Dossier
 

Une soirée glamour pour l'environnement : Cérémonie des Energy Globe Award

Energie - 13-04-2007 - 13:12
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Les gagnants des Energy Globe Awards

Scène inhabituelle au Parlement européen, mercredi 11 avril 2007 : il n'y avait pas dans l’hémicycle que des députés européens, comme à l'habitude, mais aussi quelques stars de cinéma et de musique. Réunis pour la cérémonie des Energy Globe Awards, ils avaient pour tâche de récompenser les meilleurs projets dans le domaine de l'énergie durable et propre. Une soirée de gala à redécouvrir dans notre dossier spécial et à ne pas manquer : quelques stars ont accepté de répondre à nos questions.

 
 
Découvrez le résumé de la soirée de gala et les interviews de Martin Sheen, Maneka Gandhi, Jeremy Rifkin et Robin Gibb dans les articles de ce dossier !
 
 
REF.: 20070329FCS04907

L’Energy Globe Award 2007 est attribué...au Kenya !

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John Maina et le président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering

Le gagnant de l'Energy Award 2007 est John Maina du Kenya

Scène inhabituelle au Parlement européen mercredi soir. Dans l’hémicycle ne se trouvaient pas seulement des députés européens, mais aussi quelques stars de cinéma et de musique. Réunis pour la cérémonie des Energy Globe Awards, ils avaient pour tâche de récompenser les meilleurs projets, favorisant une utilisation propre et durable de l'énergie. 732 projets de 96 pays avaient été présentés ; c’est finalement celui de John Maina, du Kenya, qui a reçu la distinction suprême.

« C’est le premier Parlement au monde qui nous autorise à remettre ces prix dans un hémicycle de session plénière. Je suis ravie et très touchée de ce geste », a commenté l’ex-ministre de l’environnement d’Inde, Maneka Gandhi. Représentant son pays, elle faisait partie du panel de personnalités du monde politique, cinématographique ou musical qui participait à l’évènement, mercredi soir. Chacun représentant un continent, chacun marquant par sa présence son engagement envers l’environnement.
 
Une soirée glamour pour un message d’alerte
 
Le glamour de la soirée, à laquelle participaient l’acteur américain Martin Sheen et le chanteur des Bee Gees Robin Gibb, n’a pas fait oublier le message principal véhiculé par les Energy Globe Awards : il y a urgence environnementale, au niveau mondial. Comme l’a résumé le président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering : « Il est minuit moins deux, et nous devons agir ! ».
 
Agir, c’est ce que propose chacun des 732 projets présentés mercredi soir. Issus de 96 pays, ils ont été répartis en cinq catégories : terre, feu, eau, air et jeunesse. Tous représentent un progrès vers une utilisation des sources d’énergie plus durable et propre. « Des projets qui nous donnent le courage pour un avenir meilleur et plus sûr », indique un des députés européens à l’origine de l’évènement, l’autrichien Paul Rübig.
 
Et le gagnant est...
 
Le public présent dans l’hémicycle a pu voter au cours de la soirée pour élire son projet préféré -les autres gagnants des 5 catégories étant désignés au préalable par un jury. Le choix des participants s’est porté sur le projet du kenyan John Maina : pour lutter contre le gaspillage des récoltes de légumes et fruits au Kenya, dû à de mauvaises conditions de séchage, il a inventé des fours fonctionnant à l’énergie solaire. 920 paysans kenyans ont ainsi pu accroître leurs récoltes et donc leurs revenus, de manière écologique. « Je ne m’y attendais pas du tout ! », a réagit Jon Maina en recevant son prix, ajoutant que « les compétences et connaissances peuvent être transférées au niveau local. Les idées se répandent comme des feux de paille! Et les gens apprécient ».
 
Dans la catégorie....
 
