étudié à l'université d'Harvard aux Etats-Unis. En 1948, il rentre au Liban et reprend la direction du quotidien An-Nahr, un journal indépendant créé par son père en 1933.
 
Après avoir participé à la fondation de la première faculté arabe de droit, de sciences politiques et d'économie en 1950, il démarre sa carrière politique en 1951 et occupe plusieurs fonctions ministérielles au sein des gouvernements libanais. De 1977 à 1982, il est ambassadeur et représentant permanent du Liban auprès de l'ONU.
 
Père de Gebrane Tueni, assassiné en décembre 2005, Ghassan Tueni a accepté d'être proposé au Prix Sakharov en mémoire de cinq personnalités libanaises assassinées ces dernières années.
 
Cinq victimes
 
Gebrane Tueni, directeur du journal An-Nahr, critiquait ouvertement l'occupation du Liban. Depuis des années, ses éditoriaux étaient des actes d'accusation contre la politique syrienne. Après avoir fui en France sur les conseils des services de sécurité, Gebrane Sueni a été assassiné le 12 décembre 2005, vingt-quatre heures à peine après son retour à Beyrouth.
 
Opposant affirmé à l’ingérence syrienne au Liban, Rafic Hariri a été assassiné dans une attaque à la voiture piégée à Beyrouth le 14 février 2005. Ancien premier ministre libanais, Rafic Hariri a joué un rôle important pour la reconstruction de Beyrouth. Il était un fervent défenseur de l'unité du Liban.
 
Homme politique libanais, Bassel Fleihan était dans la voiture de Rafic Hariri au moment de l'attentat. Gravement brûlé, il succombera à ses blessures soixante-quatre jours après l'explosion. Ministre de l'économie entre 2000 et 2003, il a joué un rôle important dans le plan de réforme de l'économie libanaise.
 
Samir Kassir est la quatrième personnalité libanaise assassinée récemment dans un attentat à la voiture piégée. Journaliste, historien et enseignant en sciences politiques, Samir Kassir est décédé devant son domicile le 2 juin 2005.
 
Homme politique libanais, proche de l'opposition syrienne, George Hawi a lui aussi été tué en juin 2005. Il avait été Secrétaire général du Parti communiste libanais.
 
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Alexandre Milinkevitch, lauréat du Prix Sakharov 2006

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Le lauréat du Prix Sakharov 2006, Alexander Milinkevitch

La Conférence des Présidents du Parlement - qui réunit les dirigeants des groupes politiques - a décidé, jeudi 26 octobre, d'attribuer le prix Sakharov pour la liberté de l'esprit 2006 à Alexander Milinkevitch, chef de l'opposition biélorusse.

La Biélorussie est considérée comme la dernière dictature d'Europe. Dans cet Etat, il n'y a place ni pour les voix critiques, ni pour les partis politiques d’opposition, ni pour les médias ou associations défendant la démocratie. Chef de l'opposition biélorusse, Alexander Milinkevitch  se bat contre les violations des droits de l'homme et des libertés et pour le respect des règles démocratiques.
 
Alexander Milinkevitch  a été battu lors des élections présidentielles en mars dernier, élections dont les résultats ont été dénoncés par l'Union européenne et les États-Unis. Lors d'un rassemblement de l'opposition qui protestait contre les résultats, Alexander Milinkevitch a été arrêté puis emprisonné pendant quinze jours.
 
En février, le chef de l'opposition biélorusse avait rendu visite au Parlement et demandé l'aide des députés, mais une délégation de parlementaires européens n’avait pas été autorisée à se rendre en Biélorussie avant les élections, le régime lui ayant refusé le visa d’entrée.
 
Alexander Milinkevitch est âgé de 59 ans, a étudié la physique et les mathématiques en France, en Allemagne et aux États-Unis. Il était adjoint au maire de sa ville natale Hrodna au début des années 90.
 
Ultime étape, Josep Borrell, Président du Parlement européen, procédera à la remise solennelle du prix le 12 décembre. Le lauréat du Prix Sakharov reçoit un certificat et la somme de 50 000 euros.
 
Le prix Sakharov 2006 est attribué chaque année par le Parlement européen à des personnalités ou des organisations qui défendent les droits de l'homme et luttent contre l'intolérance.
 
