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« L’éducation est la base pour l’avenir d’un enfant » : rencontre avec Roberta Angelilli

Droits de l'homme - 20-11-2007 - 18:38
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Roberta Angelilli

Roberta Angelilli : "les enfants doivent être des protagonistes"

Saviez-vous qu’en ce mardi 20 novembre, nous célébrons la Journée mondiale de l’Enfance ? Voilà presque 50 ans qu’a été adoptée la déclaration des droits de l’enfant par l’ONU. L’Europe, elle, a inscrit leurs droits dans sa Charte des Droits Fondamentaux. Mais quelle stratégie devrait-elle adopter pour mieux protéger les enfants ? La députée italienne Roberta Angelilli, auteur d’un rapport sur cette stratégie, nous expose son point de vue. « Parce que les enfants sont les citoyens de demain »...

L’année dernière, la Commission européenne avait proposé une réflexion sur les moyens de renforcer la protection des enfants, dans et en dehors de l’Union Européenne (sa communication « Vers une stratégie européenne sur les droits de l’enfant » - voir le lien ci-dessous).
 
Le Parlement est appelé à se prononcer sur ses propositions et il le fera par l’intermédiaire du rapport rédigé par la député italienne Roberta Angelilli (Union pour l'Europe des Nations). Appelant de ses vœux une stratégie positive et pas « en opposition », la députée a accepté de nous dresser les grandes lignes de son rapport, encore en cours d’écriture.
 
Les conditions de vie des enfants européens sont-elles meilleures aujourd’hui qu’il y a 30 ans ?
 
« La situation générale s’est améliorée, même si la pauvreté et les difficultés persistent. Par exemple, il y a deux jours en Italie, un bébé Rom de trois ans est mort brûlé dans un bidonville : il y vivait dans des conditions inacceptables. 20% des mineurs vivent sous le seuil de pauvreté.
 
Il y a un paradoxe frappant : d’un côté la richesse s’est accrue, et de l’autre des cas d’extrême marginalisation persistent. Par exemple, le risque de pauvreté augmente pour les enfants élevés dans une famille mono-parentale. »
 
Quelle devrait être la stratégie de l’Union Européenne pour mieux défendre les droits des enfants ?
 
« Il y a deux objectifs majeurs : d’abord, dans tout ce qui peut les concerner, les enfants doivent avoir le droit de s’exprimer et d’être protagonistes. Ensuite, comme cela se fait avec les droits de la femme en Europe, toutes les politiques européennes devraient prendre en compte les droits des enfants. »
 
Quel peut-être le rôle du Parlement européen ?
 
« Avec ce rapport sur les droits des enfants, on créé déjà une base pour l’adoption d’une législation. Il faut codifier les droits des enfants d’un point de vue légal. Dans ce contexte, le nouveau Traité européen fait un pas en avant, puisqu’il fournira justement cette base légale. »
 
Vous êtes très active sur la question des Roms, qui sont devenus une importante minorité européenne depuis l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l’UE. Quelles mesures faudrait-il mettre en place pour améliorer leur situation ?
 
« Il faut offrir aux enfants roms le droit à l’éducation, sans lequel leur destin est voué à l’échec ! Sans éducation, il seront ou bien exploités, ou bien deviendront des adultes marginaux, s’ils ne tombent pas dans des réseaux de délinquance. De plus, on doit leur fournir des conditions sanitaires et d’hygiène adéquates. Selon moi, et comme le pense aussi les Nations Unies et l’Unicef, la clé c’est l’éducation : l’éducation est la base de l’avenir d’un enfant. »
 
Le rapport de Roberta Angelilli sera adopté en commission Libertés civiles, le 18 décembre prochain. Il sera ensuite voté en plénière au premier semestre 2008.
 
REF.: 20071115STO13222