Dans chacune des 5 catégories, des projets innovants et originaux ont eux aussi été récompensés.
  • FEU
Le prix a été attribué à un projet de partenariat indo-danois, visant à installer des panneaux solaires sur 16 000 maisons en Inde. Remettant l’Energy Award, l’acteur principal d’« Apocalypse now », Martin Sheen, a suscité l’enthousiasme de l’hémicycle en déclarant que s’il était président des Etats-Unis, il signerait le protocole de Kyoto !
  • EAU
Comment transformer l’eau polluée en eau potable ? L’américain Jerry M.Brownstein a trouvé : son filtre à eau, fait à base de plastiques recyclés, peut absorber 100% du pétrole présent dans une eau polluée. Le prix de l’eau lui est revenu, des mains du violoniste Nigel Kennedy.
  • AIR
C’est au Vietnam que le jury a déniché le gagnant de la catégorie Air. Reindert Augustijn y a installé des mini-usines à biogaz qui réduisent les émissions de CO2 des communautés locales. Le président du Parlement européen Hans-Gert Pöttering, lui remettant son prix, a souligné que l’Europe, les Etats-Unis, l’Inde ou la Chine doivent, ensemble, coopérer dans la lutte contre le changement climatique.
  • JEUNESSE
Le chanteur des Bee Gees, Robin Gibb, a remis le prix de la jeunesse à l’université des Arts de Linz (Autriche). Les étudiants ont inventé une maison solaire autonome, capable de maintenir une température constante de 20°C à l’intérieur, grâce à un ingénieux système de ventilation naturelle. « How clean is your air » aurait pu être un bon refrain final, mais Robin Gibb a préféré chanter le tube des Bee Gees, « How deep is your love ».
 
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L’acteur Martin Sheen au Parlement européen : « Nous devons nous réveiller ! »

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Portrait de Martin Sheen

Martin Sheen au Parlement européen

C’est en tant que défenseur de l’environnement que l’acteur principal du film « Apocalypse Now », l’américain Martin Sheen, était au Parlement européen, mercredi 11 avril. Avant de remettre, dans la soirée, un des Energy Globe Awards -5 prix récompensant des projets pour une énergie propre et durable-, Martin nous a accordé un entretien ; l’occasion de parler de son engagement contre le changement climatique et les dégradations de l’environnement. L’acteur n’a pas mâché ses mots...

Pourquoi être venu au Parlement européen pour remettre un des Energy Globe Awards ?
Ce prix permet à des citoyens ordinaires ou à des Organisations Non Gouvernementales qui, d'habitude, n’ont pas accès aux médias, de montrer ce qui nous est nécessaire, à tous, en matière d'environnement. C’est d’ailleurs fascinant de constater que parmi les projets présentés, ce sont les pays du tiers-monde qui ont amené les meilleures contributions ! Ce sont eux qui souffrent le plus du manque d’un air de qualité, d’une eau propre, et de l’accès à des profits d’entreprises liées à l’environnement. Finalement, ce prix récompense tous ces gens peu connus : c’est ce qui lui donne toute sa valeur.
 
Vous êtes un fervent défenseur de l’environnement : estimez-vous avoir une responsabilité particulière ?
Je suis un citoyen engagé et je crois qu’avoir des descendants nous rend otages du futur. Mes enfants, les enfants de mes enfants et leurs enfants, vont hériter de ce que nous leur laisserons. Et ce que nous leur laissons n’est pas très bon. En tant que gardien de la planète, je dois assumer la responsabilité de faire tout ce que je peux, aussi longtemps que je le peux, pour avertir qui voudra bien entendre sur ce qui nous attend, et donc amener les gens à rejoindre le combat contre le changement climatique.
 
Comment jugez-vous l’attitude des Etats-Unis à propos du changement climatique ?
Nous devons nous réveiller ! La seule chose dont nous manquons en Amérique, c’est d’une direction politique. Suffisamment de citoyens sont actifs et se sentent concernés, mais nous n’avons pas le soutien du gouvernement. L’administration gouvernementale a été déficiente ; c’est énervant et très décourageant. On peut juste espérer qu’ils se réveilleront avant qu’il ne soit trop tard. Mais nous n’attendons rien de l’actuel gouvernement ; peut-être le prochain ?
En tout cas l’opinion publique américaine commence à se réveiller, pas grâce au gouvernement, mais grâce aux défenseurs de l’environnement aux Etats-Unis.
 
L’Europe et les Etats-Unis peuvent-ils travailler ensemble pour lutter contre le changement climatique ?
Ils le doivent absolument ! Nous faisons partie du même monde, nous ne pouvons pas nous diviser. Les européens sont beaucoup plus conscients des enjeux et l’Europe fait beaucoup plus que nous ne faisons actuellement. Mais j’espère qu’on vous rattrapera très bientôt ! Pour cela, il nous faut une nouvelle administration à Washington.
 