Depuis 1988, le Parlement européen attribue ce prix en mémoire d'Andrei Sakharov (1921-1989), physicien russe, inventeur de la bombe à hydrogène, qui créa, dans les années 1970, un Comité pour la défense des droits de l'homme et la défense des victimes politiques. Ses efforts ont été couronnés par le prix Nobel de la paix en 1975.
 
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Clip vidéo de promotion du Prix Sakharov

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Sakharov logo 2006

Logo du Prix Sakharov 2006

Le clip vidéo que vous trouverez ci-dessous a été réalisé pour sensibiliser les citoyens sur l'intérêt du Prix Sakharov. Un prix qui récompense des personnes ou organisations qui contribuent au respect des droits de l'homme et à la promotion de la démocratie.
 
Vous trouverez aussi ci-dessous plusieurs formats de matériel promotionnel : posters, brochures, bannières ou cartes postales.

Une fois que vous aurez téléchargé le dossier zip correspondant au format choisi, sélectionnez votre langue (par exemple FR pour le français).
 

En savoir plus :

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Le Parlement européen remet le Prix Sakharov 2006 à Alexandre MILINKEVITCH

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Le cehf de l'opposition biélorusse derrière un pupitre

Le lauréat Alexandre Milinkevitch au Parlement européen

Le Président du Parlement européen, Josep BORRELL FONTELLES a remis, le 12 décembre, le Prix Sakharov 2006 pour la liberté de l'esprit à Alexandre MILINKEVITCH, figure emblématique de l'opposition biélorusse. Le lauréat a rappelé le combat pour la liberté toujours d'actualité dans son pays et a plaidé pour un ancrage européen de la Biélorussie.
 
Le Président BORRELL a salué la présence du leader des forces d'opposition de Biélorussie alors que les droits de l'homme continuent à être bafoués dans ce pays.
 
"En Europe nous vivons dans des démocraties consolidées, c'est indiscutable, nous jouissons pleinement des droits de l'Homme et de la liberté de penser et liberté civique. Or, près de 10 millions de personnes en Biélorussie sont privées de cette liberté. Cette liberté s'appuie sur les droits de l'Homme, et c'est notre raison d'être que de défendre ces droits. Le cas des dernières élections en Biélorussie a fait état d'un manque de justice et de liberté et  d'ailleurs, l'UE n'a pu envoyer d'observateurs sur place. Mais M. MILINKEVITCH - arrêté de nombreuses fois - a eu le courage de constituer et d'envoyer une opposition au régime en place afin de rétablir les droits de l'Homme et la liberté".
 
En effet, a ajouté le Président du Parlement, "vous luttez contre la crainte et l'intimidation qui règne au Biélorussie, vous protestez contre la violence, les arrestations et jugements érigés à l'encontre de ceux qui luttent pour la liberté. Le Prix Sakharov manifeste un appui considérable à tous ceux qui partagent cette lutte. Vous êtes désormais le symbole de la résistance contre l'oppression pour un avenir démocratique.  Nous serons votre soutien dans la perspective d'une Biélorussie et d'élections démocratiques, d'un meilleur accès à l'information et d'un pouvoir judiciaire indépendant et impartial".
 
Ce n'est pas la première fois que le Parlement européen décerne un prix à la Biélorussie. En 2004, le Prix Sakharov avait été remis à l'Association des journalistes de ce pays. Deux ans plus tard en 2006, le Président a déploré qu'il n'y ait aucune amélioration concernant les libertés et les droits de l'Homme : la peine de mort est toujours en vigueur, sans parler des arrestations injustifiées de nombreux autres militants. Il a insisté : "nous sommes convaincus que l'avenir du Biélorussie se trouve dans une Europe démocratique et prospère".
 
"Notre lauréat du Prix Sakharov est un scientifique comme l'était Andrei Sakharov. Vous avez et avez eu la même formation, les mêmes valeurs et opinions, malheureusement vous avez fait l'objet tous deux de l'oppression du régime totalitaire en place. Mais vous êtes également un homme qui voit l'avenir avec beaucoup d'espoir et qui fait preuve d'une vision optimiste".
 
Le Président BORRELL a conclu : "le Prix Sakharov est donné à l'Espoir, l'espoir d'un Biélorussie démocratique. Le PE soutient tous ceux qui vous accompagne dans votre lutte pour la liberté et font que le rêve devienne réalité".

