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Les perspectives pour 2006
Institutions - 23-12-2005 - 04:21
2005 est derrière nous et le Parlement s’interroge sur l’année qui vient et qui promet d’être riche en débats et controverses, en particulier à propos de la législation sur la libre circulation des services. Voici un florilège des évènements qui nous attendent.
L’année 2006 a été déclarée « Année européenne de la mobilité des travailleurs » afin de stimuler le marché du travail dans l’UE et d’encourager les gens à travailler à l’étranger pour acquérir de nouvelles compétences et expériences. C'est également l’année au cours de laquelle les 12 États membres qui ont imposé des restrictions sur le transfert de main-d’œuvre, après l’élargissement de l’Union en 2004, auront l’opportunité de revenir - ou non -sur leur position. Pour faciliter le travail à l’étranger, la commission de l’emploi du Parlement étudiera la possibilité de transférer les droits de pension d’un État à un autre, alors que la directive sur le temps de travail est susceptible d’introduire un débat général au sujet du marché du travail.
Poursuite de la réflexion
Le Parlement, ainsi que les autres institutions de l’Union européenne, se penchera sur ce que l’on appelle la « Stratégie de Lisbonne » qui vise à faire de l’Union européenne la zone la plus compétitive du monde, à l’horizon 2010. Sur le sens général de l’évolution, il est probable que la « période de réflexion en Europe » qui a suivi l’arrêt du processus de ratification de la Constitution européenne se poursuivra après son rejet par la France et les Pays-Bas. Le Parlement continuera de manifester son appui à la Constitution et se prononcera sur l’avenir du processus constitutionnel en janvier. De plus, les leaders des groupes politiques envisagent d’organiser une série de débats avec le public, les médias et les étudiants pour débattre des préoccupations du plus grand nombre.
Au cours du printemps 2006, les nouveaux pays candidats, la Roumanie et la Bulgarie, prendront connaissance du rapport final de la Commission européenne sur les progrès qu’ils ont réalisés sur la voie de leur adhésion à l’Union européenne, prévue pour le 1er janvier 2007. Ce sera la question clé de l’année tout comme les ambitions européennes de la Croatie. Cette année célèbrera également le vingtième anniversaire de l’adhésion de l’Espagne et du Portugal à l’Union européenne en 1986.
Budget, transport et énergie
La Commission du contrôle budgétaire du Parlement renouvellera ses appels pour un meilleur usage de l’argent communautaire et un contrôle plus strict de l’emploi de ces fonds au niveau national. Le Parlement donnera, en avril, la fameuse décharge sur l’exécution du budget. Sur le plan du transport, le Parlement examinera la législation sociale du transport routier, les mesures de lutte contre la pollution causée par le trafic maritime et la politique européenne en matière d’aviation civile.
Les mesures nécessaires pour améliorer l’efficacité énergétique seront la priorité de la Présidence autrichienne, pendant le premier semestre (la Finlande lui succédera en juillet). La Commission de l’énergie du Parlement prépare un rapport sur ces questions et une réunion conjointe avec les parlements nationaux sera organisée en janvier.
L’année 2006 sera aussi l’année de la mise en place de l’Institut pour l’égalité entre les hommes et les femmes qui aidera l’UE à lutter contre la discrimination fondée sur le sexe.
Ce qu'en disent les groupes politiques du Parlement européen
Nous avons demandé aux leaders des groupes politiques du Parlement de nous indiquer quelles seraient, selon eux, les questions majeures de l’année 2006.
Hans-Gert Poettering, président du groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens déclare que « l’Europe a plus que jamais besoin de se doter des principales réformes juridiques et politiques proposées par la Constitution européenne et nous devrons travailler dur en 2006 pour qu’elles soient appliquées. »
Leader du groupe socialiste au Parlement européen, Martin Schulz, pense que les rapports d’avancement vers l’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie seraient une question majeure.
Graham Watson, pour le groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe, pense que la perspective pour 2006 serait « de préserver l’Union européenne des attaques des grands États membres, surtout à propos du budget européen 2007 – 2012.
Monica Frassoni, présidente du groupe des Verts/Alliance libre européenne affirme que « pour 2006, la directive sur les services sera essentielle. Ce sera l’occasion pour l’UE de choisir entre l’orientation sociale et l’orientation néo-libérale. » Elle a également déclaré que son groupe espère que l’UE sera capable de trouver une solution à l’impasse sur la Constitution.
Président du groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique, Francis Wurtz, pense également que la question des services sera cruciale. « La directive sur les services fera certainement débat. »
Nigel Farage, député du groupe Indépendance/Démocratie estime que la question majeure en 2006 serait « le vote sur un nombre important de textes législatifs qui, contrairement aux souhaits des votants, fera entrer la Constitution par la petite porte. C’est particulièrement vrai dans le domaine de la justice et pour les questions intérieures. »
Parlementaire slovaque du groupe des Non-inscrits, Irena Belohorska nous déclare que « l’intégration des nouveaux États membres dans le processus de décision sera la question la plus importante en 2006 ... ils n’ont toujours pas constaté d’amélioration de la situation économique et sociale, (mais) ils ont perdu de jeunes travailleurs qualifiés et l’incertitude sociale a augmenté. »
REF.: 20051215STO03767