Les prévisions sur le changement climatique sont très inquiétantes et de nombreux dommages ont déjà été causés à l’environnement : est-il trop tard pour agir ?
Oh non ! Bien sûr certains, et même des scientifiques, affirment qu’il est trop tard et qu’on a atteint le point de non-retour. Personnellement je n’y crois pas : nous sommes encore capable d’améliorer les choses, et de réparer ce qui a été détruit.
 
Les européens voient souvent les américains comme de gros consommateurs d’énergie, conduisant des voitures très gourmandes en pétrole : est-ce juste ?
Oui, absolument. Nous sommes sur-privilégiés : nous possédons beaucoup, nous utilisons et nous gâchons beaucoup, sans nous soucier des besoins et préoccupations de qui que ce soit d’autre. Nous devons commencer à nous concentrer sur les besoins du tiers-monde, maintenant. Nous considérons les pays en voie de développement comme moins importants, sans relations avec nous. Mais nous devons nous réveiller et comprendre que nous respirons tous le même air et que nos enfants hériteront de la même terre.
 
Si vous aviez une baguette magique qui vous permette de changer une chose  pratique pour mieux lutter contre le changement climatique, laquelle choisiriez-vous ?
Je commencerais avec l’eau. Je crois que le manque d’eau potable est un des plus grands dangers environnementaux que nous courons actuellement. C’est le cœur de la plupart des problèmes de santé des pays du tiers-monde, liés au manque d’eau potable. Avec pour conséquence de nombreuses maladies, et la perte d’espoirs pour de très nombreux enfants dans ces pays. L’hydrologie, c’est l’énergie du futur.
 
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Jeremy Rifkin au Parlement européen : « Les ours polaires se noient déjà »

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Jeremy Rifkin au Parlement européen

L’économiste américain et spécialiste des questions énergétiques, Jeremy Rifkin, était au Parlement européen mercredi, à l’occasion des Energy Globe Awards. Très engagé dans la lutte contre le changement climatique, il a alerté sur le caractère bien réel et actuel du réchauffement de la planète, en mentionnant la fonte des glaces et les ouragans dans le golf du Mexique. Des bouleversements initialement anticipés pour le siècle prochain.
 
Une augmentation de 3°C des températures du globe pourrait entraîner la disparition d’un tiers des espèces animales et végétales de la planète, a averti Jeremy Rifkin lors d’un entretien avec l’équipe web du Parlement. « Or, nous ne pouvons pas fuir ! Nous n’avons nulle part où aller, mise  à part notre planète ».
 
Comment pouvons-nous parvenir aux carburants renouvelables ?
« Nous devons nous débarrasser des « vieilles » sources d’énergie comme le charbon, le pétrole, le gaz ou l’uranium. Ces sources là en sont à leur crépuscule, les énergies renouvelables en sont à leur aube !
 
C’est l’hydrogène qui est crucial pour développer les énergies renouvelables. Car on sait que le soleil ne brille pas toujours, le vent ne souffle pas en permanence, et les nappes phréatiques ne sont pas toujours à leur plus haut niveau. Donc lorsqu’elles le sont, lorsque le soleil brille etc., il faut fabriquer de l’électricité, puis le stocker, sous forme d’hydrogène. C’est comme cela que l’on peut stocker les énergies renouvelables, pour les utiliser ensuite comme source d’énergie pour toutes nos activités. »
 
Que sait l’américain moyen sur le changement climatique ?
« Je dirais que l’américain moyen avance à grands pas, dans la mesure où le changement climatique n’était pas vraiment sur ses écrans de radar auparavant. Ici en Europe, il y a une conscience plus aigue du changement climatique parmi les citoyens des 27 pays. Et les citoyens européens n’en sont pas seulement conscients, mais ils sont aussi prêts à faire des sacrifices et à tester de nouvelles idées pour développer les énergies renouvelables. Les européens sont donc beaucoup plus en avance que les américains : l’Europe est le laboratoire de l’ère des nouvelles énergies.
 
