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Les jeunes donnent leur vision de l’Europe de demain
Traités - 26-03-2007 - 17:31
Un système éducatif plus accessible, plus de fonds pour les ONG et un Parlement européen plus fort : tels sont les souhaits de la jeunesse pour l’Europe de demain. 200 jeunes issus des 27 pays membres de l’Union Européenne étaient en effet réunis à Rome ce week-end, pour la tenue d’un Sommet de la Jeunesse. Célébrant les 50 ans du Traité de Rome, ce Sommet a été l’occasion d’échanges et de débats entre jeunes et dirigeants européens sur l’avenir de l’Europe.
Alors que les chefs d’Etat et de gouvernements européens se réunissaient au même moment à Berlin, 200 représentants de la jeunesse européenne s’étaient, eux, donné rendez-vous à Rome. Un rassemblement dans une ville symbolique, puisque c’est dans la capitale italienne que le Traité fondateur de l’Europe a été signé, il y a 50 ans. Récit de deux journées-marathon de débats.
Samedi 24 mars : ouverture du sommet
Ils étaient nombreux, les VIP européens, à avoir tenu à rencontrer les jeunes réunis à Rome : parmi eux, on comptait le président du Parlement européen Hans-Gert Pöttering, le vice-président du Parlement Alejo Vidal-Quadras, ainsi que la vice-présidente de la Commission européenne Margot Wallström et le commissaire à l’éducation, la culture et la jeunesse, Ján Figeľ.
« Nous avons besoin de vous impliquer davantage, vous la jeunesse européenne, dans le débat en cours sur l’avenir de l’Union Européenne », a expliqué le vice-président du Parlement Alejo Vidal-Quadras. Ce à quoi la présidente du Forum Européen de la Jeunesse a répondu : « L‘Union Européenne doit écouter les citoyens et en particulier les jeunes ». En ce sens, le Parlement européen a un rôle important à jouer, selon elle : « Nous voulons un Parlement fort, puisqu’en temps qu’organe élu, il est le lien naturel entre les citoyens et l’Union Européenne ».
Dimanche 25 mars : la déclaration de Rome de la Jeunesse est adoptée
Six thèmes sont mis en avant dans la déclaration adoptée par les participants au Sommet de la Jeunesse : le Traité constitutionnel y est défini comme crucial pour réformer l’UE élargie, mais les jeunes mentionnent également le développement durable, l’éducation, le rôle de l’UE dans le monde, le modèle économique et social de l’UE et la société civile.
Appelant à une réforme des institutions, les jeunes ont déclaré souhaiter plus de pouvoirs pour le Parlement, et en particulier celui d’initier une législation. Ils ont également appelé les Etats-membres à garantir un accès à l’éducation pour tous et demandé une augmentation des fonds alloués aux ONG de la société civile.
Le texte de la Déclaration a été transmis à toutes les institutions européennes. Il sera discuté au Parlement au sein de la Commission culture et de plusieurs autres commissions responsables.
Réactions sur le vif
« J’ai vraiment apprécié l’atmosphère amicale du Sommet. Et c’est vraiment une opportunité fantastique de pouvoir discuter des problèmes qui intéressent réellement la jeunesse », raconte Brendon Browne, jeune irlandais du Conseil National de la Jeunesse.
Les participants ayant adressé un message aux institutions européennes, « les dirigeants européens doivent maintenant tenir compte de nos propositions », demande la chypriote Sophie Tsouris. « Ne faisons pas de cet évènement une réunion symbolique de plus ! ».
Mais tout le monde n’est pas confiant quant aux retombées de ce message. Lina Nefaite, de Lituanie, tempère : « Nous devrions arriver avec des propositions et des idées plus concrètes, offrant des pistes d’action plus claires pour les dirigeants européens ».
Et le belge Matti Vandemaele fait, lui, une proposition très concrète : « Nous devrions organiser une réunion avec 27 jeunes et 27 leaders européens pour discuter d’Europe ».
Le Sommet était organisé sur le modèle du Forum Européen de la Jeunesse, une organisation internationale rassemblant depuis 1996 les conseils nationaux de la jeunesse et les organisations non-gouvernementales de jeunes de l'Europe entière.
REF.: 20070323STO04509

