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Le Point de la session - Strasbourg - 12-15 décembre 2005

Institutions - 04-05-2006 - 17:13
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Principaux dossiers de la session

 
 
Le Président du Parlement européen, Josep Borrell a remis  le Prix Sakharov 2005 pour la liberté de pensée qui récompense les contributions aux droits de l’homme, à la protection des minorités et à la promotion de la démocratie. Cette année ce prix a été remis aux trois lauréats: le mouvement cubain d'opposition "Damas de Blanco", l'avocate nigériane des droits de l'homme, Hauwa Ibrahim et l'organisation internationale "Reporters sans frontières".
 
Dans une résolution, le Parlement rappelle, après les incidents qui ont marqué le sommet mondial de la société de l'information de Tunis, que la clause consacrée aux droits de l'homme constitue un élément essentiel de l'accord d'association euro-méditerranéen de l'Union européenne avec la Tunisie de 1998.
 
Le Parlement européen a adopté, après de longues négociations avec le Conseil, le budget 2006, Les deux branches de l'Autorité budgétaire  étaient en désaccord sur l'ambition du budget de l'an prochain. Deux réunions de conciliation ont été nécessaires pour finaliser un paquet qui comprend un niveau de paiements pour 2006 se montant à 111.969 milliards soit 1,01% du Revenu
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A la veille du sommet européen de Bruxelles, les députés ont rappelé au cours d'un débat animé, après avoir écouté la Commission et le Conseil, l'urgence d'arriver à un accord "acceptable" sur les perspectives financières de l'Union européenne pour 2007-2013.
 
Le Parlement européen a adopté par 378 voix pour, 197 contre et 30 abstentions, une directive sur la rétention des données en première lecture. Le texte final - qui a fait l'objet d'un accord avec le Conseil - vise à faciliter la coopération judiciaire pour les affaires criminelles en harmonisant les législations des Etats membres en matière de rétention des données SMS, téléphone et Internet. La directive ne couvre cependant pas le contenu des informations transmises.
 
Les députés, en adoptant rapport de Martine Roure (PSE, FR) ont apporté leur soutien à l'organisation d'une "Année européenne de l'égalité des chances pour tous" en 2007 et insisté sur la nécessité de couvrir toutes les formes de discriminations.  
 
La Roumanie, selon le Parlement, doit s'attaquer sans tarder à la corruption généralisée, à la discrimination des minorités et à d'autres problèmes encore si le pays veut espérer adhérer à l'UE le 1er Janvier 2007 (rapport de Pierre Moscovici /PSE, FR). Le Parlement soutient l'adhésion de la Bulgarie à l'UE au 1er janvier 2007 à condition que ce pays engage des réformes dans plusieurs domaines-clés avant avril 2006.
 
Les députés ont adopté à une courte majorité : 255 voix pour, 251 contre et 32 abstentions une résolution présentée par les groupes PPE-DE, les libéraux et l'UEN sur le programme de travail 2006 de la Commission. Controversé et voté à une faible majorité, ce texte recommande notamment à la Commission d'engager une réflexion sur l'élargissement en tenant compte de la "capacité d'absorption" de l'Union européenne.
 
Les personnes handicapées ne se verront plus refuser l'accès au transport aérien en raison de leur handicap, grâce à la législation approuvée par le Parlement européen. Les règles approuvées par les députés vont améliorer les droits de tous ceux qui souffrent d'un handicap ou d'une mobilité réduite et nécessitent une aide de la part des services de l'aéroport. L'embarquement ou les déplacements du check-in à l'avion n'exigeront pas de coûts supplémentaires.
 
Le Parlement s'est prononcé en faveur d'un système européen harmonisé pour le calcul des péages et taxes appliqués aux poids lourds pour l'utilisation du réseau routier. Une grande majorité des députés a adopté ce matin la recommandation de seconde lecture. La directive "Eurovignette" est l'une des priorités essentielles de la politique européenne des transports.
 
Entre la croissance mondiale de la demande énergétique et l'épuisement des ressources, la nécessité d'économiser l'énergie devient pressante. Un pas dans la bonne direction a été franchi aujourd'hui par le Parlement qui a confirmé son accord avec le Conseil sur une directive visant à encourager les Etats Membres à économiser l'énergie et à l'exploiter de manière plus efficace dans les foyers domestiques et le secteur public.
 
Chaque année, des milliers de tonnes de batteries et accumulateurs usagés finissent encore à la poubelle, sans autre précaution, bien qu'ils contiennent parfois des substances nocives. Le Parlement européen a adopté  un rapport sur un nouveau projet de directive qui vise à organiser la collecte sélective et le recyclage de ces déchets dangereux
 
Pour aider les 18 pays ACP qui exportent actuellement du sucre vers l'UE, un système de compensation financière vient d'être voté à une très large majorité par le Parlement. Pour marquer son désaccord avec le Conseil qui s'est refusé au moindre geste sur les montants alloués, le rapporteur Bernard Lehideux (ADLE, FR) a retiré son nom du rapport.
 
Le Parlement, suivant sa commission Juridique, a opté pour la levée de l'immunité de Bruno Gollnisch (NI, FR), estimant qu'au moment où il tenait des propos contestés, le député n'exerçait pas ses fonctions de parlementaire européen. La justice française pourra donc suivre son cours.
 
Les députés ont adopté, à une large majorité, par 550 voix pour, 45 voix contre et 25 abstentions, le rapport de Janelly Fourtou (ADLE, FR) sur les "allégations d'utilisation abusive de la loi sur la propriété foncière de Valence (Espagne) et ses incidences sur les citoyens européens". Le Parlement européen, après avoir reçu de nombreuses pétitions, se félicite de la promulgation d'une nouvelle loi et plaide, en attendant son entrée en vigueur, pour un moratoire concernant les nouveaux projets.
 
REF.: 20051206BKG03221

OUVERTURE de la SESSION

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Le Président Josep Borrell Fontelles a rappelé l'engagement de l'UE contre la peine de mort, alors que les exécutions se poursuivent dans le monde avec 3800 exécutions en 2004.
 
En ouverture de la séance, le Président Josep Borrell Fontelles (PSE, ES) a souligné le contexte de l'anniversaire de la déclaration des droits de l'homme, le 10 décembre, pour s'exprimer contre la peine de mort. Il a rappelé que les Etats-Unis viennent de procéder à leur 1000ème exécution, début décembre, depuis le rétablissement de la peine de mort en 1976. Dans le monde, 3800 personnes auraient été exécutées en 2004 (selon Amnesty International), "dont 95% en Chine, en Iran, au Vietnam et aux Etats-Unis". Mais le chiffre "pourrait s'élever à 6000". Le Président Borrell a ainsi réaffirmé parmi les valeurs de l'Union le "droit à la vie, qui est un droit inaliénable pour chaque individu, quelles que soient ses fautes. C'est un droit qui dépend de son essence, en tant qu'être humain".
 
 
 
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DROITS DE L'HOMME

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Remise du prix Sakharov 2005 aux Dames en Blanc, à Hauwa Ibrahim et à Reporters sans frontières
 
Le Président du Parlement européen, Josep Borrell a remis le Prix Sakharov 2005 pour la liberté de pensée ce mercredi. Le prix récompense les contributions aux droits de l’homme, à la protection des minorités et à la promotion de la démocratie. Cette année le prix a été remis aux trois lauréats: le mouvement cubain d'opposition "Damas de Blanco", l'avocate nigériane des droits de l'homme, Hauwa Ibrahim et l'organisation internationale "Reporters sans frontières".
 
" Nous avons suivi votre travail, nous partageons votre lutte pour le respect des droits de l'homme dans le monde, pour la liberté de la pensée contre les régimes qui jettent les opposants en prison ", a déclaré le président Borrell en accueillant les trois lauréats du prix Sakharov 2005. Rappelant que les droits de l'homme sont encore un rêve pour la moitié de la planète, il a déploré que les "Dames en blanc" n'aient pu obtenir l'autorisation des autorités cubaines pour venir chercher leur prix. Ce n'est pas la première fois qu'une telle situation se produit, c'était le cas notamment de Nelson Mendela, mais "cela n'empêchera pas le Parlement de poursuivre ses efforts pour récompenser ces combattants de la liberté".
 
Le Président a rendu hommage tout d'abord aux Dames en blanc qui manifestent pacifiquement toutes les semaines à la Havane au nom des prisonniers politiques qui ne peuvent s'exprimer. Il a témoigné, ensuite, à Hauwa Ibrahim de l'admiration du Parlement pour sa "détermination à défendre la loi et pour l'exemple qu'elle donne aux femmes désireuses de fuir l'ignorance et la pauvreté." S'adressant à Robert Ménard, le président Borrell a fait l'éloge du travail de Reporters sans frontières car il ne peut y avoir de  démocratie sans une information pluraliste. Le Président a terminé son intervention en citant à la fois Voltaire et Brecht: la "liberté d'expression est ce qui nous sépare de la tyrannie."
 
Parlant au nom des Dames en blanc, Blanca Reyes, exilée à Madrid,  a rappelé que l'organisation représente 75 prisonniers détenus depuis le sinistre "printemps noir" de 2003. Elle a expliqué qu'elle était, comme d'autres, victime de souffrance et d'injustice sans avoir jamais appartenu à un parti politique. Le gouvernement cubain viole quotidiennement les droits de l'homme de ses citoyens. Il  ne permet pas, par exemple, à cinq femmes cubaines de venir simplement au Parlement recevoir leur récompense. Profondément émue par le prix Sakharov, Mme Reyes a déclaré que "cette récompense nous encourage à poursuivre notre lutte et tout le monde entendra la voix des innocents que nous défendons."
 
Deuxième lauréate du prix Sakharov, Hauwa Ibrahim, avocate, défend les femmes nigérianes victimes de la lapidation à mort pour adultère et les jeunes nigérians amputés pour vol en vertu de la loi islamique, la charia. Elle a expliqué sa stratégie consistant à essayer de comprendre la dynamique et les valeurs de la société nigériane. "Nous agissons localement, mais nous pensons globalement". Hauwa Ibrahim a déclaré vouloir parler au nom des personnes les plus vulnérables et de toutes les personnes non représentées. En 2005 au Nigeria en vertu de la charia, il est encore possible qu'une femme soit lapidée  à mort pour avoir conçu un enfant hors mariage.  Pour surmonter tout cela, il faut une approche de bas en haut. Le prix Sakharov me permet d'investir dans l'éducation parce que je pense que c'est la manière d'avancer. Le Parlement européen est l'une des organisations les plus importantes dans le monde et avec son appui, ma voix est plus forte et j'ai un sens plus profond de ma mission au service des plus vulnérables".
 
Robert Ménard, Secrétaire général de Reporters sans frontières a déclaré que son organisation était honorée de recevoir le prix Sakharov et a remercié en particulier, Jean-Marie Cavada (ADLE,  FR). Il a rappelé que "64 journalistes ont été tués en Irak, deux fois plus que pendant la guerre du Vietnam". Il a également déploré l'assassinat récent du parlementaire et journaliste anti-syrien Gibran Tueni et a appelé la communauté internationale à se mobiliser pour la démocratie au Liban. Il a critiqué le fait que la communauté internationale ne montre pas toujours autant d'intérêt et de passion, face à la situation difficile de certains journalistes encore détenus illégalement dans le monde, que pour Florence Aubenas. "Il faut en finir avec la mauvaise conscience tiers-mondiste et arrêter de trouver de bonnes excuses à certains. Il faut se battre pour le droit des autres y compris ceux qui seront dangereux pour nos démocraties". Citant en particulier le cas de la Tunisie, pays qui bénéficie d'un accord d'association,  Robert Menard a invité l'Union européenne et le Parlement européen à respecter leurs engagements. "Vos résolutions sont utiles mais allez jusqu'au bout, on en a assez des envolées lyriques et des trémolos dans la voix " a conclu le Secrétaire général.
 
 
Tunisie
 
Le Parlement pointe les droits de l'homme et la liberté de la presse en Tunisie
Dans une résolution adoptée ce jour, le Parlement rappelle, après les incidents qui ont marqué le sommet mondial de la société de l'information de Tunis, que la clause consacrée aux droits de l'homme constitue un élément essentiel de l'accord d'association euro-méditerranéen de l'Union européenne avec la Tunisie de 1998.
 
Le Parlement souligne la contradiction évidente entre la déclaration finale du sommet mondial de la société de l'information de Tunis - dans laquelle les États indiquent que le "respect plein et entier des droits de l'homme et de la démocratie constitue le fondement même de la société de l'information"- et le mépris de cet engagement par le pays hôte. Pour mémoire, des incidents ont marqué la tenue du sommet mondial sur la société de l'information des 16-18 novembre à Tunis. Un journaliste français, Christophe Boltanski, a été agressé et Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières, lauréat du prix Sakharov 2005, a été refoulé du territoire tunisien.
 
Si les députés se félicitent des importants progrès économiques et sociaux enregistrés en Tunisie, notamment dans les domaines de l'éducation et de la formation, de la santé et de la sécurité sociale, ils formulent le vœu que ces avancées s'accompagnent de progrès dans les domaines de la consolidation de la démocratie, de l'État de droit et des droits de l'homme, notamment de la liberté d'expression, de la liberté d'association et de l'indépendance de la justice qui font partie de l'acquis du processus de Barcelone.
 