Le changement climatique était jusqu’à il y a peu le dernier souci des Etats-Unis. Mais cela a commencé à changer avec les ouragans Katrina et Rita. Les effets du réchauffement sont désormais bien réels : les stations de skis ont de moins en moins de neige, la vallée centrale de Californie connaît une grave sécheresse. Les gens commencent donc à se rendre compte que le changement climatique les concerne dans leur vie quotidienne. »
 
Que faites-vous personnellement pour lutter contre le changement climatique ?
« J’ai une voiture qui a 7 ans et seulement 38 000 kilomètres parcourus. J’essaye de ne pas l’utiliser trop -mais je ne suis pas Mère Theresa, et je pourrais faire beaucoup plus.
 
Je suis aussi végétarien. La  FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture) vient de publier un rapport qui a été complètement ignoré : l'activité humaine ayant le plus d'impact sur le changement climatique n’est pas le transport, mais la production de bétail ! Cela produit certes moins de CO2 que les transports, mais cela produit énormément de méthane et d’oxyde nitreux, des gaz très puissants. Le rapport souligne que nous augmentons toujours plus notre production de viande, et donc nos émissions de CO2, méthane et oxyde nitreux, qui ont tous un impact sur le réchauffement du climat. On parle toujours de réduire notre dépendance au pétrole, mais nous devons aussi réduire notre dépendance à la consommation de viande. »
 
Jeremy Rifkin est l’auteur du livre « L'économie hydrogène : après la fin du pétrole, la nouvelle révolution économique », qui appelait à utiliser l’hydrogène pour remplacer les énergies fossiles productrices de CO2. En 2005, il a écrit son best-seller « Le rêve européen », rêve qui a selon lui supplanté le rêve américain.
 
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Maneka Gandhi, ex ministre de l'environnement indienne : « Le changement climatique a bien lieu, jour après jour »

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Maneka Gandhi lors de la conférence de presse

Maneka Gandhi n’est pas seulement une parente lointaine de la célèbre famille indienne des Nehru-Gandhi. C’est aussi une membre du Congrès indien, ancienne ministre de l’environnement, et grande activiste pour le bien-être animal. Ancienne journaliste, elle est aussi l’auteur de nombreux livres de droit, d’étymologie et de bien-être animal. Plusieurs cordes à son arc, donc, auxquelles elle a ajouté mercredi une nouvelle fonction : elle a présidé le jury des Energy Globe Awards.
 
Répondant aux questions des journalistes lors d’une conférence de presse, Maneka Gandhi s’est dit accablée : l’Asie et l’Inde, qu’elle représentait lors de la cérémonie, seront les premières victimes du changement climatique. Un bouleversement du climat auxquelles elles n’ont pourtant que très peu contribué.
 
Est-ce trop tard pour agir ?
« Je ne crois pas que ce soit la fin de la fin, mais nous en sommes proches », a-t-elle affirmé. « On ne se rend pas compte du changement climatique quand on discute du monde tel qu’il sera dans 25 ou 40 ans. Pourtant, ce changement a bien lieu, jour après jour. » Selon elle, le changement climatique n’est plus de la faute des américains ou des européens : l’Inde y a une responsabilité elle aussi.
 
Ghandi a critiqué les arguments de Washington, qui refuse d’adhérer au Protocole de Kyoto tant que l’Inde et la Chine n’y adhèrent pas non plus. Elle a souligné que tous les pays d'Asie, d'Afrique et d'Europe réunis produisent moins de gaz à effet de serre que les Etats-Unis. “Je suis quasiment certaine que les Etats-Unis utilisent l’Inde comme une excuse. Dire qu’ils ne feront rien tant que l’Inde et la Chine n’agissent pas est ridicule : les Etats-Unis doivent avancer de toutes façons », a-t-elle conclu.
 
Justement, que peut faire l’Inde ?
« En Inde, 57% des ménages en zone rurale, et 12% en zone urbaine, soit 84 millions de personnes, n’ont même pas l’électricité ! », a d’abord rappelé Maneka Ganhdi. Comparant les statistiques mondiales de consommation d’énergie, elle a indiqué que si chaque indien consommait l’équivalent de 520 kg de pétrole par an, la moyenne mondiale était de 1731 kg, et la moyenne européenne de 4842 ! L’Inde connaît pourtant une croissance rapide : « il faut nous assurer que l'accroissement de notre consommation d'énergie n'aura pas d'impact sur le niveau d'émissions de CO2 » selon Maneka Ganhdi.
 
