Il est désormais possible de passer les frontières tchèques, estoniennes, hongroises ou polonaises sans montrer son passeport : neuf pays qui avaient adhéré en 2004 à l’Union Européenne (UE), ont intégralement rejoint la zone Schengen hier, dimanche 30 mars. Soit la République tchèque, l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, la Slovaquie et la Slovénie.
Cette extension de l’espace Schengen, approuvée par les ministres européens en novembre dernier puis par le Parlement européen (rapport du portugais Carlos Coelho), a permis d’abolir les contrôles aux frontières terrestres et maritimes de neuf nouveaux pays, le 21 décembre 2007, ainsi qu’aux frontières aériennes, hier.
Actuellement, un voyageur peut donc circuler librement entre 22 pays de l’UE et deux pays non-membres, la Norvège et l’Islande.
Un espace de libre-circulation né en 1985…
C’est dans la ville luxembourgeoise de Schengen qu’a été scellé, en 1985, un accord historique qui entérinait la suppression des frontières internes entre la France, l’Allemagne, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas. L’accord de Schengen instaurait la liberté de circulation dans cette zone.
Forte désormais de 24 pays, la zone Schengen prévoit néanmoins des mesures compensatoires à cette libre-circulation : le renforcement des contrôles aux frontières extérieures de la zone, une coopération accentuée entre la police, les douanes et les systèmes judiciaires des pays membres de l’espace Schengen, une politique commune des visas et la création d’un Système d’Information Schengen.