Les députés demandent aux autorités tunisiennes de permettre à la Ligue Tunisienne des Droits de l'Homme (LTDH) et au syndicat des journalistes tunisiens (SJT) de tenir leur congrès, de débloquer les fonds européens alloués; de coopérer pleinement avec la Commission pour mettre en œuvre rapidement le projet «modernisation de la justice» financé par le programme MEDA 2004-2006 qui, prioritairement, devrait renforcer les garanties de l'indépendance de la justice.
 
Le Conseil et la Commission sont invités à prendre, en coopération avec le Parlement européen, les "initiatives concrètes et les mesures adéquates" lors de la tenue dans un délai rapproché du conseil d'association. Le Parlement  rappelle à cet égard la mise en place d'un sous-comité «droits de l'homme» UE-Tunisie dans le cadre de l'accord d'association.
 
Les députés demandent au Conseil et à la Commission d'informer pleinement le Parlement des démarches effectuées et des décisions prises lors du prochain conseil d'association UE-Tunisie. Dans le même ordre d'esprit, le Conseil et la Commission devront informer l'opinion publique des démarches entreprises concernant les défenseurs des droits de l'homme.
 
Après le vote, Catherine Trautmann (PSE, FR) a souligné que cette résolution arrivait à point nommé, au moment même où le prix Sakharov est décerné.
 
Par ailleurs les députés se félicitent que l'Union européenne, parlant d'une seule voix, ait pu exprimer une position forte dans les discussions à Tunis et jouer un rôle moteur en particulier dans les avancées sur la gouvernance d'Internet et la concrétisation du plan d'action. Le Parlement, qui a été associé tout au long de ce processus, souhaite que cette méthode soit poursuivie à l'avenir.
 
Le Parlement prend acte avec satisfaction de la décision de poursuivre le processus, suite à l'accord intervenu sur la gouvernance de l'Internet. Il se félicite du choix d'une coopération renforcée entre gouvernements sur le principe d'une égalité de traitement entre États ainsi que de la création d'un forum sur la gouvernance d'Internet. Ces avancées répondent au souci exprimé par le  Parlement de bâtir une gouvernance de l'Internet équilibrée.
 
La résolution sera transmise au Conseil et à la Commission, aux gouvernements et aux parlements des États membres, à la Commission des droits de l'homme des Nations unies, ainsi qu'au gouvernement tunisien, à l'Union internationale des télécommunications ainsi qu'au comité d'organisation de haut niveau et au secrétariat exécutif du Sommet mondial de la société de l'information.
 
 
 
Pour plus d'information :
Fabienne GUTMANN-VORMUS
Rédaction & Diffusion
Tél  : (32-2) 28 40650 (BXL)
Tél : (33-3) 881 72649 (STR)
 
 
 
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BUDGET

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Accord sur le Budget 2006
 
Le Parlement européen a adopté, après de longues négociations avec le Conseil, le budget 2006. Les deux branches de l'Autorité budgétaire étaient en désaccord sur l'ambition du budget de l'an prochain. Deux réunions de conciliation ont été nécessaires pour finaliser un paquet qui comprend un niveau de paiements pour 2006 se montant à 111.969 milliards soit 1,01% du Revenu national Brut (RNB) et des modalités spéciales de financement pour l'action extérieure de l'Union européenne.
 
Le montant des crédits de paiement s'élèvera à 111.969 milliards d'€, équivalent à 1,01% du revenu national brut de l'Union européenne. Gianni Pittella (PSE, IT), rapporteur général du Parlement pour le budget de 2006, avait déclaré au moment du vote en commission parlementaire, que le résultat était "important à la lumière des discussions prochaines sur les prochaines perspectives financières, puisque le niveau des paiements décidé pour 2006 est plus élevé que celui proposé dans les compromis luxembourgeois et britannique pour 2007-2013". Il est important de considérer que, sans accord sur les prochaines perspectives financières, c'est le budget de 2006 qui servira de base aux négociations pour déterminer les budgets annuels ultérieurs. Ce niveau convenu de 1,01% représente une augmentation de 5.7 milliards (soit 5,3%) par rapport à 2005, année pour laquelle les paiements avaient été fixés à 1% du RNB.
 
Agriculture
 
Comme le Conseil a le dernier mot sur les paiements directs de la PAC - dépenses dites "obligatoires", le  Parlement ne peut que regretter les coupes opérées sur différentes lignes de cette rubrique. Toutefois, les députés se félicitent de l'augmentation de l'enveloppe du programme alimentaire destiné aux personnes "démunies".
 
Actions structurelles
 
La Commission européenne a réduit ses projections pour l'année prochaine dans cette rubrique. Le Parlement et le Conseil ont accepté de ne pas augmenter les paiements étant donné qu'il apparaissait clairement que la mise en œuvre des actions structurelles dans les nouveaux États membres n'a pas été aussi bonne qu'espérée. Les deux organes de l'Autorité budgétaire ont convenu que, comme pour le budget de 2005, il sera possible de trouver un financement supplémentaire pour les actions structurelles si l'argent  venait à manquer brusquement au cours de l'année.

 
Politiques internes
 
Le Conseil a accepté la demande du Parlement visant à fournir une  enveloppe de 100 millions d'euros supplémentaires au bénéfice d'une série de programmes touchant directement les citoyens et qui sont vitaux pour la stratégie de Lisbonne. Il s'agit de LIFE, Socrates et des programmes pour la recherche, les petites et moyennes entreprises, les jeunes (YOUTH) et les organisations culturelles. Par ailleurs, une partie des crédits destinés à la politique d'information qui avaient été placés dans la réserve, les députés ayant jugée l'exécution de la Commission "insatisfaisante" lors de la première lecture ont été libérés. Egalement 9 millions d'euros de crédits d'engagement sont attribués à la lutte contre le terrorisme et pour le système d'alerte rapide ARGUS
 
Actions extérieures
 
La commission des Budgets envisage de dépasser le plafond de la rubrique "actions extérieures" des perspectives financières actuelles d'un montant d'environ 275 millions d'euros via l'instrument de flexibilité (permettant d'ajouter des crédits au budget pour les besoins imprévus ou difficilement programmables). Il s'agit d'une pomme de discorde importante entre le Parlement et le Conseil lors de la conciliation (ce dernier refusant d'aller au-dessus de 200 millions) mais ce recours à l'instrument de flexibilité permettra de financer la reconstruction en Irak et des pays frappés par le tsunami de décembre 2004. Il aidera également les pays ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique) touchés par la réforme du régime du sucre et fournira davantage d'argent pour la politique étrangère et de sécurité commune (PESC). Ces décisions sont prises en considération dans le rapport de Reimer Böge (PPE-DE, DE) sur la mobilisation de l'instrument de flexibilité adopté également ce jeudi.
 
Le financement total destiné à la PESC se monte pour 2006 à 102.6 millions d'euros, soit une augmentation de 40 millions par rapport à l'avant-projet de budget de 2006. Les réunions d'information des députés avec les ambassadeurs représentant le Conseil concernant les actions de la PESC doivent maintenant se tenir tous les trois mois.
 
Divers
 
La résolution souligne la déception du Parlement suite à l'attitude de la Commission pendant les négociations sur le budget 2006. Le Parlement confirme par ailleurs sa position de première lecture concernant les dépenses de fonctionnement, maintenant ainsi 16 millions d'euros du budget administratif de la Commission en réserve.
 
Pour plus d'information :
Jean-Yves LOOG
(32) 0498.983.589
 
 

En savoir plus :

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CONSEIL EUROPEEN

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Conseil européen : le Parlement contre une Europe au rabais
 
A la veille du sommet européen de Bruxelles, les députés ont rappelé, après avoir écouté la Commission et le Conseil, l'urgence d'arriver à un accord "acceptable" sur les perspectives financières de l'Union européenne pour 2007-2013.
 
Commission
 
José Manuel Barroso espère parvenir à un accord sur les perspectives financières mais s'inscrit en faux contre toute vision nationaliste et sans générosité. Le président de la Commission a rappelé que son institution avait fait cinq propositions en octobre. "Il s'agit de montrer, au-delà des beaux discours, que l'Europe est capable de défendre ses valeurs et ses ambitions. Le Parlement et la Commission ayant fait part de leurs idées, la balle est désormais dans le camp du Conseil. Tout retard supplémentaire compromettrait sérieusement les politiques de l'Union européenne. S'il existe d'autres options techniques pour continuer à  financer les programmes, ces mesures ne peuvent être que temporaires. L'Europe d'aujourd'hui exige une plus grande sécurité et une plus grande ambition pour assurer ses nouvelles priorités. Le sommet de Hampton Court a montré l'ampleur des défis et les États membres doivent fournir les moyens de les réaliser. Il s'agit de donner un nouvel élan au développement durable, de stimuler la recherche et l'éducation, de faire face aux problèmes démographiques, de l'immigration et de la sécurité et de renforcer la cohérence de la politique extérieure. En matière de développement, le président de la Commission s'est félicité du consensus européen qui définit, pour la première fois depuis 50 ans, un socle commun de valeurs, de principes et d'objectifs destinés à éradiquer la pauvreté.
 
"Pour soutenir la modernisation, l'élargissement et augmenter la libération des échanges, l'investissement est indispensable. L'ambition n'est pas réalisée par les communiqués et les grandes déclarations. Elle exige l'action et les moyens correspondants, faute de quoi, la crédibilité de l'Europe serait sévèrement compromise". Un budget moderne doit reconnaître les réalités de l'Europe élargie. Ainsi, il doit soutenir la croissance, avec une politique de cohésion axée sur la compétitivité. Il doit aider les Européens à s'adapter à la mondialisation, à l'immigration et aux menaces pesant sur la sécurité. Ce budget doit éviter de remettre en cause les réformes récentes, comme le développement rural en agriculture qui revêt une importance centrale pour l'Union.
 
"Une clause de révision complète est nécessaire sur la base d'un véritable débat, sans tabous, sur l'avenir des dépenses et des ressources de l'Union européenne". L'impact de l'élargissement sur le budget doit être véritablement partagé. Ce qui implique un geste du côté du rabais britannique. En outre si l'Union européenne veut accueillir la Bulgarie et la Roumanie, il convient de prévoir les ressources correspondantes. Par ailleurs, un budget restreint rend encore plus indispensable une gestion saine et réalisée à bon escient.
Le président Barroso s'est félicité de la position du Parlement qui contient de bons principes comme celui de la flexibilité et des solutions imaginatives. Il a émis le vœu de pouvoir s'adresser à la Conférence des présidents la semaine prochaine avec la perspective d'un accord interinstitutionnel capable d'aborder la prochaine décennie avec une  confiance effective.
 
Conseil
 
Le ministre britannique pour l'Europe, Douglas Alexander, est revenu sur cette "tumultueuse" année 2005, qui aura vu la France et les Pays-Bas rejeter la constitution européenne. En outre "l'Europe doit affronter la mondialisation et les effets tragiques du terrorisme. Mais nous avons su développer une réponse commune dans un sens plus clair". Evoquant la directive sur la rétention des données, le sommet de Montréal sur le réchauffement climatique et le retrait israélien de la bande de Gaza, le représentant de la Présidence du Conseil a dressé un premier bilan de la présidence britannique. "Cependant, notre tâche numéro un cette semaine, ce sont les perspectives financières, le défi majeur de notre présidence, après l'échec de juin. Nous nous y sommes employés dans toute la mesure du possible pour y parvenir". Reconnaissant ne pas être encore parvenu à "boucler la boucle", il a invité à prendre en compte "le difficile contexte budgétaire" et la "marge de négociation mince" pour les Etats-membres, qui poursuivent les contacts bilatéraux. Douglas Alexander s'est en outre prononcé pour une "indispensable réforme des budgets" afin que les dépenses "soient justifiées", et donc réorientées. Il a également insisté sur d'autres points, réaffirmant l'engagement de la Présidence en faveur de la recherche, de la gestion des flux migratoires et de la formation professionnelle, et soutenant "un programme de réformes" et la "suppression des charges administratives superflues". Il a en outre réaffirmé les objectifs que la Présidence souhaite transmettre à l'issue de son mandat, comme la lutte contre le financement du terrorisme international, l'assistance à l'ONU et à l'Irak, ou le processus de paix au Liban.
 
Groupes politiques
 
Pour Hans Gert Pöttering (PPE-DE, DE), l'Union européenne, après bien des difficultés, a besoin d'un succès mais il faut que cet accord aboutisse à un résultat acceptable. Si Tony Blair a fait une bonne prestation au Parlement -appréciée notamment par les membres du groupe PPE-DE-, "le style ne suffit pas, il faut également un contenu". Par exemple pour la recherche, les propositions de la présidence britannique sont inférieures à celles de Jean Claude Juncker qui assurait la précédente présidence. Il est primordial de préserver un autre aspect : la solidarité entre Etats membres "il ne faut pas une Europe avec des citoyens de 1ère et de deuxième zone. Ce sont les nouveaux Etats membres qui ont besoin de solidarité et non l'inverse". Aussi convient-il de prévoir, comme l'a signifié la Commission dans sa lettre envoyée à la présidence britannique, une clause de révision globale englobant les questions du chèque britannique et de la PAC. Les compétences budgétaires du Parlement devront être pleinement respectées. Enfin le président du PPE-DE a invité à condamner fermement les derniers propos du président iranien sur Israël.
 
