
Comment récupérer les vapeurs d'essence ? © Justin Sullivan/Getty Images/AFP
Faire le plein d'essence ne fait pas uniquement mal au portefeuille. Des vapeurs d'essence extrêmement volatiles sont libérées dans l'atmosphère. Elles s'avèrent nocives pour la santé et l'environnement. Le Parlement européen votera, mardi 5 mai, une proposition visant à capturer et recycler ces vapeurs.
Suite à une proposition de la Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil, représentant les Etats membres de l'Union européenne, sont arrivés à un accord. La proposition, amendée, pourrait donc être adoptée dès la première lecture.
Comment capter les vapeurs d'essence ?
Quand on fait le plein d'essence, les vapeurs qui se trouvent dans le réservoir sont expulsées à l'air libre par le carburant entrant. Aujourd'hui, des technologies permettent de récupérer ces "composés organiques volatils" (COV) : ils sont aspirés au niveau de l'embout de la pompe à essence et renvoyés dans les cuves de la station service.
Les vapeurs d'essence en bref
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Les vapeurs d'essence contiennent un mélange d'hydrocarbure, y compris le benzène, qui est cancérigène.
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Les hydrocarbures réagissent à l'air libre et forment de l'ozone au sol, qui peut causer une irritation des voies respiratoires voire même une inflammation des poumons, et pollue sérieusement l'environnement.
Toutes les stations-service sont-elles concernées ?
Ces techniques de récupération des vapeurs d'essence deviendront obligatoires dès 2012 pour les stations-service rénovées ou nouvellement construites. Elles seront ensuite étendues à la quasi-totalité des stations-service d'ici 2018. La proposition initiale prévoyait 2020 mais les députés ont réduit le délai. Notons enfin que les toutes petites stations seront exemptées.
Quels bénéfices ?
Citoyens, environnement et stations-service bénéficieront de cette directive. "Les systèmes de récupération des vapeurs d'essence n'améliorent pas uniquement la protection de l'environnement et la santé publique, ils permettent également d'économiser du pétrole", explique Jana Reinišová, représentant permanent adjoint de la République tchèque auprès de l'Union européenne, qui a mené les négociations avec le Parlement européen.