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Communiqué de presse
 

Des cursus scolaires avec une dimension européenne

Education - 26-09-2006 - 14:30
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Les Etats membres devraient inclure l'apprentissage d'au moins deux langues étrangères très tôt dans les programmes scolaires. De plus, les systèmes d'éducation dans l'UE devraient faire en sorte que les élèves possèdent, à la fin de leurs études secondaires, les connaissances nécessaires pour se préparer à leur rôle de citoyens européens.

 
 
Les députés ont adopté par 470 pour, 55 contre et 24 abstentions, un rapport d'initiative de Christopher BEAZLEY (PPE-DE, UK) qui préconise des cursus scolaires comportant une dimension européenne.
 
Tous les systèmes d'éducation dans l'UE devraient faire en sorte que les élèves possèdent, à la fin de leurs études secondaires, les connaissances et compétences nécessaires en vue de se préparer à leur rôle de citoyens de l'UE. Cette "dimension européenne" comporte deux aspects : premièrement, l'accès à l'information sur l'Union européenne : ses institutions, ses méthodes et ses pratiques, et, deuxièmement, le développement des compétences linguistiques, l'apprentissage des langues des peuples voisins étant particulièrement important.
 
Les députés reconnaissent qu'il est difficile, surtout pour ceux dont la langue maternelle est l'anglais, de maintenir un intérêt et une motivation suffisants pour arriver à parler couramment d'autres langues européennes, alors que cela faciliterait la compréhension mutuelle et l'empathie à travers l'Europe.
 
Le Parlement recommande un échange entre Etats membres de bonnes pratiques concernant l'apprentissage des langues et l'inclusion d'un aspect européen dans les systèmes éducatifs. En outre, les députés suggèrent la promotion de systèmes de formation susceptibles de donner aux professeurs une formation sur les questions européennes qui leur permettrait de compléter leur vision des aspects nationaux et locaux.
 
 
 
Vers un cadre européen de qualifications
 
Comment comparer une qualification d'un Etat membre à un autre ? Pour la qualification professionnelle, il existe déjà une directive européenne depuis l'année dernière. En revanche, pour les autres types de qualifications, la Commission lance, avant l'adoption formelle de la proposition, une consultation concernant la création d'un cadre européen de qualifications. Le Parlement participe à la discussion en cours avant d'être pleinement impliqué dans le cadre de la procédure de codécision.
 
 
Le nouveau cadre européen de qualifications (CEQ), s'inscrit dans la ligne directe des objectifs défendus dans la Déclaration de Bologne de 1999 visant à créer une réforme des systèmes éducatifs européens. L'une des principales missions du réseau européen de certifications est de "mieux répondre aux exigences de l'offre et de la demande sur le marché du travail européen" : transposition des diplômes et équivalences des expériences dans toute l'Europe. Le cœur du CEQ est constitué d'un ensemble de huit niveaux de références débouchant sur trois priorités :
 
-établir des liens entre les cadres de qualification nationaux et sectoriels ;
 
-assurer la reconnaissance, la comparabilité et la transférabilité des qualifications de l'enseignement général et de la formation professionnelle ;
 
-permettre de renforcer la transparence, la perméabilité et la mobilité. 
 
Les députés soutiennent l'initiative de la Commission et son document de travail intitulé "Vers un cadre européen des certifications professionnelles pour la formation tout au long de vie". Une initiative prise, pour renforcer en permanence les systèmes européens d'éducation et de formation et ouvrir une large période de consultation.
 
Le rapport d'initiative de Thomas MANN (PPE-DE, DE), approuvé par 535 voix pour, 18 contre et 10 abstentions, insiste sur la nécessité de mettre en place un système européen de reconnaissance des qualifications et des compétences. Un système qui respecterait les richesses et les spécificités territoriales. Chaque Etat doit pouvoir développer ses cadres nationaux et régionaux de qualifications, avec la participation des autorités et des organes compétents, selon les besoins en veillant à leur compatibilité avec le CEQ. Pour permettre une mise en place optimale du cadre européen des qualifications sur une base volontaire, le soutien et l'engagement des acteurs aux plans national et sectoriel sont indispensables.
 
Le rapport traite également des relations entre l'Union européenne et les 32 Etats participants au CEQ : "il doit constituer un cadre plus large dont l'objet est de faciliter la coopération des Etats membres, des partenaires sociaux et des autres acteurs au niveau international". 
 
Les députés se félicitent, suite à l'adoption d'un amendement du groupe des Verts-ALE, de l'attention renforcée portée à l'apprentissage tout au long de la vie sur le lieu de travail, ainsi qu'à la reconnaissance des qualifications acquises dans le cadre de l'emploi, grâce à la stratégie de Lisbonne. Ils demandent, par conséquent, que les descripteurs soient revus, non seulement en prenant en compte et en conservant les critères de Bologne associés à la formation universitaire, mais aussi en les complétant par une meilleure prise en compte des systèmes d'éducation et de formation professionnelles.
 
Le Parlement demande que les principes européens communs pour l'identification et la validation de l'éducation et de la formation "non formelles et informelles", et pour l'apprentissage tout au long de la vie, fassent l'objet d'un soutien et d'une promotion renforcés. Il est indispensable d'accorder une attention particulière à ces méthodes d'évaluation, dans la mesure où, dans le cadre de formation tout au long de la vie, le développement des compétences a lieu dans une multiplicité de situations de travail quotidiennes.
 
La proposition de la Commission européenne jugée "très compliquée", devrait être "plus proche des entreprises et des particuliers". Elle doit davantage considérer et conserver les critères de Bologne associés à la formation universitaire, mais aussi les compléter par une meilleure prise en compte des systèmes d'éducation et de formation professionnelle. Ils devront être formulés de façon plus concise et plus compréhensible par la Commission dans sa proposition.
 
 
 
REF.: 20060922IPR10879