Martin Schulz (DE), s'exprimant au nom du groupe PSE, a estimé que le temps était au "bilan", et a tenu à adresser un "éloge" au Président de la Commission pour son opposition aux propositions britanniques sur le budget: "Une grande partie de ce Parlement est avec vous". Rappelant les propos tenus dans l'hémicycle par Tony Blair il y a six mois, qui diagnostiquait à l'Europe une "crise de leadership", Martin Schulz a estimé que "c'est toujours le cas". "Vous déplorez un état de fait que vous faites perdurer. Et nous, on commence à en avoir marre" a lancé le président du PSE. "Le Parlement agit, décide, se trompe parfois. La Commission aussi. Ces deux institutions agissent. Mais le Conseil est incapable de se mettre d'accord. S'il y a une crise de l'UE, c'est avant tout une crise du Conseil." Martin Schulz est ensuite remonté à 1912 pour comparer la Présidence Britannique au paquebot "Titanic", "dont le capitaine ne s'appelle pas Smith mais Blair", et de souligner que ce dernier a l'avantage de "voir l'iceberg et de pouvoir l'éviter" : car ce sont les perspectives financières, selon lui, qui scelleront le succès ou l'échec de la Présidence Britannique.
 
Graham Watson (ADLE, UK) a rappelé la lettre des six pays appelant à une réduction du budget communautaire .Quatre de ces premiers ministres sont toujours en fonction et continuent à faire des promesses sans vouloir prévoir les moyens correspondants. "Le Parlement et la Commission doivent parler d'une seule voix et rejeter un budget contraire aux aspirations des citoyens européens : une absence d'accord est préférable à un mauvais accord" a précisé le président du groupe des libéraux et démocrates. Opposé à une Europe à deux vitesses, il s'est félicité de la lettre du président de la Commission adressée à la présidence britannique. Les perspectives financières doivent mettre l'accent sur les priorités de l'agenda de Lisbonne. Les investissements dans la recherche doivent être à la hauteur des ambitions face à la concurrence des Etats unis et du Japon. Par ailleurs, évoquant la détention illégale de prisonniers dans certains Etats membres, Graham Watson a souligné que la lutte contre le terrorisme ne doit pas se faire au détriment de la Justice et du respect des droits de l'homme.
 
Au nom des Verts/ALE, Daniel Cohn-Bendit (DE) s'est étonné de l'atmosphère présente dans l'hémicycle : "Même par un matin froid de décembre, une atmosphère de mai peut se développer dans une salle, un esprit de révolte, tout d'un coup, contre le Conseil, contre les gouvernements, et je trouve cela très, très intéressant". Affirmant que "l'éloquence du vide de la présidence britannique est éloquente", il a indiqué à la Présidence du Conseil: "quand vous parlez des propositions de réforme, qu'est-ce que vous faites, vous coupez les fonds pour le développement de l'espace rural. Ce qui est le plus moderne dans ce qui existe dans notre budget, c'est exactement ce que vous voulez sacrifier!" Daniel Cohn-Bendit a en outre affirmé que le choix britannique en faveur de l'énergie nucléaire ne saurait être "moderne". Dénonçant la logique de négociation du Conseil et des gouvernements "avares" qui y "donnent le la", il a estimé que la défense, par le Président Français Jacques Chirac, de la politique agricole française, telle qu'elle est, "est un scandale qui ne nous fait pas avancer". Sur la question de la lutte antiterroriste et des éventuels centre de détention de la CIA en Europe, le président des Verts/ALE a jugé que "le combat contre le terrorisme ne peut pas être synonyme de combat contre la démocratie" et que "si vous voulez combattre les terroristes, revenez-en à l'Etat de droit, et vous aurez les Verts à vos côtés".
 
Francis Wurtz (GUE/NGL, FR) a fait remarquer que Tony Blair, après avoir recueilli les applaudissements de l'Assemblée, se voit aujourd'hui opposer le refus unanime de ses propositions budgétaires du Parlement pour cause de manque de solidarité. Sa désinvolture a atteint un seuil inacceptable : l'élargissement ne peut se faire sur le dos des nouveaux Etats membres alors que la présidence britannique se voulait la championne de l'élargissement.  "D'un côté, 14 milliards d'euros de moins de crédits que ne le proposait le compromis, pourtant minimaliste, du mois de juin, pour les nouveaux pays membres, de l'autre, 12 milliards d'euros de plus d'économies que prévu il y a six mois pour la Grande Bretagne, au titre du fameux rabais. Il y a là une "Thatcher touch" que nous paierions cher à laisser passer". Quant à la volonté affichée par la présidence en exercice de réformer la PAC, Francis Wurtz, citant le Financial Times du 7 décembre dernier, a mis en doute sa sincérité : "Lorsque la Commission a proposé de fixer un plafond à la taille des exploitations éligibles au soutien au revenu lors de la dernière réforme de la PAC, l'initiative a été bloquée par le Royaume Uni parce que ce dernier a moins de petites exploitations que les autres États membres. Les grands principes européens de l'actuelle présidence s'arrêtent manifestement là où commencent les gros intérêts domestiques". La lettre des six a réouvert cette voie sans issue: "Il faut stopper cette dérive et savoir quelle Europe nous voulons: celle de l'intégration par le marché ou celle de l'intégration politique".
 
Nigel Farage (UK), s'exprimant au nom du groupe IND-DEM, et à l'adresse de la Présidence du Conseil, a estimé que "nous n'avons jamais été aussi isolés, étrangers, mal-aimés de toute notre histoire par nos voisins européens comme nous le sommes aujourd'hui dans cette chambre". Il a estimé que Tony Blair "ne voudra pas, devant l'histoire, achever sa présidence sans accord, et c'est pourquoi il y aura un accord", comprenant "une nouvelle capitulation sur le rabais britannique". Quant à l'avenir de l'Union : la Grande-Bretagne, "un pays de tradition libre-échangiste et très fier de son histoire récente, n'a rien à faire dans ce club".
 
Pour Cristiana Muscardini (UEN, IT), le fait que la présidence britannique n'ait pas fait connaître ses dernières propositions au Parlement est révélateur du mépris avec lequel elle traite ses interlocuteurs au-delà des beaux discours. Alors que l'Union européenne connaît des difficultés, un budget à la hauteur est nécessaire. Des propositions inférieures à celles de la présidence luxembourgeoise pénalisent l'économie, renforcent le chômage et la pauvreté. Les fonds de cohésion sont nécessaires  pour éviter la mise en place d'une Europe à deux vitesses. La place de l'Union européenne dans le monde risque également d'en pâtir. "Il faut relever les niveaux de vie à l'intérieur et à l'extérieur des frontières de l'Union européenne. Pour ce faire il faut renoncer aux privilèges et accepter de faire certains sacrifices : nous avons besoin d'équité pour assurer notre pérennité économique" a conclu la députée.
 
Ashley Mote (UK), au nom des non-inscrits, a pour sa part estimé que "le vrai problème de Tony Blair" est qu'il doit soutenir l'Union européenne, "où au moins le faire croire", alors qu'en Grande Bretagne, l'opinion serait hostile à l'UE et souhaiterait voir le pays la quitter. "Tony Blair sait que la présidence britannique a été un désastre. Nous ne souscrivons pas à votre projet". Estimant que dans les années 70, "M. Heath a menti" afin de persuader la Grande-Bretagne de rejoindre l'UE, qui serait selon lui "la nouvelle Union Soviétique", "gouvernée par des comités secrets et des bureaucrates tyranniques".
 
Députés français
 
Jean-Marie Le Pen (NI, FR) a estimé que Tony Blair, avait présenté sa proposition sur les perspectives financières 2007 2013, dix jours seulement avant le Conseil européen, pour empêcher ses partenaires de faire des contrepropositions. En outre, les Britanniques, ont réussi à mécontenter leurs amis – les pays de l'Est –, et à ménager leurs adversaires – la France et l'Allemagne –, sans pratiquement toucher à leur ristourne budgétaire. "Il leur suffit de faire semblant de lâcher du lest pour obtenir un accord au Conseil, peu enclin à revenir sur cette question sous présidence autrichienne". Le grand perdant selon le député serait la France qui continuerait à financer le chèque britannique et verrait sa contribution au budget communautaire "exploser pour cause d'élargissement, tout en recevant moins en raison de la diminution du budget de la PAC". Jean Marie Le Pen a abordé également le thème du taux réduit de TVA pour les services à forte proportion de main-d'œuvre. Selon lui, la fiscalité d'activités "qui ne nuisent en rien au fonctionnement du marché intérieur", comme la restauration ou la rénovation de logements,  ne doit pas être discutée au niveau européen. Quoi qu'il en soit, "les décisions prises à Bruxelles engageront la France pour de longues années et contribueront, un peu plus, à l'endettement dramatique de notre pays" a conclu le député
 
Margie Sudre (PPE-DE,FR) a pour sa part jugé que "les européens méritent mieux que le jeu du chat et de la souris auquel se livre la présidence de l'Union", et que les propositions britanniques sur les perspectives financières sont "inacceptables": "elles sacrifient les nouveaux Etats membres et voudraient pérenniser un chèque britannique qui n'a plus lieu d'être". Estimant qu'"aucun sujet ne doit être tabou dans notre démocratie", parmi lesquels la PAC, elle a indiqué cependant que les avantages conférés à un pays ne sauraient être pérennisés dans le contexte de l'élargissement. Ainsi, Tony Blair devrait "passer enfin à l'acte pour mériter les applaudissements dont nombre de mes collègues l'ont peut-être un peu trop rapidement gratifié en juin dernier."
 
Réponse des institutions
 
Commission
 
En réponse aux différents intervenants, José Manuel Barroso, a lancé un appel à la présidence britannique en faveur d'un accord équitable à la hauteur des attentes des citoyens. Il en a rappelé les trois conditions : assurer un niveau de dépenses plus élevé, envoyer un message clair  en faveur d'une Europe solidaire en laissant aux nouveaux Etats membres la possibilité de montrer qu'ils peuvent absorber les aides, adapter le rabais britannique aux besoins de l'élargissement et prévoir une clause de révision en profondeur du budget sur la base d'un accord entre les trois institutions. "Sans solidarité il n'y aura pas d'Union européenne" a conclu le président de la Commission sous les applaudissements nourris de l'Assemblée.
 
Conseil
 
En réponse, le Président en exercice du Conseil, Douglas Alexander, a indiqué qu'il est "pas tout à fait juste" de dire que ses services n'auraient pas assez travaillé, évoquant les nombreux contacts pris ces derniers temps. Selon lui, la nouvelle proposition britannique "sera une révision de la première, mais les grands principes ne seront pas modifiés". Estimant que "la Présidence britannique a pleinement joué le jeu du dialogue avec le Parlement", avec "plus de 80 visites", il a ensuite évoqué la question du rabais : "nous avons besoin d'un accord qui réunisse non seulement ceux qui dépensent l'argent, mais aussi ceux qui contribuent. Je reconnais qu'essayer de trouver un accord entre 25 Etats membres est titanesque, mais je pense que cela peut aboutir à un accord plutôt qu'à une tragédie". S'exprimant ensuite en tant que ministre Britannique, il a indiqué : "nous souhaitons payer notre part "équitable" au budget, mais pas davantage". "En juin, on nous demandait de faire une contribution de 20 milliards supplémentaires, pour un total un tiers plus élevé que celui de la France". Douglas Alexander a en outre affirmé que le Royaume-Uni a été "contributeur net pendant trente ans", et entend contribuer "en parité avec des pays du même niveau de prospérité, comme la France et l'Italie".
 
Le président Borrell a conclu le débat en mettant en garde contre un effet de boomerang : "ce qui n'est pas acceptable ne peut être accepté et les applaudissements pourraient bien se transformer en volée de bois vert".
 
 
 
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JUSTICE et AFFAIRES INTERIEURES

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Lutte antiterroriste: accord sur la rétention des données
 
Le Parlement européen a adopté ce mercredi, par 378 voix pour, 197 contre et 30 abstentions, une directive sur la rétention des données en première lecture. Le texte final - qui a fait l'objet d'un accord avec le Conseil - vise à faciliter la coopération judiciaire pour les affaires criminelles en harmonisant les législations des Etats membres en matière de rétention des données SMS, téléphone et Internet. La directive ne couvre cependant pas le contenu des informations transmises.
 
La directive vise à aider les autorités nationales à identifier terroristes et criminels en ayant accès à une liste d'appels téléphoniques, de SMS ou de données internet envoyées par les suspects durant les mois précédents. Les amendements ont finalement été adoptés par compromis entre le PPE-DE et le PSE avec le Conseil, et diffèrent ainsi sur plusieurs points clefs de la proposition de directive soutenu par la commission des Libertés civiles. Le GUE, les Verts et l'UEN, ainsi que certains membres de l'ADLE, ont ainsi finalement voté contre. Alexander Nuno Alvaro, insatisfait du résultat du compromis, a retiré son nom en tant que rapporteur.
 
Un accès limité aux données
 
Dans le texte adopté, le Parlement Européen a inséré un certain nombre d'amendements afin de restreindre l'utilisation des données retenues, et d'assurer que la future loi respecte la vie privée des citoyens.
 
