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Communiqué de presse
 

Opération militaire au Tchad et en République centrafricaine

Relations extérieures - 27-09-2007 - 13:35
Séance plénière
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Le Parlement donne son accord à une opération menée dans le cadre de la politique européenne de sécurité et de défense (PESD) qui viendrait appuyer la présence multidimensionnelle des Nations unies dans l'est du Tchad et dans le nord-est de la République centrafricaine en vue d'améliorer la sécurité de cette région affectée par le conflit du Darfour. Les députés insistent toutefois sur le respect d'un certain nombre de conditions.

Dans une résolution adoptée ce jeudi par 453 voix pour, 104 voix contre et 15 abstentions, le Parlement donne son approbation au lancement d'une opération PESD dans l'est du Tchad et le nord de la RCA, d'une durée d'un an, mais subordonne son accord aux conditions suivantes. Selon les députés, la mission de la force européenne (EUFOR) devrait :
 
- créer les conditions nécessaires à un environnement sûr, "propice à l'accomplissement des tâches de la force de police des Nations unies, au retour des déplacés de l'intérieur, à la libre circulation du personnel humanitaire et à la poursuite du dialogue entre les forces politiques de la région";
- être impartiale, avec une composition multiple et les États membres devraient mettre les troupes nécessaires à disposition dans les meilleurs délais ;
- rester neutre par rapport à la situation politique complexe que connaît la région, en refusant d'intervenir dans les combats qui opposent les autorités gouvernementales et les groupes rebelles ;
- ne pas prendre part ou s'immiscer dans les tâches accomplies par les ONG présentes au Tchad et dans la RCA afin de ne pas les mettre en danger ;
- établir une coordination effective avec la MINUAD de manière à sécuriser le territoire qui se trouve sous sa responsabilité de la façon la plus efficace ;
- avoir un rôle dissuasif, et en conséquence être dotée d'un mandat solide, conformément au chapitre VII de la Charte des Nations unies, et disposer de règles d'engagement claires autorisant le recours à la force lorsque cela est nécessaire ;
- disposer de l'effectif voulu et être dotée d'un matériel approprié, afin de décourager tous les agresseurs potentiels ;
- être considérée comme une force "de transition" dotée d'un mandat temporaire, il faut donc définir avant le début de son déploiement une stratégie de sortie claire.
 
La France très impliquée
 
Le Conseil des ministres de l'UE a décidé d'envoyer une force militaire au Tchad et en Centrafrique en vue d'assurer la sécurité de la région  au moment où une force mixte ONU-Union africaine (UA) se déploiera dans la province soudanaise du Darfour. Son mandat devrait être précisé ce vendredi.
 
La force européenne devrait comprendre au maximum 4.000 hommes pendant une période d'un an et avoir son quartier général à Paris. La France, qui dispose d'un important contingent militaire au Tchad, devrait être désignée "autorité de planification" de cette mission.
 
Outre le soutien à la force ONU-UA, la force européenne aura pour mission d'aider les populations déplacées par le conflit meurtrier du Darfour et de faciliter l'action humanitaire. Le Tchad compte 238 000 réfugiés du Soudan, 44 600 réfugiés de la RCA et 170 000 déplacés de l'intérieur se trouvent dans 12 camps le long de la frontière orientale du Tchad avec le Soudan.
 
 
Vous trouverez, dès sa disponibilité, le texte adopté tenant compte des amendements éventuels, à l'adresse ci-dessous.
 
REF.: 20070823IPR09795