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Contre les faux euros : l’extension du programme Périclès
Euro - 28-09-2006 - 16:48
Cinq ans après leur mise en circulation, les billets en euros n’ont pas été victimes de la contrefaçon à grande échelle que d’aucuns craignaient. L’euro serait même moins falsifié que les monnaies européennes qu’il a remplacées. Ce succès est à porter au crédit du programme Périclès, chargé de la lutte contre la contrefaçon de la monnaie européenne, dont les députés européens ont voté une prolongation jusqu’en 2013 ainsi qu’une extension aux pays n’ayant pas encore adopté la monnaie unique.
C’est le 17 décembre 2001, juste avant le lancement officiel de la monnaie européenne, que le programme Périclès a été inauguré. Il a pour objectif de soutenir les mesures prises par les Etats Membres et les programmes de lutte existant pour combattre le faux monnayage de l’euro. Les moyens d’actions consistent en des séminaires, des ateliers, des conférences pour permettre les échanges d’expertises opérationnelles, techniques et scientifiques.
300 000 faux billets pour 10 milliards de vrais
Ce programme européen s’avère une réussite, puisque le taux de contrefaçon de l’euro est minime et stable. Pendant le premier semestre de 2006, 300 000 faux billets ont été retirés de la circulation sur les 10,586 milliards de billets disponibles au 1er juillet de cette année. La fraude concerne, à 80%, des billets de 20 et 50 euros.
Le programme Périclès accompagne l’Eurosystème, qui unit la Banque centrale européenne (BCE) aux banques centrales des douze Etats Membres ayant adopté l’euro, et coopère avec Europol, Interpol, la Commission européenne et les polices nationales dans la lutte contre le trafic de faux billets.
Comme le souligne le député européen espagnol Agustín Díaz de Mera, du groupe PPE-DE, « le programme Périclès est le garant de la confiance des citoyens dans notre monnaie ».
Mon euro est-il vrai ou faux ?
Les billets de banque en euro recourent à des technologies d’impression très pointues. Ils comportent un grand nombre de dispositifs de sécurité extrêmement sophistiqués, qui rend leurs fausses copies aisément identifiables au toucher. Nous vous proposons en bas de cet article un lien proposant la description de l’ensemble des signes de sécurité présents sur les billets.
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Depuis le 1er janvier 2002, l’euro est la monnaie unique adoptée par la Belgique, l’Allemagne, la Grèce, l’Espagne, la France, l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Autriche, le Portugal et la Finlande.
Monaco, le Vatican et la république de San Marin, qui sont des pays n’appartenant pas à l’Union européenne, ont également adopté l’euro comme monnaie officielle.
L’Andorre, le Kosovo et le Monténégro utilisent, de facto, l’euro comme monnaie.
Le 1er janvier 2007, la Slovénie rejoindra les Etats Membres ayant adopté l’euro.
REF.: 20060928STO11157
En savoir plus :
- Protection de l'euro contre la contrefaçon (Périclès) - par le service de presse du Parlement européen (en anglais).
- La lutte contre la contrefaçon - sur le site de la Banque centrale européenne.
- Nouveaux supports d’information sur les signes de sécurité des billets en euros - sur le site de la Banque centrale européenne.
- Le programme Périclès (site en anglais)
- L'euro, notre monnaie (site en anglais)