S'agissant de l'objectif de la directive, les députés sont d'avis que la conservation des données doit s'appliquer pour la prévention, la recherche, la détection et la poursuite d'infractions graves telles que définies par chaque État membre dans sa législation nationale. (terrorisme et criminalité organisée) mais pas pour la prévention de toutes sortes de crimes. Les députés ont estimé que le concept de prévention était trop vague et pouvait conduire à des abus de la part des autorités nationales.
 
La directive prévoit que les données soient conservées par les opérateurs de télécommunication pendant une période minimale de 6 mois pouvant aller jusqu'à 24. Les députés ont en outre ajouté une disposition qui prévoit des sanctions pénales "effectives, proportionnées et dissuasives" pour les opérateurs qui auraient manqué - délibérément ou par négligence - à leurs obligations de stockage et de protection des informations.
 
Seules les autorités compétentes désignées par États membres seraient autorisées à accéder aux données conservées par les opérateurs de téléphonie et fournisseurs Internet, affirment les députés. Chaque Etat membre devra en outre veiller à ce que le contrôle de l'application, sur son territoire, des dispositions adoptées soit confié à une autorité publique désignée.
 
En outre, les députés souhaitent que l'accès aux données soit accordé au cas par cas et dans un but précis : en clair, les autorités devraient demander chaque fois à l'opérateur de télécommunication de consulter les données d'un suspect identifié mais ne pourraient pas avoir accès à toute la base de données.
 
S'agissant des données qui seraient conservées, les députés sont favorables à l'enregistrement des données de localisation pour les appels reçus, messages courts et protocoles Internet, y compris pour les appels manqués. Actuellement, les compagnies de téléphone n'enregistrent pas les appels manqués pour des raisons de facturation. Pour le faire, elles devraient recourir à de nouvelles technologies qui exigent des investissements coûteux. Certains députés espagnols soutenaient la position du Conseil, qui demande à inclure les données sur les appels manqués. L'enquête sur les attentats de Madrid a pu en effet progresser grâce aux investigations menées sur des appels perdus par des téléphones mobiles. 
 
Qui paiera?
 
Les députés ont en outre décidé d'éliminer le paragraphe 1, qui prévoyait que les compagnies de télécommunications devraient être intégralement remboursées par les États membres pour les frais occasionnés par la rétention, le stockage et la transmission de données. Le projet de directive soutenu par la commission Parlementaire appelait à un remboursement total des coûts.
 
 
Une commission temporaire pour les allégations concernant la CIA
 
Les députés saluent la création d'une commission temporaire afin d'enquêter sur l'existence éventuelle de centres de détention de la CIA en Europe. La résolution adoptée jeudi 15 décembre prévoit des sanctions contre les Etats membres qui se seraient rendus complices de toute infraction au droit européen.
 
Les députés ont adopté une résolution exprimant le souhait du Parlement de conduire "sa propre enquête parlementaire" sur les soupçons d'existence de vols de la CIA et de centres de détention en Europe "par l'entremise au minimum d'une commission temporaire". Le texte a été adopté au lendemain de la conférence des Présidents des groupes politiques, lesquels s'étaient mis d'accord pour mettre sur pied une commission ad-hoc "sur les allégations d'utilisation par la CIA de pays européens pour le transport et la détention illégaux de prisonniers".
 
La proposition de mandat et la composition de la commission temporaire seront déterminées par la Conférence des Présidents lors de sa première réunion, le 9 janvier, et seront soumises au vote à la session plénière du même mois à Strasbourg.
 
Les députés appellent la commission temporaire à examiner si la CIA est liée à des "remises extraordinaires" et au transport de "détenus fantômes" à l'intérieur du territoire de l'Union européenne. Elle devra en outre déterminer si de telles pratiques sont en accord avec la loi européenne sur les droits fondamentaux, la Convention européenne des Droits de l'Homme et l'accord UE-USA sur l'extradition; et si, en outre, des citoyens de l'Union feraient partie des détenus. Il importe également de déterminer si certains Etats membres ont été impliqués, ou complices de privation illégale de liberté.
 
Par ailleurs, si les investigations menées par le Conseil de l'Europe ou les gouvernements nationaux confirment les allégations selon lesquelles un quelconque Etat membre auraient prêté assistance à ces infractions, le Parlement "est déterminé à ouvrir la procédure prévue à l'article 7, paragraphe 1, du traité sur l'Union européenne" qui envisage un mécanisme de sanctions en cas d'infractions sérieuses et persistantes aux droits cités. Son application signifierait la perte de certains droits pour cet Etat membre, dont celui de voter au Conseil.
 
Les députés contre la torture
 
Dans le texte adopté, les députés soulignent que des articles et rapports d'ONG indiquent l'existence présumée d'installations aéroportuaires de la CIA pour le transport de suspects à Aviano (Italie) Ramstein (Allemagne) et Kogalniceanu (Roumanie). Ils réaffirment en outre leur conviction que le combat contre le terrorisme "doit être conduit par des voies légales et dans le respect du droit international". Le Parlement exprime en outre "sa préoccupation profonde devant les allégations relatives au rôle de la CIA dans l'enlèvement illégal, le transport, la détention secrète et la torture de terroristes suspectés" et "condamne avec force tout recours à la torture, ainsi qu'aux traitements cruels, inhumains ou dégradants".
 
 
Pour plus d'information : 
Maria ANDRES MARIN
(33-3) 88.17.36.03
 
 
 
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Année européenne de l'égalité des chances pour tous

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Les députés, suivant la recommandation de la commission des Libertés civiles, apportent leur soutien à l'organisation d'une "Année européenne de l'égalité des chances pour tous" en 200. Le rapport de Martine Roure (PSE, FR) insiste sur la nécessité de couvrir toutes les formes de discriminations.
 
L'Union européenne dispose d'ores et déjà d'une législation fournie dans le domaine de la lutte contre les discriminations mais de nombreux citoyens européens l'ignorent. Un événement médiatique de l'ampleur d'une "Année européenne" représente un excellent outil de sensibilisation et d'information de l'opinion publique. En outre, il crée une dynamique propre à "exercer une forme de pression sur les Etats membres qui traînent la patte", souligne le rapport de Martine Roure.
 
En vue de mobiliser le grand public, l'Année européenne, selon le Parlement, devrait se concentrer sur plusieurs grands principes. Il s'agit tout d'abord de traiter toutes les formes de discriminations sur un pied d'égalité et les combattre de la même manière. La Charte des droits fondamentaux mentionne plusieurs types de discriminations qui ne figurent pas dans le Traité CE: "Est interdite, toute discrimination fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, les origines ethniques ou sociales, les caractéristiques génétiques, la langue, la religion ou les convictions, les opinions politiques ou toute autre opinion, l'appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance, un handicap, l'âge ou l'orientation sexuelle".
 
Mobiliser les acteurs de la société civile
 
Autre aspect défendu par le rapport : attirer l'attention sur la législation existante afin que les citoyens européens se l'approprient. Ceci permettra de s'assurer que l'Année européenne aura un impact au delà de 2007 en promouvant une meilleure transposition et une meilleure application de la législation européenne au niveau national. A cet égard, il y a lieu d'associer la société dans son ensemble à cette Année européenne afin que cet événement ait un écho au-delà des groupes d'intérêt traditionnels dans le domaine de l'égalité. Concrètement, il s'agit de mettre en place un système d'organisation décentralisé, notamment aux niveaux des régions et des villes, afin de rapprocher cette Année européenne du citoyen, et également de renforcer la participation des ONG à tous les stades, de l'élaboration à l'évaluation, en passant par la mise en œuvre.
 
En outre, le rapport souligne que le lien entre discrimination et exclusion doit être clairement établi dans le cadre de cette Année européenne et l'accent mis "sur l'importance de l'intégration tout autant que sur les bienfaits de la diversité". Enfin, l'Année européenne doit traiter la question des discriminations multiples. Certaines personnes ou populations sont discriminées pour plusieurs raisons (origine sociale et ethnique...). L'Année européenne doit apporter une réflexion sur la meilleure façon de combattre ce cumul de handicaps.
 
 
 
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ELARGISSEMENT

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Le Parlement se prononce sur l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie
 
La Roumanie, selon le Parlement, doit s'attaquer sans tarder à la corruption généralisée, à la discrimination des minorités et à d'autres problèmes encore si le pays veut espérer adhérer à l'UE le 1er Janvier 2007. Le Parlement soutient l'adhésion de la Bulgarie à l'UE au 1er janvier 2007 à condition que ce pays engage des réformes dans plusieurs domaines-clés avant avril 2006.
 
 
Roumanie
 
En adoptant un rapport sur le degré de préparation de la Roumanie à l'adhésion à l'UE, rédigé par Pierre Moscovici (PSE, FR), les députés considèrent que des "améliorations significatives" ont été enregistrées. Ils observent toutefois que dans plusieurs domaines, les progrès n'ont pas été suffisants. Faisant état de "retards persistants" dans la lutte contre la corruption et dans l'application de la législation dans les domaines de l'agriculture, des marchés publics et de l'environnement, le Parlement invite la Roumanie à prendre des "mesures immédiates pour combler ces lacunes" afin de pouvoir adhérer à l'Union le 1er Janvier 2007. Les députés soutiennent les efforts déployés par la Roumanie en vue d'adhérer à cette date mais soulignent que cela dépendra de la capacité des autorités roumaines à remplir les engagements souscrits lors du traité d'adhésion.
 
Le Parlement souligne l'importance de la lutte contre la corruption - particulièrement au niveau le plus élevé -, la question des minorités en général et le problème particulier de la minorité hongroise et son autonomie  culturelle, la gestion et la sécurité des frontières de la Roumanie, la mise en œuvre de la législation environnementale en faisant référence explicitement au projet minier de Rosia Montana, la garantie de la sécurité alimentaire, la protection des enfants et des handicapés, l'intégration des Roms et la lutte contre les mauvais traitements infligés par les service chargés de faire respecter la loi. Cependant, se félicitant du moratoire sur les adoptions internationales d'enfants roumains, le Parlement estime qu'une attention devrait être prêtée, cas par cas aux demandes qui avaient été faites avant le moratoire. Le Parlement soutient l'intention de la Commission de prendre une décision relative à un report éventuel de la date d'adhésion sur la base des résultats obtenus par la Roumanie d'ici le printemps 2006, rappelant que le Parlement doit être entièrement associé à toute décision sur l'activation de toute clause de sauvegarde.
 
Les députés espèrent que la Roumanie et la Bulgarie rejoindront l'Union européenne en même temps mais insistent pour que les demandes d'adhésion de chaque pays soient évaluées sur la base de leurs mérites propres.
 
 
Bulgarie
 
Le Parlement européen s'est prononcé, sur recommandation de sa commission des Affaires étrangères, en faveur du soutien à l'adhésion de la Bulgarie à l'UE au 1er janvier 2007 à condition que ce pays engage des réformes dans plusieurs domaines-clés avant avril 2007.
 
Les députés sont d'avis que la Bulgarie reste bien placée pour adhérer à l'UE, comme prévu, au 1er janvier 2007, date à laquelle elle devra avoir rempli toutes les conditions fixées par le traité d'adhésion. Toutefois le rapporteur, Geoffrey Van Orden (PPE-DE, UK), engage le gouvernement bulgare à faire preuve d'une "détermination accrue et visible" dans les domaines à problèmes et à "montrer concrètement", avant avril 2006  que des dispositions efficaces ont été prises.
 
Le Parlement estime que, quatorze mois avant son adhésion, la Bulgarie est aussi proche que possible -et dans certains cas plus proche-de la réalisation des critères d'adhésion que n'importe lequel des nouveaux Etats membres.
 
Toutefois, les députés invitent le gouvernement bulgare à intensifier ses efforts dans la lutte contre le crime organisé et font état de leur inquiétude face "à l'impudence" de certains éléments de la criminalité organisée bulgare, "leur mépris de la loi et la façon dont ils défient l'autorité de l'État". La corruption au plus haut niveau est l'un des autres aspects abordés dans le rapport. Les députés appellent le gouvernement bulgare à poursuivre sa stratégie anticorruption et la réforme judiciaire avec une efficacité accrue des enquêtes et des poursuites dans les affaires criminelles. L'intégration des Roms, le bien-être des enfants, les soins psychiatriques et le système agricole demeurent des domaines qui posent problème. Le gouvernement bulgare est invité à améliorer dans tous ses aspects le contrôle aux frontières et à redoubler d'efforts dans tous les secteurs du marché intérieur.
 
En ce qui concerne la centrale nucléaire Kozludoy le Parlement invite le Conseil à considérer les dates de fermeture des unités 3 et 4 avec souplesse, jusqu'à ce que la nouvelle capacité de génération soit disponible, bien que les exigences de sécurité doivent rester une priorité absolue et les députés espèrent que la Bulgarie respectera ses  engagements quant à la fermeture des unités. Les députés ont par ailleurs réitéré leur appui aux infirmières bulgares tenues en Libye, qui ont été condamnées à mort. 
 
Les députés soulignent que l'adhésion du pays devra dépendre exclusivement des mérites propres à la Bulgarie.
 
