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Section de briefing
 

Les étudiants-parents ont besoin d'une aide appropriée

Droits de la femme/Egalité des chances - 14-06-2007 - 11:14
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Un rapport d'initiative propose un cadre réglementaire susceptible de faciliter la conciliation entre la vie familiale et les études. Le rapport préconise notamment des réductions d'impôts, un logement approprié, suffisamment de services de gardes d'enfants, des conditions flexibles d'études pour les jeunes gens assumant des responsabilités familiales et des systèmes nationaux de "certification" pour les établissements d'enseignement supérieur offrant de telles possibilités.

Dans la plupart des pays européens, à l'exception de quelques pays nordiques qui disposent d'un arsenal de mesures sociales et économiques favorables, les étudiants ayant des responsabilités familiales doivent faire face à des difficultés considérables tant au niveau universitaire que dans leur vie quotidienne. En effet, ils ont des besoins spécifiques notamment en matière de logement, de services de garde, de flexibilité dans le rythme des cursus, etc. Toutefois, ces besoins ne sont en général pas ou peu reconnus au sein des systèmes éducatifs et sociaux, comme le démontre d'ailleurs l'absence de statistiques et de données quant aux conditions de vie de ces étudiants.
 
Maria Panayotopoulos-Cassiotou (PPE-DE, EL) a préparé un rapport d'initiative pour la commission des Droits de la Femme et de l'Egalité des genres demandant à la Commission européenne et aux États membres de promouvoir les politiques qui facilitent la conciliation de la vie familiale et de la période d'études et qui "incitent les jeunes gens à assumer les responsabilités familiales de manière équilibrée".
 
Le rapport rappelle que, selon les conclusions du Livre vert sur la démographie, le déficit démographique européen est imputable en partie à l'accomplissement tardif de différentes étapes de la vie (études, travail, famille) et qu'un nombre croissant d'étudiants ont les responsabilités familiales : en Suède, 41% et en Finlande, 31% des femmes ont eu leur premier enfant avant d'achever leurs études.
 
Des ressources adaptées aux besoins
 
Les députés encouragent les Etats membres à être davantage conscients de la situation des jeunes femmes et hommes qui ont les responsabilités familiales tout en suivant des études ou une formation notamment en mettant à leur disposition des ressources adaptées à leurs besoins. Les Etats membres sont invités à offrir des assurances étudiantes abordables - comportant en particulier une couverture sociale et médicale - et susceptibles d'être étendues aux personnes à charge de l'étudiant. Les députés souhaitent également réduire ou mettre un terme à l'imposition des jeunes qui, tout en étudiant et travaillant, assument des responsabilités familiales ou envers des personnes dépendantes Les Etats membres et les établissements de crédit sont invités à simplifier et à faciliter des prêts offrant des conditions avantageuses aux jeunes qui combinent les responsabilités familiales avec leurs études.
 
Les établissements d'enseignement supérieur pour leur part sont encouragés "à tenir compte de la situation financière des jeunes femmes et hommes qui ont des responsabilités familiales lors du calcul des frais de scolarité et à fournir l'aide appropriée". Les Etats membres et les établissements d'enseignement supérieur devraient, selon les députés, continuer à fournir des prestations sociales aux personnes ayant des responsabilités familiales six mois après qu'ils auront achevé leurs études, en vue de faciliter leur accès au marché du travail.
 
Les Etats membres sont appelés, en outre, à inclure le congé de maternité et le congé parental pris en période d'études dans le calcul du temps de travail global des femmes ainsi que dans le calcul de leurs droits à pension de retraite, "en vue d'atteindre pleinement l'objectif d'une réelle égalité entre les hommes et les femmes".
 
Logement approprié et accueil des enfants
 
Les Etats membres sont encouragés à adopter, en partenariat avec les collectivités locales et les institutions d'enseignement supérieur et professionnel, des mesures visant à permettre que les "étudiants-parents" puissent bénéficier de logements adaptés à leurs besoins et avoir accès à des services de garde d'enfants suffisants et adéquats suivant les mêmes critères d'éligibilité que les parents qui travaillent. Dans cette perspective, le rapport suggère d'exploiter pleinement les possibilités offertes par les fonds communautaires et en particulier par le Fonds Social européen (FSE).
 
Les établissements d'enseignement supérieur et professionnel devraient, selon les députés, mettre en place des services de garde d'enfants au sein de leurs infrastructures et les Etats membres devraient appuyer ce type d'initiatives.
 
Conditions d'études flexibles
 
La commission des Droits de la Femme invite également les Etats membres, en association avec les établissements d'enseignement supérieur et professionnel, à proposer une organisation plus flexible des études, par exemple par une augmentation de l'offre d'enseignement à distance et des possibilités d'études à temps partiel et en permettant à un plus grand nombre d'adultes de poursuivre leur formation, dans le cadre de l’apprentissage tout au long de la vie.
 
De plus, les Etats membres sont invités à établir un système de "certification" national permettant d'identifier les établissements d'enseignement supérieur ou professionnel offrant des possibilités de conciliation de la vie étudiante et de la vie familiale en vue de faciliter et d'encourager la poursuite ou la reprise des études pour les personnes ayant des responsabilités familiales.
 
Echange des meilleures pratiques et réforme éventuelle des systèmes d'enseignement
 
Le rapport recommande aux Etats membres, au Conseil et à la Commission, dans le cadre de la méthode ouverte de coordination et des réunions des ministres de l'Education et des Affaires sociales, d'échanger les meilleures pratiques en matière de soutien aux étudiant(e)s ayant des responsabilités familiales, ainsi que de tenir compte des dispositions innovantes à ce sujet, mises en place dans certains pays européens.
 
Les Etats membres sont invités à évaluer, par rapport à leur situation nationale, si une réforme de leurs systèmes éducatifs favorisant la flexibilité et une meilleure gestion du temps d'études aurait pour effet d'accélérer l'entrée des jeunes dans la vie active et la réalisation de leurs désirs de maternité et de paternité.
 
Marie PANAYOTOPOULOS-CASSIOTOU (EPP-EDUK)A6-0209/2007 :