Alexandre MILINKEVITCH a souhaité s'exprimer dans sa langue "car je veux dire ce que je pense et je pense toujours en biélorusse". Il a dédié ce prix à tous les Biélorusses "tous ceux qui ont été le mars dernier sur la Place, jetés dans les prisons, expulsés des universités et des lieux de travail (…) et qui continuent le combat (…) et qui veulent que la Biélorussie revienne dans la famille des démocraties européennes et qui sont prêts, pour y arriver, à sacrifier leur bien-être personnel, leur liberté et même leur vie". "La Biélorussie a toujours été un pays européen" a souligné en outre le lauréat du prix Sakharov. Elle a donné à l’Europe un prototype de la première constitution démocratique, le statut du Grand-duché de Lituanie mais aussi plusieurs personnalités éminentes comme Guillaume Apollinaire, Marc Chagall, Fédor Dostoïevski, Dmitri Chostakovitch, Tadeusz Kościuszko. "Pendant la deuxième guerre mondiale c’est dans ce pays que s'est développé le mouvement de résistance le plus puissant en Europe et sur 6 millions de Juifs exterminés lors de l’Holocauste 1 million venait de Biélorussie".

 
Alexandre MILINKEVITCH  a insisté sur le fait qu'en dépit de l’indépendance acquise en 1991, la lutte pour la liberté est toujours d'actualité, combat nécessaire "pour nos enfants qui (…) à aucun instant "n'ont mis en doute la justesse de notre choix commun. Je suis fier d’eux".
 
Il a évoqué ensuite les protestions contre les falsifications grossières de résultats des élections, et les arrestations qui ont suivi de plus d’un millier de personnes. "Le 19 mars les autorités ne s’attendaient pas à voir des dizaines de milliers de personnes qui sont sortis, malgré les menaces de punition. Cela a été notre première victoire (…), il nous faudra encore obtenir beaucoup de victoires pareilles avant de mettre fin à ce régime illégal".
 
Le lauréat du prix Sakharov a souligné qu'Aliaksandr Kazouline, l'ancien candidat présidentiel, condamné à 5 ans et demi de prison, est en grève de la faim depuis plus de 50 jours et que son état de sa santé est extrêmement grave. "Ce prix qui représente un signe de reconnaissance de l’avenir européen pour la Biélorussie, est aussi pour lui, ainsi que pour Zmitser Dachkevitch, Pavel Seviarynets, Mikola Statkevitch et Andreï Klimaǔ et tous les autres prisonniers politiques dans mon pays" a-t-il insisté. Cette distinction aurait pu être attribuée également au leader du mouvement démocratique biélorusse, le professeur Hienadź Karpienka ou à l’ancien ministre des affaires intérieures Yury Zakharanka ou encore à Viktar Hantchar, le vice-président du dernier parlement légitime du pays. "Ces personnes sont les héros, les combattants pour la liberté (…) qui ont disparu sans laisser de traces ou ont été assassinés".
 
Alexandre MILINKEVITCH,  en accord avec la résistance non-violente prônée par Andreï Sakharov a souligné la foi en l’avenir européen de la Biélorussie, et notamment celle des jeunes  : "le bleu - la couleur du drapeau européen- est devenu leur symbole. En mars dernier, ce drapeau a été à côté de notre drapeau national blanc-rouge-blanc".
 
Il a rappelé la mise en garde d'Andreï Sakharov : "la liberté de pensée est la seule garantie contre la contamination des gens par des mythes collectifs qui, dans les mains des hypocrites perfides et des démagogues peut se transformer en une dictature sanglante". C’est ce qui se passe aujourd’hui au Biélorussie. En reprenant les "meilleures" traditions du système soviétique, les médias officiels "versent sans arrêt de torrents de mensonges et de calomnies, comme à l’époque de Sakharov. L’ennemi principal est l’Occident avec les démocrates locaux qui sont présentés comme ses agents". Le régime se trouve aujourd’hui dans une situation difficile, la Russie menaçant de stopper les préférences économiques. Le pouvoir essaie de faire peser la culpabilité sur les opposants politiques en les accusant de "fuir à l’étranger où ils demandent d’appliquer les sanctions économiques contre leur pays". Alexandre MILINKEVITCH  a profité de cette tribune européenne, (…) pour déclarer "à tout le monde, notamment au peuple biélorusse, que ce sont des mensonges : nous n’avons jamais demandé d’appliquer des sanctions économiques contre notre pays car nous comprenons parfaitement que ces sanctions vont en premier lieu frapper les gens ordinaires de Biélorussie".
 