 
Pour plus d'information :
Marjory van den Broeke
 : (33-3) 881 74337
 
Martina IOVCHEVA
(Bulgarie)
 : (33-3).88.17.46.01
 
 
Miruna MATEI
(Roumanie)
 : (33-3) 88.17.67.25
 
Fabienne GUTMANN-VORMUS
Rédaction & Diffusion
 : presse-FR@europarl.europa.eu
 : (32-2) 28 40650 (BXL)
 : (33-3) 881 72649 (STR)
 
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INSTITUTIONS

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Programme de travail 2006 : le Parlement pour une "réflexion" sur l'élargissement
 
Jeudi 15 décembre, les députés ont adopté à une courte majorité  par 255 voix pour, 251 contre et 32 abstentions, une résolution présentée par les groupes PPE-DE, les libéraux et l'UEN. Controversé et voté à une faible majorité, ce texte recommande notamment à la Commission d'engager une réflexion sur l'élargissement en tenant compte de la "capacité d'absorption" de l'Union européenne.
 
Dans son programme législatif et de travail pour 2006, la Commission réaffirme les engagements pour la croissance et l'emploi inscrits dans la stratégie de Lisbonne : l'attractivité de l'UE pour les investisseurs, l'importance des enjeux de la recherche et de l'innovation. Le programme met par ailleurs en avant la solidarité, face au changement climatique, à la gestion des ressources naturelles et au vieillissement démographique, et la sécurité. Enfin, le programme met l'accent sur les défis mondiaux, ceux de l'élargissement, de la politique de voisinage et de la mondialisation, et sur la nécessité, face à ces défis, de mettre en œuvre une "meilleure réglementation" : le volume de règlements et directives envisagé devrait ainsi être resserré, et leur contenu simplifié.
 
Les députés ont adopté cette résolution à une très courte majorité: 255 voix pour, 251 contre et 32 abstentions. Sur la question des perspectives financières, le Parlement "attend de la Commission qu'elle défende sa position selon laquelle les perspectives financières doivent être établies à un niveau suffisant pour financer les priorités politiques de l'UE". En outre, les députés soulignent "avec insistance" que l'année 2006 sera placé sous le signe de la conclusion de plus de 40 programmes pluriannuels, lesquels doivent pouvoir démarrer dès début 2007. Le Parlement invite ainsi la Commission "à faire tout ce qui est en son pouvoir pour permettre aux procédures législatives nécessaires d'aboutir".
 
En ce qui concerne l'élargissement, les députés ont adopté un amendement polémique, par lequel ils demandent à la Commission "d'engager une réflexion sur les frontières extérieures de l'UE, en prenant en considération la capacité d'absorption de cette dernière".
 
Le Parlement invite en outre la Commission à "prévoir ne politique de soutien à la famille et de promouvoir en environnement favorable aux enfants, de manière à permettre une meilleure conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale". Sur la santé, le Parlement invite la Commission à renforcer son engagement à l'égard de l'élaboration d'une politique cohérente en ce qui concerne les urgences en matière de santé, de handicap, la mobilité et l'information des patients.
 
En matière d'immigration, le Parlement souligne "la nécessité d'un effort conjoint dans le but de réduire l'immigration illégale", notamment par un renforcement des capacités de contrôle aux frontières et une utilisation accrue des données biométriques.
 
 
Pour plus d'information :
Fabienne GUTMANN-VORMUS et Baptiste CHATAIN
Rédaction & Diffusion
(32-2) 28 40650 (BXL)
(33-3) 881 72649 (STR)
 
 
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TRANSPORTS

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Le Parlement renforce les droits des passagers aériens handicapés
 
Les personnes handicapées ne se verront plus refuser l'accès au transport aérien en raison de leur handicap, grâce à la législation approuvée par le Parlement européen. Les règles approuvées par les députés vont améliorer les droits de tous ceux qui souffrent d'un handicap ou d'une mobilité réduite et nécessitent une aide de la part des services de l'aéroport. L'embarquement ou les déplacements du check-in à l'avion n'exigeront pas de coûts supplémentaires.
 
Le Parlement et le Conseil ont trouvé un compromis avant le vote, afin que les ministres des Transports approuvent la première lecture du Parlement sans l'amender. Le rapport de Robert Evans (PSE, UK) a été largement approuvé par 506 voix pour, 6 contre et une abstention.
 
Le champ d'application du règlement a été élargi : il s'applique non seulement aux personnes à mobilité réduite, mais aussi aux personnes handicapées. Ainsi, les personnes aveugles, malvoyantes, sourdes, malentendantes ou souffrant de déficiences intellectuelles sont explicitement concernées.
 
Pour le Parlement, ces personnes ne devraient pas se voir refuser le transport en raison de leur handicap ou de leur manque de mobilité. Ils ont par ailleurs le droit à recevoir l'assistance nécessaire afin de voyager normalement, et ce, sans supplément de prix. Cette assistance doit comprendre, par exemple, la réponse aux formalités et à l'enregistrement des bagages, la montée à bord de l'appareil, avec l'aide d'ascenseurs, chaises roulantes ou autres, le débarquement, les déplacements aux toilettes, et la prise en charge de tout équipement nécessaire à la mobilité, comme les fauteuils roulants électriques - sous réserve que la demande soit adressée 48 heures à l'avance.
 
Le règlement concerne les aéroports dont le trafic annuel excède les 150.000 mouvements commerciaux de passagers. A ces aéroports, des points d'arrivée et de départ doivent être désignés, où les personnes à mobilité réduite ou handicapées puissent annoncer leur arrivée et demander de l'assistance.
 
L'entité gestionnaire de l'aéroport est responsable de l'assistance. Elle peut l'assurer par elle-même, où lier un contrat avec une ou plusieurs parties. Dans ce cas, elle doit prendre en compte les services existant dans l'aéroport concerné. A l'origine, la Commission souhaitait que les aéroports soient seuls responsables. Mais de nombreuses compagnies aériennes ont critiqué ce point, car elles fournissent déjà elles-mêmes de tels services. Le compromis entre le Parlement et le Conseil donne la responsabilité aux aéroports tout en laissant aux compagnies la possibilité de fournir leurs services.
 
Pour financer cette assistance, une redevance établie par l'entité gestionnaire de l'aéroport en coopération avec les usagers, devrait ainsi être répartie entre les transporteurs aériens qui utilisent l'aéroport en proportion du nombre total de passagers que chacun d'eux transporte au départ et à destination de cet aéroport.
 
La réservation ou l'embarquement d'une personne handicapée ou à mobilité réduite ne pourront en outre être refusés que s'il y a entrave aux exigences de sécurité, ou si la taille de l'aéronef, ou de ses portes, rend l'embarquement physiquement impossible. Si tel est le cas, la personne concernée bénéficie du droit au remboursement et au réacheminement.
 
 
Une eurovignette obligatoire à partir de 2010
 
Le Parlement s'est prononcé en faveur d'un système européen harmonisé pour le calcul des péages et taxes appliqués aux poids lourds pour l'utilisation du réseau routier. Une grande majorité des députés a adopté ce matin la recommandation de seconde lecture de Corien Wortmann-kool (PPE-DE, NL). La directive "Eurovignette" est l'une des priorités essentielles de la politique européenne des transports.
 
Cette directive vise à harmoniser les tarifs de transport dans tous les États membres  en vue de consolider le marché intérieur et de mettre en place un système de tarification équitable pour l'utilisation des infrastructures, système basé sur les principes de "l'utilisateur payeur" et du "pollueur payeur". Elle introduit des méthodes homogènes pour le calcul des coûts des divers modes de transport. Et elle tend à promouvoir l'utilisation de moyens de transport plus respectueux de l'environnement et à stimuler les nouveaux investissements dans les infrastructures de transport. Pendant le débat, mardi 13 décembre, le Parlement a fait valoir qu'un accord s'imposait d'urgence, vu le nombre croissant d'Etats membres envisageant d'instaurer des péages ou des taxes pour l'utilisation du réseau routier.
 
Lors de sa réunion du 14 novembre, la commission des Transports a adopté la proposition du rapporteur sur la révision de la directive "Eurovignette" par 24 voix pour, 4 contre et 18 abstentions. Néanmoins, Corien WORTMANN ayant réussi à conclure un accord avec le Conseil des ministres des Transports le 7 décembre dernier, soutenue par les groupes PPE-DE, PSE, ADLE, GUE/NGL et UEN, a présenté des amendements de compromis abordant les questions les plus controversées de la présente directive comme la définition des coûts externes, le champ d'application géographique de la directive, le type de camions concernés, les variations des taux de péages et les concepts d'affectation des bénéfices".
 
Coûts externes
 
Le Conseil accepte le concept d'intérioriser des coûts externes. Les "coûts externes" sont ceux qui sont incontestablement provoqués par le système de fret routier mais ne sont pas intégrés dans le prix de leurs services sur le marché. Ceux-ci comprennent les coûts imputables liés aux embouteillages, les coûts environnementaux ou liés au bruit, les coûts liés aux atteintes aux paysages et les coûts sociaux tels que ceux touchant à la santé et, indirectement, aux accidents qui ne sont pas couverts par les assurances. La Commission présentera, dans un délai de cinq ans, un rapport sur sa mise en œuvre avec, dans un délai de deux ans, un modèle sur l'internalisation des coûts externes comprenant une évaluation de l'impact et une stratégie pour la mise en œuvre par étapes pour tous les modes de transport.
Corien WORTMANN s'est félicitée du renforcement substantiel des aspects environnementaux dans la présente directive. Par exemple les variations de péage selon les euro-classes seront obligatoires au plus tard en 2010 pour les pays qui pratiquent des frais de péage ou d'utilisation. Le texte apporte également une clarification quant à la possibilité pour les États membres d'introduire des taxes concernant le trafic urbain en vue de combattre la pollution atmosphérique et les embouteillages.
 
Type de véhicules concernés
 
Bien que le Conseil des ministres des Transports ait proposé que les péages et/ou les frais d'utilisation s'appliquent aux véhicules ayant un poids en charge autorisé de 12 tonnes et plus, les ministres ont désormais accepté le principe de taxer les véhicules  de plus de 3,5 tonnes à partir de 2012. Avec toutefois certaines exemptions strictement explicitées en vue d'empêcher que les coûts soient excessivement élevés par rapport aux recettes et d'éviter des conséquences peu souhaitables pour l'environnement.
 
 
Affectation des bénéfices
 
Les amendements du Parlement concernant une affectation plus stricte des recettes ont été également acceptés. Les recettes des péages ou les taxes pour l'utilisation des  routes faisant partie des réseaux transeuropéens devraient être affectées à l'entretien de l'infrastructure concernée et du secteur des transports dans son ensemble.
 
Champ d'application géographique
 
Les frais de péage et d'utilisation sont supposés s'appliquer à la totalité du réseau routier transeuropéen. Le Conseil accepte désormais la proposition du Parlement d'un concept de routes parallèles vers lesquelles le trafic pourrait être détourné et qui sont en concurrence directe avec les routes des réseaux transeuropéens.
 
L'approbation de cet accord en session plénière permet d'éviter une procédure de conciliation.
 
 
 
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ENERGIE

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Accord sur l'efficacité énergétique
 
Entre la croissance mondiale de la demande énergétique et l'épuisement des ressources, la nécessité d'économiser l'énergie devient pressante. Un pas dans la bonne direction a été franchi aujourd'hui par le Parlement qui a confirmé son accord avec le Conseil sur une directive visant à encourager les Etats Membres à économiser l'énergie et à l'exploiter de manière plus efficace dans les foyers domestiques et le secteur public.
 
 "La directive va permettre de lancer une stratégie offensive pour améliorer l'efficacité énergétique dans les Etats membres", a déclaré Mechtild Rothe (PSE, DE), mardi, lors du débat précédant le vote en deuxième lecture du Parlement.
 
Le Parlement a adopté à une large majorité (582 voix pour, 13 contre et 18 abstentions) 49 amendements de compromis qui sont le résultat de négociations entre le rapporteur, les rapporteurs fictifs et le Conseil. La directive entrera donc en vigueur bientôt.
 
Le compromis invite les Etats membres à économiser, dans les neuf ans suivant l'entrée en vigueur de la directive, 9% de l'énergie distribuée ou vendue aux utilisateurs finaux. Le Conseil plaidait pour sa part pour un objectif global de 6% sur une période de six ans. Certains membres de la délégation parlementaire ont regretté que ces objectifs ne soient pas contraignants mais simplement indicatifs, comme le souhaitaient les Etats membres. Toutefois "les Etats membres seront contraints de préparer trois plans d'action d'efficacité énergétique pluriannuels. Dans le premier, à soumettre à la Commission au plus tard le 30 juin 2007, ils devront se fixer un objectif intermédiaire au cours de la troisième année. Dans les trois plans (le deuxième devant être soumis avant le 30 juin 2011 et le troisième  avant le 30 juin 2014), les Etats membres devront définir les mesures à mettre en œuvre pour atteindre les objectifs.
 
L'accord prévoit que les Etats bénéficient d'un délai de deux ans pour transposer la directive dans le droit national, à l'exception du premier plan d'action qui devra être soumis d'ici le 30 juin 2007 et révisé par la Commission avant le 1er janvier 2008.
 
Autre point de satisfaction pour le Parlement: le secteur public devra montrer l'exemple. Les Etats membres sont invités à élaborer et rendre publiques des orientations visant à faire de l'efficacité énergétique un critère d'évaluation pour l'adjudication des marchés publics. L'information aux consommateurs est renforcée. Désormais, les consommateurs auront accès à des factures détaillées et régulières sur leur consommation d'énergie.
 
Pour le commissaire Pielbalgs, "l'efficacité énergétique est l'une des  priorités les plus importantes de la politique énergétique tout au long de notre mandat". Selon lui, "la directive est un outil précieux pour atteindre notre but".
 
