L'intégration des personnes handicapées doit commencer dès l'enfance
Séance plénière
Un rapport d'initiative sur la situation des femmes moins valides dans l'Union européenne invite la Commission et les États membres à garantir la suppression des obstacles existants, notamment architecturaux, afin de créer une égalité des droits et des chances des femmes et des filles handicapées en matière de participation à la vie familiale, politique, culturelle, sociale et professionnelle.
Le rapport d’Esther Herranz Garcia (PPE-DE, ES), adopté à une large majorité ce 26 avril, souligne que l'un des principaux objectifs que devrait viser l'Union européenne est l'amélioration de la qualité de vie des personnes handicapées et de leur famille ainsi que leur pleine intégration sociale. Ce qui implique une meilleure mise en œuvre de la législation communautaire relative à la lutte contre les discriminations et à l'égalité des genres ainsi qu’une utilisation accrue des possibilités offertes par les programmes communautaires pertinents et le Fonds Social Européen (FSE).
Le Parlement invite les Etats membres à intégrer les besoins des personnes handicapées et les besoins spécifiques des femmes dans toutes leurs politiques aux niveaux national, régional et local, en particulier dans les politiques d'urbanisme, dans l'éducation, l'emploi, le logement, les transports, la santé et les services sociaux.
Intégration dès l'enfance
Les députés soulignent qu'il est important de combattre activement la ségrégation des personnes handicapées dès l'enfance. La Commission et les États membres sont invités à promouvoir les projets pilotes et les procédures éprouvées en matière d'installations permettant l'intégration des personnes handicapées du jardin d'enfants jusqu'au monde professionnel en passant par l'école et les établissements de formation.
Les députés estiment également afin d'améliorer l'accès au marché du travail des personnes handicapées et leur permettre de devenir plus actives et de développer leurs capacités, qu'il faut tirer parti de tous les types d'incitations, y compris fiscales, pour que les employeurs aient la volonté d'engager des personnes handicapées et que le temps de travail soit mieux adapté à la situation des parents qui élèvent des enfants handicapés. Le rapport invite la Commission et les États membres à introduire la notion de «flexibilité» dans les domaines liés au handicap, étant donné que chaque personne handicapée a des besoins différents, de sorte que, "dans une communauté de citoyens fondée sur la diversité, les aides puissent être adaptées à chaque situation".
Responsabiliser la société pour les soins aux personnes handicapées
La prise en charge et la participation des personnes handicapées relèvent, selon le Parlement, de la responsabilité de la société toute entière et non de celle des seules familles concernées. Par conséquent, la Commission et les États membres devraient adopter les mesures nécessaires en vue de soutenir les efforts des familles et des organisations d'aide aux personnes handicapées et à leurs proches.
Les députés invitent la Commission et les États membres à mettre en place une législation garantissant l'autonomie des femmes et des hommes handicapés, reconnaissant ainsi qu'il s'agit d'un droit fondamental qui doit être respecté.
Assurer une meilleure protection contre la violence
Le rapport déplore vivement le fait que les femmes handicapées courent un risque trois fois plus élevé que les femmes non handicapées d'être victimes de violences et préconise par conséquent que le programme Daphné soit également utilisé pour lutter contre ce type de violence.
Les députés demandent à la Commission et aux États membres de mettre en place une législation et des actions efficaces axées sur les femmes et les enfants qui garantiront que les cas d'exploitation, de violence et d'abus sexuel à l'encontre de personnes handicapées - sur leur lieu de résidence et ailleurs - seront identifiés et feront l'objet d'enquêtes et, le cas échéant, de poursuites.
Sensibiliser les médias
Le rapport souligne également "la nécessité de renforcer la visibilité et d'améliorer l'image des femmes handicapées dans les médias, ce qui rendra leur quotidien plus familier au grand public et leur donnera davantage d'occasions de s'exprimer et de participer à la vie sociale et politique".