Comment l’Asie et l’Inde voient-ils l’Union Européenne et son Parlement ?
« L’Asie et l’Inde observent attentivement l’Europe et piquent ses lois ! L’Europe a un fort effet psychologique. Si le Parlement européen adopte de bonnes lois alors il est possible que nous les adoptions aussi. »
 
Et l’énergie nucléaire ?
Maneka Gandhi s’est dite opposée à l’énergie nucléaire « simplement parce que l’Inde n’atteindra pas les règles standards. Le nucléaire est trop sophistiqué pour l’Inde, c’est encore  prématuré.  Notre préoccupation première est d’amener l’énergie dans nos 800 000 villages ».
 
Maneka Gandhi a également souligné la nécessité pour l’Inde de se concentrer sur les sources alternatives d’énergie comme le solaire, l’éolien ou les centrales hydrauliques, afin de contenir les émissions de CO2. « Les énergies renouvelables ne représentent que 2% du mix énergétique mondial : les pays développés doivent eux aussi agir », a-t-elle conlu.
 
L’efficacité énergétique doit elle aussi être améliorée, pourquoi pas par le biais de la fiscalité : 40% de l’électricité est perdue dans sa phase de distribution. « Il est essentiel de relever les défis du climat et de l’énergie en sa passant du charbon. Or, dans les pays asiatiques, les ministères de l’environnement et de l’énergie ont des pouvoirs et des budgets très limités. ils sont plutôt vus comme des nuisances à l’industrialisation », selon Maneka Gandhi.
 
Que fait le gouvernement indien pour sensibiliser les indiens au changement climatique ?
« Le gouvernement ne fait rien ! Il a laissé la tâche aux ONG. Elles font de leur mieux, mais ce n’est pas assez. Cela doit relever du gouvernement. Or, ce qui manque en Inde, c’est une volonté politique », a déploré Maneka Gandhi.
 
Que faites-vous dans votre vie quotidienne face au changement climatique ?
« J’essaye de faire de mon mieux, mais ce n’est pas assez ! », a répondu M. Gandhi, qui a tout de même créé 25 hôpitaux, 5 orphelinats, qui écrit dans 25 journaux et voyage de par le monde pour sensibiliser l’opinion...et qui a initié toutes les lois environnementales au Inde.
 
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Robin Gibb, chanteur des Bee Gees : « Une voix peut suffire pour bousculer les mentalités »

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Robin Gibb a chanté le tube des Bee Gees, "How deep is your love"

Un des invités de prestige de la cérémonie des Energy Globe Awards était le chanteur des légendaires Bee Gees, Robin Gibb. Avant de remettre le Prix dans la catégorie Jeunesse, il a entonné un des tubes du groupe, « How deep is your love ». A la fin de la cérémonie, il a rejoint le violoniste Nigel Kennedy pour chanter « Words ». C’est après cela que l’équipe du web du Parlement européen a pu lui poser quelques questions...
 
Pensez-vous qu’un individu seul peut changer le monde ?
Une seule personne peut changer la manière dont les gens pensent. Quelquefois, une voix peut suffire pour bousculer les mentalités.
 
Vous avez présenté le Prix dans la catégorie Jeunesse. Est-ce important de faire passer le message de cette soirée auprès des jeunes ?
Les jeunes sont la colonne vertébrale de la société de demain, c’est pour cela qu’il faut les sensibiliser. Et il faut le faire le plus tôt possible. C’est d’ailleurs ma mission : les encourager à s’impliquer.
 
Vous considérez donc que vous avez un rôle de modèle à jouer ?
J’aime bien me voir comme un modèle. J’aime être une particule, le début d’un changement, une source d’inspiration.
 
La musique peut-elle être un outil pour une nouvelle révolution industrielle vers une énergie propre ?
La musique peut faire changer beaucoup de choses, mais ce n’est pas suffisant. Les gens doivent se souvenir du message et vivre avec lui. Mais surtout, ils doivent s’y tenir. Et là, je veux parler des jeunes générations : les jeunes sont l’avenir.
 
Aviez-vous déjà chanté dans un Parlement auparavant ?
Oui, à Moscou.
 
Comment avez-vous ressenti le fait de chanter au Parlement européen ?
C’était super. J’ai aimé cette cérémonie : elle était positive, et je suis fier d’en avoir fait partie.  C’est un mouvement en cours, une partie d’un gigantesque puzzle.
 
 
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