Historique :
 
L'efficacité énergétique et l'économie d'énergie sont à l'origine de gains énergétiques importants. Selon les études, la consommation totale d'énergie fournie aux utilisateurs finaux dans l'Union européenne pourrait être réduite de 20% à 30% sans diminuer pour autant le confort ou les niveaux de vie. L'économie d'énergie de 1% par an pourrait diviser par deux les émissions de CO2 et permettre à l'UE de réaliser l'objectif de Kyoto de réduire des émissions de 8% dans l'UE au cours de la période 2008-2012.
 
 
Pour plus d'information :
Constanze BECKERHOFF
(33-3) 88.17.37.80
 
 
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ENVIRONNEMENT

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Ne jetez pas vos batteries usagées à la poubelle
 
Chaque année, des milliers de tonnes de batteries et accumulateurs usagés finissent encore à la poubelle, sans autre précaution, bien qu'ils contiennent parfois des substances nocives. Le Parlement européen a adopté ce 13 décembre un rapport sur un nouveau projet de directive qui vise à organiser la collecte sélective et le recyclage de ces déchets dangereux
 
Une directive européenne existe déjà mais elle n'organise pas de collecte sélective et ne fixe pas d'objectifs communs. Une minorité d'Etats membres ont pris des initiatives en ce sens avec des résultats très variables, d'après les statistiques de 2002: 59 % de piles collectées en Belgique, 55 % en Suède, 44 % en Autriche, 39 % en Allemagne, 32 % aux Pays-Bas et 16 % en France.
 
Un débat très contrasté
 
Quels objectifs fixer à l'échelle communautaire ? Le débat qui a précédé le vote en deuxième lecture a illustré les approches très contrastées des députés, même au sein des deux principaux groupes politiques. Par exemple, Caroline Jackson (PPE-DE, UK) a sévèrement critiqué la proposition de la commission de l'Environnement qui suggérait des objectifs de 40 % après 6 ans et de 60 % après 10 ans: "Soyons francs sur ce point. L'Autriche a atteint un taux de collecte de 40 % en 14 ans. Le rapport nous propose maintenant des taux plus élevés pour l'Union. De tels objectifs sont irréalistes." Même discours de la part de Holger Krahmer (ADLE, DE), et aussi de Linda McAvan (PSE, UK) pour qui "le niveau des objectifs doit être revu à la baisse si l'on veut que les Etats membres puissent les atteindre."
 
A l'inverse, Erna Hennicot-Schoepges (PPE-DE, LU) a appelé ses collègues à davantage d'ambition: "Si la collecte des batteries est possible dans certains Etats, pourquoi les autres n'accentueraient-ils pas leurs efforts? En 2001, le Luxembourg affichait un taux de recyclage de 89,5 %. Je ne vois pas pourquoi ce qui a été réalisé au Luxembourg ne pourrait pas l'être dans d'autres pays", a-t-elle conclu. Marie-Noëlle Lienemann (PSE, FR) a plaidé quant à elle pour le principe de substitution: "L'usage du cadmium doit être banni et ce produit ne doit demeurer que là où il n'existe pas d'alternative." Anne Laperrouze (ADLE, FR) a nuancé cette approche "séduisante à première vue" et a préconisé des dérogations en ce qui concerne l'usage industriel des accumulateurs au cadmium et leur usage dans les systèmes de sécurité et les transports. 
 
Le rapporteur, Johannes Blokland (IND/DEM, NL), a reconnu que, en dehors des objectifs de collecte, il avait réduit le niveau des exigences formulées par le Parlement européen en première lecture dans l'espoir de trouver un accord avec les Etats membres. Il a souligné l'intense lobbying déployé par les producteurs depuis le premier vote du PE, en avril 2004. Au final, le vote a d'ailleurs montré qu'il n'y avait pas une majorité de députés pour durcir la position du Conseil sur certains points cruciaux.
 
Collecte: 25 % après 6 ans, 45 % après 10 ans
 
Même si le PE invite les Etats membres à faire les plus grands efforts pour collecter et recycler un maximum de batteries et accumulateurs, les objectifs de collecte définis dans la position commune du Conseil n'ont pas été amendés: 25 % des batteries portables devraient être collectées après 6 ans et 45 % après 10 ans. Pour le PE, les distributeurs devront être obligés de reprendre les batteries portables usagées sans frais à charge du consommateur. Les Etats membres sont autorisés à recourir à des incitants économiques pour encourager la collecte et le recyclage, à condition toutefois de respecter les règles du marché intérieur et de consulter toutes les parties concernées.
 
Des interdictions limitées
 
En première lecture, le Conseil n'a retenu que les amendements du PE qui suggéraient l'interdiction de toute batterie ou accumulateur comportant plus de 0,0005 % de mercure et des batteries portables comportant plus de 0,002 % de cadmium. Les amendements qui visaient à bannir aussi les batteries et accumulateurs au plomb n'ont pas trouvé de majorité, ni en commission parlementaire ni en plénière.
 
Les députés souhaitent cependant obliger les fabricants qui incluent des batteries dans leurs produits, comme dans certains jouets par exemple, à faire en sorte que celles-ci soient faciles à ôter du produit pour favoriser la collecte sélective et le recyclage. Des exceptions sont prévues pour certaines applications dans le domaine des technologies de l'information ou des appareils médicaux.
 
Traitement et recyclage
 
Une fois collectées, les batteries usagées doivent être recyclées. Dans quelles proportions? Ici, les députés ont légèrement durci les exigences formulées dans la position commune du Conseil. 65 % des déchets des batteries au plomb et 75 % des déchets des batteries au nickel-cadmium devront être recyclés, en veillant à ce que l'intégralité du plomb et du cadmium soit réinjectée dans la chaîne de fabrication. Pour les autres types de batteries et accumulateurs, 55 % des déchets devraient être recyclés (au lieu des 50 % proposés par le Conseil). Quoi qu'il en soit, les députés souhaitent que ces taux de recyclage soient réévalués régulièrement et adaptés en fonction des meilleures technologies de traitement disponibles.
 
Financement
 
Pour les députés, les producteurs devront financer les coûts nets qui résulteront de la collecte, du traitement et du recyclage, y compris pour les "déchets historiques", c'est-à-dire les batteries et accumulateurs placés sur le marché avant l'entrée en vigueur de la future directive. Le Conseil souhaitait exempter les petits producteurs de ces obligations financières mais les députés ont supprimé cette dérogation.
 
Information et étiquetage
 
Enfin, les distributeurs devront informer les consommateurs de la possibilité de déposer dans leurs points de vente les batteries usagées. Carl Schlyter (Verts/ALE, SE) a obtenu gain de cause au moins sur un point. Pendant le débat, il avait exhibé deux foreuses sans fil, munies de batteries de nature différente, avec lesquelles il avait enfoncé des vis dans une planche. L'une des foreuses, la plus propre, avait pu fonctionner deux fois plus longtemps.  D'où, selon lui, l'importance d'afficher clairement la capacité réelle des batteries et accumulateurs. La plénière l'a suivi en demandant que cette capacité soit inscrite sur les batteries "de façon visible, lisible et indélébile".
 
Si le Conseil n'intègre pas tous les nouveaux amendements du PE dans sa position, une procédure de conciliation devra avoir lieu. Après publication de la nouvelle directive, les Etats membres auront deux ans pour la transposer en droit national.
 
Pour plus d'information :
André RICHE
(32) 0498 98.35.85
 
 
 
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POLITIQUE REGIONALE

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Aides d'Etat aux régions : le Parlement soutient les plafonds
 
La réforme des règles sur les aides d'Etat directes comme instrument pour le développement régional doit être plus généreuse avec les régions souffrant de désavantages naturels, géographiques ou démographiques, selon un rapport d'initiative de Miloš Koterec (PSE, SK) adopté jeudi 15 décembre par la plénière. Le Parlement souhaite ainsi conserver inchangés les plafonds définissant le droit des Etats membres à octroyer des aides d'Etat aux régions touchées par "l'effet statistique".
 
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DEVELOPPEMENT et COOPERATION

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Des mesures de transition a minima en faveur des pays ACP producteurs de sucre
 
Pour aider les 18 pays ACP qui exportent actuellement du sucre vers l'UE, un système de compensation financière vient d'être voté à une très large majorité par le Parlement. Pour marquer son désaccord avec le Conseil qui s'est refusé au moindre geste sur les montants alloués, le rapporteur Bernard Lehideux (ADLE, FR) a retiré son nom du rapport et demandé aux membres de la commission Développement de s'opposer au texte.
 
Les pays Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP) qui bénéficient d'un prix garanti pour la production et l'exportation de sucre vers l'UE vont voir ce prix baisser. La réforme de l'Organisation commune de marché (OCM) Sucre proposée par la Commission européenne le 22 juin dernier prévoit une réduction des prix pour les producteurs de l'UE, et par voie de conséquence pour les pays signataires du protocole sucre.
 
Le sucre a été l'un des principaux sujets de l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE, lors de sa réunion du mois de novembre à Edimbourg. Un appel aux ministres de l'Agriculture de l'UE - qui finalisaient la réforme de l'OCM Sucre - avait été lancé par les deux co-présidentes de l'Assemblée : Mme Glenys Kinnock (PSE, UK) et Mme Sharon Hay Webster (Jamaïque) "à ne pas sacrifier les produits de base agricoles ACP sur l'autel de la réforme et des règles du commerce multilatéral en oubliant les objectifs de développement affichés par le cycle de Doha".
 
Face à la baisse annoncée des prix du sucre qui représente jusqu'à 40% des exportations totales de certains pays ACP, le rapport prévoit les mesures d'ajustement suivantes :
 
  • diversifier l'économie des pays très dépendants du sucre - les Etats insulaires des Caraïbes, des micro Etats du Pacifique et l'Ile Maurice - "en réorientant la production actuelle de sucre vers la production de bioéthanol et d'autres utilisations non alimentaires du sucre";
 
  • donner à l'aide un caractère complémentaire aux autres instruments financiers de la politique de développement de l'UE, notamment les Accords de partenariat économique (APE) dont la Commission européenne espère pouvoir clôturer les négociations en 2008.
 
Lors du débat, mardi soir, les députés ont été unanimes pour dénoncer le manque de moyens financiers. Les 80 millions d'euros proposés par la commission du Développement du Parlement ont été ramenés, pour l'année 2006, sous la pression du Conseil à 40 millions confirmant la proposition initiale de la Commission européenne. Malgré ce refus du Conseil, il était urgent d'arriver à un accord en première lecture pour que les pays ACP puissent bénéficier dès le début de 2006 de moyens pour ajuster leurs économies aux baisses de prix qui vont intervenir.
 
Pour plus d'information :
Thomas DUDRAP
(32-2) 284.45.24
 
 
 
 
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PECHE

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Feu vert à l'accord de pêche entre l'Union européenne et les Seychelles
 
Les députés ont adopté ce jeudi un rapport de Philippe Morillon (ADLE, FR) sur le protocole à l'accord de pêche entre l'Union européenne et les Seychelles.
 
L'Assemblée approuve l'accord mais a déploré le fait que le  Parlement ait été seulement consulté après le versement du premier acompte de paiement. Les députés invitent donc la Commission à faire rapport au Parlement et insistent sur la nécessité de disposer d'un rapport d'évaluation pendant la quatrième année de l'accord comprenant une analyse coût-bénéfice effective.
 
Pour plus d'information :
Lorinc REDEI
0032.2. 283.23.79
 
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IMMUNITE ET STATUT DES MEMBRES

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Le Parlement ne défend pas l’immunité parlementaire de Bruno Gollnisch
 
Le Parlement, suivant sa commission Juridique, sur la base du rapport de Diane Wallis (ADLE, UK), a opté pour la levée de l'immunité de Bruno Gollnisch (NI, FR), estimant qu'au moment où il tenait des propos contestés, le député n'exerçait pas ses fonctions de parlementaire européen. La justice française pourra donc suivre son cours.
 
Une fois de plus, le Parlement européen a défendu le principe fondamental selon lequel l'immunité ne peut en aucune façon être levée dans les cas où "les actes reprochés à un député ont été accomplis dans le cadre de l'exercice de ses fonctions politiques de député au Parlement européen ou sont directement liés à de telles fonctions". S'appuyant sur ces principes, les députés ont constaté que lorsque Bruno Gollnisch s'était exprimé, lors de la conférence de presse du 11 octobre 2004, il exerçait sa liberté d'expression en tant que professeur d'université et non en tant que député européen.
 
Ce cas concerne une action en justice pénale contre Bruno Gollnisch suite  aux commentaires du dirigeant du Front national à propos du massacre de Katyn lors d'une conférence de presse à Lyon le 11 octobre 2004. Ses déclarations ont été interprétées comme une remise en cause les crimes contre l'humanité du régime nazi. Bruno Gollnisch, pour sa part, a déclaré qu'il n'avait pas remis en question les crimes contre l'humanité commis par le régime national-socialiste, étant donné qu'il avait seulement affirmé "qu'il appartenait aux historiens de discuter de ces questions" et qu'il s'agissait d'une interprétation malveillante de ses propos, extraits de leur contexte. Le 14 octobre 2004, le président Josep Borrell Fontelles (PSE, ES) lui-même a condamné les propos de Bruno Gollnisch.
 