Il a mis en garde contre le risque de perte de souveraineté de la Biélorussie suite aux conditions posées par Moscou pour monnayer son soutien économique et politique. Pour le moment, les dirigeants politiques biélorusses résistent encore mais on ne peut exclure que, animé par un instinct de conservation, ils les acceptent" et organisent un référendum pour les approuver. "Il faut savoir que c’est seulement la démocratie, et non pas la dictature, qui peut être la garantie de l’indépendance biélorusse".
 
Toutefois, Alexandre MILINKEVITCH  a fait remarquer que les rapports difficiles actuels avec Moscou ne signifient pas pour autant que les forces démocratiques biélorusses sont dirigées contre la Russie qui représente, comme l’UE, un partenaire stratégique. La Biélorussie démocratique sera un ami crédible et prévisible pour la Russie.
 
Le leader de l'opposition biélorusse  a estimé que l’interdiction d’entrée dans les pays de l’Union européenne pour les personnes qui transgressent la Constitution et qui participent aux répressions est une mesure très efficace. La liste de ces "combattants contre la démocratie" doit être élargie a- t-il précisé. En outre, il a appelé à ne pas augmenter le coût des visas Schengen pour les citoyens biélorusses : "Il est prévu qu’à partir du 1 janvier 2007 le prix du visa Schengen passe à 60 euros, coût qui serait prohibitif pour la plupart d'entre eux". Suite à cette décision, un nouveau "rideau de fer" risque de s’ériger qui profitera à Loukachenka qui ne cesse de répéter au peuple biélorusse que "personne ne nous attend en Occident".
 
Alexandre MILINKEVITCH  a accueilli très positivement les propositions faites le mois dernier par la Commission européenne susceptibles de contribuer à lancer les  réformes politiques et socio-économiques indispensables et de commencer un véritable rapprochement avec l’Europe. Toutefois, il a souligné que les chances d'un rapprochement avec l’Union européenne "sont presque nulles", la démocratisation pouvant mener très rapidement à la fin de l'emprise du gouvernement actuel : "le dirigeant actuel de la Biélorussie ne gagnera plus jamais de vraies élections libres".
 
Toutefois, cette offre de l’Union européenne donne la possibilité de faire comprendre aux citoyens biélorusses que "malgré ce que dit la propagande étatique, l’Europe laisse la portes ouverte à la Biélorussie, mais à une Biélorussie libre et démocratique". Ces propositions interviennent à un moment très propice, celui de la campagne pour les élections locales. "Dans le cadre de cette campagne nous diffusons l’information sur les propositions de l’Union européenne".
 
Remerciant l'Union européenne pour son aide, il a appelé à l’étendre et à la rendre plus flexible, notamment l'aide aux médias libres, le soutien à la société civile et aux personnes réprimées. Les programmes actuels de l’Union européenne,  élaborés pour les pays qui se trouvent déjà sur la voie de démocratisation et des réformes, "ne peuvent pas fonctionner dans le cas de la Biélorussie". Il est grand temps de créer un "Fonds Européen pour la Démocratie" qui aurait des moyens réels pour travailler avec les pays dictatoriaux. "L’Europe peut nous aider à casser le blocus informationnel, à briser la vision bornée du monde imposée à mes compatriotes par la propagande gouvernementale, à créer un espace public propice à un débat citoyen ouvert où vont se retrouver les auteurs indépendants, les intellectuels et les autorités morales. Ceci va sans aucun doute contribuer au développement plus rapide de la société civile en  Biélorussie".
 
Pour conclure, Alexandre MILINKEVITCH  a repris à son compte le mot d’ordre de ses ancêtres qui avaient participé à l’insurrection libératrice contre la tyrannie : "Pour votre et notre liberté". Il a remercié le Parlement "d’avoir foi en notre victoire qui je le promets ne tardera pas. Mon pays n’est plus comme autrefois, il a moins peur, il croit aux changements". (…) "Le seul vrai choix dans les conditions d’une dictature, c’est le combat. Tout simplement parce que nous n’avons pas d’autre choix. Merci pour votre soutien".
 
 
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