Estimant que les déclarations de Bruno Gollnisch contestaient l’existence des chambres à gaz, le Président de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), et par ailleurs député au Parlement européen, Patrick Gaubert (PPE-DE, FR), a demandé au Ministre français de la justice de se saisir de cette affaire en application de la loi Gayssot. Cette loi intégrée en 1990 à la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse interdit l'expression publique d'un discours contestant l'existence de crimes contre l'humanité, sous peine de sanctions pénales.  Par une lettre du 29 novembre 2004, le procureur général auprès de la Cour d'appel de Lyon a chargé le procureur de la République de Lyon de poursuivre Bruno Gollnisch pour contestation de crimes contre l'humanité.
 
Lors du débat lundi, le rapporteur a rappelé la conclusion  de la commission Juridique, expliquant que "fondamentalement, l'immunité ne devait pas être défendue puisque Bruno Gollnisch n'agissait pas dans le cadre de ses fonctions de député européen".
 
Diana Wallis a également ajouté qu'il ne revenait pas à la commission parlementaire d'approfondir davantage, signifiant que la question n'avait pas mérité un débat et que seuls les aspects de procédure avaient été examinés. En effet, la commission Juridique ne s'occupe jamais de commenter le bienfondé de l'action des autorités judicaires, mais seulement de vérifier si l'action est - ou non - couverte par l'immunité.
 
S'exprimant au nom du groupe PPE-DE (Roselyne Bachelot-Narquin, FR) a soutenu le rapporteur. "J'invite à ne pas céder aux tentations et à ne pas transformer un débat technique en débat d'historiens". Notre Assemblée n'est pas un tribunal". Pour le PSE, Maria Berger (AT) a invité Bruno Gollnisch à visiter le camp de concentration proche de sa ville.
 
Lydia Schenardi (NI, FR), appartenant au même groupe que Bruno Gollnisch a attaqué le rapporteur, jugeant son rapport "scandaleux". Selon la députée, Bruno Gollnisch a été invité à la conférence de presse -lors de laquelle il a fait les déclarations incriminées - en tant que député européen, il a répondu aux questions des journalistes concernant l'UE (elle a cité l'exemple de l'élargissement)."Si ce rapport devait être adopté en plénière, c'est le droit d'expression de tous les parlementaires européens qui serait restreint et soumis à l'arbitraire" a conclu la députée.
 
Bruno Gollnisch lui-même a réussi à intervenir, bien qu'en principe il n'ait pas le droit de commenter le débat. Selon le règlement, il peut intervenir uniquement pour corriger une déclaration inexacte concernant des détails personnels. Le député a déclaré que la conférence de presse n'avait pas eu lieu à l'université, mais dans son bureau politique (pour soutenir l'idée qu'il s'exprimait en tant que député européen) et qu'il n'avait "jamais nié l'existence des camps de concentration et certainement pas celui de Mauthausen".
 
 
Federico de GIROLAMO
(33-3) 88.17.28.50
 
 
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CONTRÔLE BUDGETAIRE

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Renouvellement au sein de la Cour des comptes
 
Le Parlement européen a suivi l'avis de sa commission du Contrôle budgétaire et a rendu un avis favorable à la nomination de Le Parlement européen recommande d'appuyer la nomination de Karel Pinxten, candidat désigné par le Conseil, sur recommandation du rapport de José Javier Pomés Ruiz (PPE-DE, ES). (nomination approuvée à bulletins secrets par 529 voix pour, 47 contre et 43 abstentions.
 
Ancien auditeur à la Cour des comptes belge, Karel Pinxten, outre ses fonctions politiques communales et nationales, a été député au Parlement européen, membre de la commission des budgets et de la commission des affaires économiques et monétaires de 1989 à 1991 (voir le lien ci-dessous pour connaître son cv détaillé).
 
 
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PETITIONS

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Urbanisme : quand les pétitions s'en mêlent
 
 
Les députés ont adopté, à une large majorité, par 550 voix pour, 45 voix contre et 25 abstentions, le rapport de Janelly Fourtou (ADLE, FR) sur les "allégations d'utilisation abusive de la loi sur la propriété foncière de Valence (Espagne) et ses incidences sur les citoyens européens". Le Parlement européen, après avoir reçu de nombreuses pétitions, se félicite de la promulgation d'une nouvelle loi et plaide, en attendant son entrée en vigueur, pour un moratoire concernant les nouveaux projets.
 
Alors que des dizaines de milliers de citoyens européens résident depuis des décennies dans la région autonome de Valence et que d’autres sont désireux de s'y établir, les plaintes déposées contre les abus en matière d'urbanisme ont augmenté de manière très significative durant ces trois dernières années. Environ 15.000 pétitions ont été déposées à ce sujet.
 
Les principaux problèmes signalés par les citoyens portent essentiellement sur l'application abusive de la loi sur la réglementation des opérations d'urbanisme, "Ley reguladora de la actividad urbanística" (LRAU) que font les agents intéressés au processus d'urbanisation et sur la gestion des pouvoirs publics compétents, particulièrement certaines mairies et le gouvernement de la région autonome de Valence.
 
Les députés se félicitent, dans ces conditions, de la décision du gouvernement de la région autonome de Valence de promulguer une nouvelle loi destinée à remplacer la LRAU et, en particulier, de l'invitation du président de la région au Parlement européen à proposer des recommandations.
 
Les députés considèrent qu'il n'est pas de la responsabilité du Parlement d'amender ce projet de nouvelle loi, mais insiste pour que les règles futures d'expropriation respectent les droits des propriétaires et pour que les projets urbanistiques intègrent notamment les soucis de développement durable, d’environnement et d'écologie qui font l'objet des politiques majeures de l'Union.
 
 
Préserver les droits des propriétaires…
 
Le texte insiste sur le fait que l'expropriation doit respecter les droits des propriétaires et invite les autorités compétentes à inclure dans la nouvelle loi une définition claire de l'intérêt public, afin que celui-ci ne puisse pas être invoqué pour promouvoir des intérêts privés. Les députés suggèrent aussi qu'on établisse des critères contraignants pour le calcul des indemnisations en cas d'expropriation et pour que soient créés des bureaux de réclamations, sous la responsabilité des gouvernements locaux et du gouvernement régionaux qui permettent d'assister les personnes affectées par la LRAU le en leur fournissant toutes les informations nécessaires à d'éventuels recours judiciaires.
 
En outre, le Parlement insiste de toute urgence sur la nécessité d'un moratoire concernant l'autorisation de nouveaux projets et plans de développement sur les sols non-urbanisables, dans l'attente de l'entrée en vigueur de la législation révisée. Les députés se préoccupent des risques liés au développement des projets d'ores et déjà décidés bien que non lancés, et de leurs conséquences possibles (il semble en effet qu'il y ait une certaine précipitation dans l'engagement de projets nouveaux avant la promulgation de la nouvelle loi qui va forcément apparaître comme plus restrictive) 
 
 
 …et l'environnement
 
D'autre part, le projet de résolution estime que certains plans d'urbanisme semblent avoir un impact désastreux sur l'environnement et l'écologie de nombreuses zones côtières et sur le futur approvisionnement d'eau. Il demande instamment aux autorités valenciennes et espagnoles compétentes de garantir que toute décision sur de futurs développements soit compatible avec les exigences de la directive 2000/60/CE en ce qui concerne la prudence dans l'utilisation et la protection des ressources hydriques.
 
Enfin, le Parlement souhaite que l'information sur le contenu de ses investigations et sur ses recommandations soit largement diffusée compte tenu du grand nombre de citoyens européens concernés (anglais, allemands, français, belges, néerlandais tout comme les citoyens espagnols eux-mêmes.
 
Historique
 
La commission des pétitions, après avoir reçu environ 15.000 plaintes de citoyens espagnols et étrangers, principalement anglais, allemands, français, belges et néerlandais, résidant dans la Communauté de Valence, a décidé d'envoyer deux délégations à Valence en mai 2004 et en juin 2005. Les députés ont rencontré les autorités régionales et nationales et ont eu l'occasion d'étudier sur le terrain les détournements et abus éventuels de l'application de la loi.
 
 
 
Pour plus d'information :
Jesus GOMEZ MARTINEZ
 (33-3) 88.17.67.71
 
 
 
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AFFAIRES ECONOMIQUES

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Restriction temporaire sur les importations de bière en Finlande
 
Le Parlement européen a adopté à une large majorité, par 484 voix pour et 15 voix contre et 14 abstentions, le rapport de Pervenche Bérès (PSE, FR), présidente de la commission des Affaires économiques et monétaires, qui propose d'approuver la proposition de modification de la directive 69/169/CEE concernant la restriction quantitative temporaire sur les importations de bière en Finlande.
 
La Finlande, qui a une frontière commune avec la Russie, pays où l'alcool est nettement moins cher, a demandé que la restriction actuelle sur les importations de bière effectuées par des voyageurs provenant de pays tiers soit prolongée au-delà du 1er janvier 2006. Cette demande a pour but de s’attaquer aux problèmes qui se posent sur le plan fiscal, économique, social, sanitaire et de l’ordre public. La Commission propose d’autoriser la Finlande à appliquer une limite quantitative fixée à seize litres aux importations de bière effectuées par des voyageurs en provenance de pays autres que les États membres, à compter du 1er janvier 2006 au plus tard. Cette mesure devrait permettre d’atténuer les problèmes fiscaux et économiques actuels rencontrés par la Finlande. Toutefois, cette dérogation devrait être limitée dans le temps.
 
 
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AUTRES VOTES

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Conservation des données de communications électroniques
Rapport sur la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil sur la conservation de données traitées dans le cadre de la fourniture de services de communications électroniques accessibles au public, et modifiant la directive 2002/58/CE
(A6-0365/2005)
Rapporteur: Alexander Nuno Alvaro (ADLE,DE)
Le Parlement européen a approuvé une série d'amendements de compromis proposés par les groupes PPE-DE et PSE pour se conformer à la position commune adoptée par le Conseil lors de sa première lecture. La proposition ainsi amendée a été adoptée par 387 voix pour, 204 contre et 29 abstentions permettant un accord entre les deux co-législateurs à l'issue de la première lecture. La résolution législative a été adoptée par 378 voix pour, 197 contre et 30 abstentions. Mécontent du résultat de ce vote, le rapporteur a souhaité retirer son nom du rapport.
 
Accord de coopération scientifique et technologique CE, CEEA/Confédération suisse
Rapport sur la proposition de décision du Conseil et de la Commission concernant la conclusion au nom de la Communauté européenne et de la Communauté européenne de l’énergie atomique de l’accord de coopération scientifique et technologique entre les Communautés européennes, d’une part, et la Confédération suisse, d’autre part.
(A6-0337/2005)
Rapporteur: Giles CHICHESTER (PPE-DE, UK)
Rapport adopté à mains levées
 
Agence européenne pour l'environnement et du réseau européen d'information et d'observation pour l'environnement
Rapport sur la proposition de règlement du PE et du Conseil modifiant le règlement (CEE) n°1210/90 relatif à la création de l'agence européenne pour l'environnement et du réseau européen d'information et d'observation pour l'environnement en ce qui concerne le mandat du directeur exécutif
(A6-0345/2005)
Rapporteur: Giuseppe GARGANI (PPE-DE, IT)
Rapport adopté à mains levées
 
Centre européen pour le développement de la formation professionnelle
Rapport sur la proposition de règlement du PE et du Conseil modifiant le règlement (CEE) n°337/75 portant création d'un centre européen pour le développement de la formation professionnelle en ce qui concerne le mandat du directeur
(A6-0347/2005)
Rapporteur: Giuseppe GARGANI (PPE-DE, IT)
Rapport adopté à mains levées
 
Fondation européenne pour l'amélioration des conditions de vie et de travail
Rapport sur la proposition de règlement du PE et du Conseil modifiant le règlement (CEE) n°1365/75  concernant la création d'une Fondation européenne pour l'amélioration des conditions de vie et de travail en ce qui concerne le mandat du directeur et du directeur adjoint
(A6-0349/2005)
Rapporteur: Giuseppe GARGANI (PPE-DE, IT)
Rapport adopté à mains levées
 
Fondation européenne pour la formation
Rapport sur la proposition de règlement du PE et du Conseil modifiant le règlement (CEE) n°1360/90 portant création d'une Fondation européenne pour la formation en ce qui concerne le mandat du directeur
(A6-0351/2005)
Rapporteur: Giuseppe GARGANI (PPE-DE, IT)
Rapport adopté à mains levées
 
Observatoire européen des drogues et des toxicomanies
Rapport sur la proposition de règlement du PE et du Conseil modifiant le règlement (CEE) n°302/93 portant création d'un Observatoire européen des drogues et des toxicomanies en ce qui concerne le mandat du directeur
(A6-0352/2005)
Rapporteur: Giuseppe GARGANI (PPE-DE, IT)
Rapport adopté à mains levées
 
Autorité européenne de sécurité des aliments
Rapport sur la proposition de règlement du PE et du Conseil modifiant le règlement (CE) n°178/2002 en ce qui concerne le mandat du directeur exécutif de l'Autorité européenne de sécurité des aliments
(A6-0354/2005)
Rapporteur: Giuseppe GARGANI (PPE-DE, IT)
Rapport adopté à mains levées
 
Centre européen de prévention et de contrôle des maladies
Rapport sur la proposition de règlement du PE et du Conseil modifiant le règlement (CE) n°851/2004 instituant un Centre européen de prévention et de contrôle des maladies en ce qui concerne le mandat du directeur
(A6-0357/2005)
Rapporteur: Giuseppe GARGANI (PPE-DE, IT)
Rapport adopté à mains levées
 
Agence européenne des médicaments
Rapport sur la proposition de règlement du PE et du Conseil modifiant le règlement (CE) n°726/2004 en ce qui concerne le mandat du directeur exécutif de l'Agence européenne des médicaments
(A6-0359/2005)
Rapporteur: Giuseppe GARGANI (PPE-DE, IT)
Rapport adopté à mains levées
 
Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail
Rapport sur la proposition de règlement du PE et du Conseil modifiant le règlement (CE) n°2062/94 instituant une Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail en ce qui concerne le mandat du directeur
(A6-0360/2005)
Rapporteur: Giuseppe GARGANI (PPE-DE, IT)
Rapport adopté à mains levées
 
Agence européenne pour la sécurité maritime
Rapport sur la proposition de règlement du PE et du Conseil modifiant le règlement (CE) n°1406/2002 instituant une Agence européenne pour la sécurité maritime en ce qui concerne le mandat du directeur exécutif
(A6-0361/2005)
Rapporteur: Giuseppe GARGANI (PPE-DE, IT)
Rapport adopté à mains levées
 
Agence européenne de la sécurité aérienne
Rapport sur la proposition de règlement du PE et du Conseil modifiant le règlement (CE) n°1592/2002 en ce qui concerne le mandat du directeur exécutif et des directeurs de l'Agence européenne de la sécurité aérienne
(A6-0362/2005)
Rapporteur: Giuseppe GARGANI (PPE-DE, IT)
Rapport adopté à mains levées
 
Agence ferroviaire européenne
Rapport sur la proposition de règlement du PE et du Conseil modifiant le règlement (CE) n°881/2004 instituant une Agence ferroviaire européenne en ce qui concerne le mandat du directeur exécutif
(A6-0363/2005)
Rapporteur: Giuseppe GARGANI (PPE-DE, IT)
Rapport adopté à mains levées
 
Office de l'harmonisation dans le marché intérieur
Rapport sur la proposition de règlement du PE et du Conseil modifiant le règlement (CE) n°40/94 en ce qui concerne le mandat du président de l'Office de l'harmonisation dans le marché intérieur
(A6-0346/2005)
Rapporteur: Giuseppe GARGANI (PPE-DE, IT)
Rapport adopté à mains levées
 
Office communautaire des variétés végétales
Rapport sur la proposition de règlement du PE et du Conseil modifiant le règlement (CE) n°2100/94 en ce qui concerne le mandat du président de l'Office communautaire des variétés végétales
(A6-0348/2005)
Rapporteur: Giuseppe GARGANI (PPE-DE, IT)
Rapport adopté à mains levées
 
Centre de traduction des organes de l'Union européenne
Rapport sur la proposition de règlement du PE et du Conseil modifiant le règlement (CE) n°2965/94 portant création d'un Centre de traduction des organes de l'Union européenne en ce qui concerne le mandat du directeur
(A6-0350/2005)
Rapporteur: Giuseppe GARGANI (PPE-DE, IT)
Rapport adopté à mains levées
 
Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes
Rapport sur la proposition de règlement du PE et du Conseil modifiant le règlement (CE) n°1035/97 portant création d'un Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes en ce qui concerne le mandat du directeur
(A6-0353/2005)
Rapporteur: Giuseppe GARGANI (PPE-DE, IT)
Rapport adopté à mains levées
 
Autorité européenne de surveillance
Rapport sur la proposition de règlement du PE et du Conseil modifiant le règlement (CE) n°1321/2004 en ce qui concerne le mandat du directeur exécutif de l'Autorité européenne de surveillance GNSS
(A6-0355/2005)
Rapporteur: Giuseppe GARGANI (PPE-DE, IT)
Rapport adopté à mains levées
 
Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures
Rapport sur la proposition de règlement du PE et du Conseil modifiant le règlement (CE) n°2007/2004 en ce qui concerne le mandat du directeur exécutif et du directeur exécutif adjoint de l'Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des Etats membres de l'Union européenne
(A6-0358/2005)
Rapporteur: Giuseppe GARGANI (PPE-DE, IT)
Rapport adopté à mains levées
 
Eurodac/Danemark
Rapport sur la proposition de décision du Conseil relative à la conclusion de l'accord entre la Communauté européenne et le Royaume du Danemark, étendant au Danemark les dispositions du règlement (CE) n° 343/2003 établissant les critères et mécanismes de détermination de l’État membre responsable de l’examen d’une demande d’asile présentée dans l’un des États membres par un ressortissant d’un pays tiers et du règlement (CE) n° 2725/2000 concernant la création du système «Eurodac» pour la comparaison des empreintes digitales aux fins de l’application efficace de la Convention de Dublin
(A6-379/05)
Rapporteur: Martine ROURE (PSE, FR)
Rapport adopté à mains levées
 
Asile/Islande et Norvège
Rapport sur la proposition de décision du Conseil relative à la conclusion d’un protocole à l’Accord entre la Communauté européenne, la République d’Islande et le Royaume de Norvège relatif aux critères et mécanismes permettant de déterminer l’Etat responsable de l’examen d’une demande d’asile introduite dans un Etat membre, en Islande ou en Norvège
(A6-380/05)
Rapporteur: Martine ROURE (PSE, FR)
Rapport adopté à mains levées
 
Transmission des demandes de licences de pêche aux pays tiers
Rapport sur la proposition de règlement du Conseil modifiant le règlement CE) n° 3317/94 en ce qui concerne la transmission des demandes de  licences de pêche aux pays tiers
(A6-387/05)
Rapporteur: Carmen FRAGA ESTEVEZ (PPE-DE, ES)
Rapport adopté à mains levées
 
Programme d'assistance technique et d'échange d'information TAIEX pour les pays éligibles
Rapport sur la proposition de décision du Conseil permettant aux pays éligibles au futur instrument européen de voisinage et de partenariat (IEVP) de bénéficier du programme d’assistance technique et d’échange d’informations (TAIEX)
(A6-388/05)
Rapporteur: Cecilia MALMSTRÖM (ADLE, SE)
Rapport adopté à mains levées
 
Code international de gestion de la sécurité dans la Communauté
Recommandation sur la position commune arrêtée par le Conseil en vue de l'adoption d'un règlement du Parlement européen et du Conseil portant application du code international de la gestion de la sécurité
(A6-0325/2005)
Rapport Paolo COSTA (ADLE, IT)
Position commune adoptée en deuxième lecture sans amendements
 
Projet de budget rectificatif n° 8/2005
(A6-0397/2005)
Rapporteur: Salvador Garriga Polledo (PPE-DE, ES)
Rapport adopté à mains levées
 
Marchés d'instruments financiers
Rapport sur la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil portant modification de la directive 2004/39/CE concernant les marchés d'instruments financiers, en ce qui concerne certaines échéances
(A6-0334/2005)
Rapporteur: Piia-Noora KAUPPI (PPE-DE,)
Résolution adoptée à mains levées
 
Procédure européenne d'injonction de payer
Rapport sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil instituant une procédure européenne d'injonction de payer
(A6-240/05)
Rapporteur: Arlene McCARTHY (PSE, UK)
Résolution adoptée à mains levées avec des amendements qui ont été acceptés par le Conseil.
 
Normes de piégeage sans cruauté pour certaines espèces animales
Rapport sur la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil introduisant des normes de piégeage sans cruauté pour certaines espèces animales
(A6-304/05)
Rapporteur: Karin SCHEELE (PSE, AT)
Résolution législative adoptée rejetant ainsi la proposition de directive de la Commission européenne
 
 
Impôt des sociétés
Rapport sur la fiscalité des entreprises dans l'Union : assiette commune consolidée pour l'impôt des sociétés
(A6-0386/2005)
Rapporteur: Pier Luigi Bersani (PSE, IT)
Rapport adopté par 392 voix pour, 121 contre et 89 abstentions
 
 
Rapport SCHWAB : Machines
 
Rapport STIHLER : Politique commune de la pêche
 
Rapport ATTWOOLL : Rapport sur les réseaux des femmes : pêche, agriculture et diversification
 
Rapport KRISTENSEN :  Promouvoir et protéger les intérêts des consommateurs
 
Rapport BÖGE : Mobilisation de l'instrument de flexibilité
 
Aide macrofinancière à la Géorgie
 
Ethiopie 
 
Russie
 
Tibet
 
  
 
 
 
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AGENDA

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Lundi 16 janvier 2006
 
17h00 - 22h00
 
Ouverture de la session et ordre des travaux
Déclaration de la Commission: homophobie en Europe
Rapport Catania (LIBE) - Citoyenneté de l'Union. 4ème rapport
Rapport  Prets (FEMM) - Stratégies pour combattre la traite des femmes et des enfants, vulnérables à l'exploitation sexuelle
Question Orale à la Commission (INTA) - OMC
* Rapport Seppänen (BUDG) - Prêts BEI: garantie de la Communauté, ajout des Maldives dans la liste des pays couverts suite aux tsunamis de l’océan Indien de décembre 2004
Déclarations de la Commission - Changement climatique
 
Mardi 17 janvier 2006
 
9h00 - 11h50, 15h00 - 17h00, 21h00 - 24h00
 
Votes conformément à l'art. 134
Assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafiq Hariri
***I Rapport Jarzembowski (TRAN) - Services portuaires: accès au marché et financement des ports maritimes
Rapport El Khadraoui (TRAN) - Développer l'agenda de la politique extérieure de l'aviation de la Communauté
Rapport Zīle (TRAN) - Relations dans le domaine du transport aérien avec la Fédération de Russie et la République populaire de Chine
Discussion commune: Sucre
* Rapport Fruteau (AGRI) Sucre: organisation commune des marchés OCM        
* Rapport  Fruteau (AGRI) Politique agricole commune PAC, réforme: règlement horizontal, soutien aux producteurs, paiement relatif au sucre et à la chicorée
* Rapport  Fruteau (AGRI) Industrie sucrière: aide à la restructuration, fonds de restructuration temporaire
***II Rapport  Korhola (ENVI) - Environnement: accès à l'information et à la justice, participation du public, application de la Convention d'Aarhus
***III (CODE)  Industrie extractive: gestion des déchets, cadre juridique
***III (CODE) - Pollution, santé publique: qualité des eaux de baignade
Rapport  Ferreira (ENVI) - Développement durable: aspects environnementaux
 
12h00 - 13h00
 
Votes  (Art. 43.1)
***I Rapport  Costa (TRAN) - Politique des transports: statistiques sur les transports par voies navigables intérieures
* Rapport Costa (TRAN) (NB. le Parlement n'est pas encore consulté)
Accord CE/Bosnie-et-Herzégovine: services aériens, remplacement des accords bilatéraux par un accord communautaire
Accord CE/Serbie-et-Monténégro: services aériens, remplacement des accords bilatéraux par un accord communautaire
            Accord CE/Albanie: services aériens, remplacement des accords bilatéraux par un accord communautaire
Accord CE/Ancienne République yougoslave de Macédoine ARYM: services aériens, remplacement des accords bilatéraux par un accord communautaire
            Accord CE/Roumanie: services aériens, remplacement des accords bilatéraux par un accord communautaire
            Accord CE/Moldavie: services aériens, remplacement des accords bilatéraux par un accord communautaire
 
17h00 - 17h30
 
Communication de la Commission - Livre Blanc sur la Stratégie de l'Information
 
17h30 - 19h00
 
Heure des questions à la Commission
 
Mercredi 18 janvier 2006
 
 
9h00 - 11h50, 15h00 - 17h30
 
Déclarations du Conseil et de la Commission -  Présentation du programme de la présidence autrichienne
 
Rapport Duff/Voggenhuber (AFCO) - La période de réflexion: la structure, les sujets et le cadre pour une évaluation du débat sur l'Union européenne
 
Déclarations du Conseil et de la Commission - Situation en Tchétchénie après les élections et la société civile en Russie
 
12h00 - 13h00
 
Votes
Propositions de Résolution - Afghanistan
Propositions de Résolution - Recours aux sanctions pénales en cas de violation du droit communautaire
 
 
17h30 - 19h00
 
Heure des questions au Conseil
 
21h00 - 24h00
 
Rapport   Tannock (AFET) - Politique européenne de voisinage
* Rapport  Barón Crespo (INTA) - Accord-cadre CE/République de Corée: accord-cadre de commerce et de coopération suite à l'élargissement 2004
Rapport Vlasto (ITRE) - Mise en œuvre de la Charte européenne des petites entreprises
Rapport Onesta (AFCO) - Règlement PE, art. 9: règles de conduite applicables aux députés
Votes conformément à l'art. 134
 
Jeudi 19 janvier 2006
 
10h00 - 11h50, 15h00 - 16h00
 
Rapport    Estrela (FEMM) - Évaluation à mi-parcours de la stratégie de Lisbonne vu de la perspective du genre
Question Orale à la Commission (DEVE) - Handicap et développement
 
12h00 - 13h00
 
Votes
 
16h00
 
Proposition de résolution concernant les débats sur des cas de violation des droits de l'homme, de la démocratie et de l'État de droit
A la clôture des débats
Votes
Propositions de résolution (art. 115) et autres votes
 
 
 
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